Capture de Maduro: Carney mise sur la prudence pour «ne pas contrarier Trump»
Agence QMI
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La prudence dans les propos de Mark Carney en réaction à la capture de Nicolás Maduro s’explique par la volonté du gouvernement canadien de «ne pas contrarier Donald Trump», estime Marc-André Leclerc.
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Selon lui, la neutralité dans le propos du premier ministre se justifie par des considérations économiques.
«Il faut penser à l’impact que va avoir [l’attaque américaine] sur les négociations de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique [ACEUM]», a-t-il souligné, à LCN, dimanche.
L’entente commerciale entre les trois pays vient à échéance en 2026.
Dans sa déclaration, le premier ministre canadien a réitéré son refus de reconnaître le régime «illégitime» du président vénézuélien, tout en accueillant «favorablement l’opportunité qui s’offre au peuple du Venezuela d’accéder à la liberté, à la démocratie, à la paix et à la prospérité».
L’une des premières mesures prises par le nouveau gouvernement canadien en mars 2025 a été d’imposer des sanctions supplémentaires au régime brutalement oppressif et criminel de Nicolás Maduro, condamnant sans équivoque ses graves atteintes à la paix et à la sécurité…
— Mark Carney (@MarkJCarney) January 3, 2026
Contrairement au chef conservateur Pierre Poilievre, M. Carney n’a toutefois pas félicité Donald Trump pour cette opération, lançant plutôt un appel à «respecter le droit international».
Rappelons que Trump a rompu les négociations commerciales avec le Canada en octobre dernier, après avoir été choqué par une publicité anti-tarifs de l’Ontario où était reprise la voix de l’ex-président américain Ronald Reagan.