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«Captain Clutch» livre encore la marchandise

PWHL
Photo portrait de Patric Laprade

Patric Laprade

2026-05-06T13:52:43Z

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« Stacey, sur le bord de la bande, conserve la rondelle, passe à Roque, à Poulin...ET LE BUT ! » 

C’est de cette façon que j’aurais décrit cette séquence de quelques secondes, qui donnait la victoire à Montréal 1 à 0 en troisième période de prolongation, si j’avais eu ce rôle mardi soir.

Voici plutôt comment la principale intéressée nous a décrit son tir sur réception, qui n’a laissé aucune chance à la gardienne adverse, lorsque je lui ai posé la question après le match.

« Laura est entrée dans la zone, elle a comme ralenti un peu, elle a vu Abby Roque. Abby, une très belle passe et j’ai été capable de la mettre dedans, a expliqué Marie-Philip Poulin après le match, qui marquait ainsi son premier but gagnant en séries éliminatoires. Mais ça a été un effort, pas seulement avec les trois, mais aussi avec les défenses, avec Anne, ça a commencé dans notre zone. Ça remonte à la première prolongation, Vraiment, d’aller chercher shift après shift, c’est quelque chose qui a fait que ce shift-là est arrivé. »

Personne n’était vraiment surpris de la tournure des événements.

La capitaine, « Captain Clutch » comme on la surnomme, nous a habitués à ce genre de buts au cours de sa carrière.

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D’autant plus que l’importance de ce match ne faisait qu’augmenter à mesure qu’il avançait pour la Victoire. Une défaite en troisième prolongation aurait été catastrophique. Le Frost n’aurait eu qu’à gagner l’un de ses deux matchs à domicile. Bref, je n’aurais pas donné cher de la peau de Montréal.

La Victoire s’amène plutôt au Minnesota à égalité dans la série, mais doit absolument gagner un match au Grand Casino Arena. L’envers de la médaille est qu’il est maintenant assuré qu’on jouera deux fois en moins de 24 heures.

En effet, l’équipe a quitté Montréal mercredi matin vers le Minnesota et jouera jeudi, alors qu’on assistera au premier de deux matchs en deux soirs de l’histoire des séries de la LPHF. La présence du Wild de la LNH en deuxième ronde des séries complique les disponibilités.

Les 104 minutes jouées mardi soir auront certes un impact sur les deux équipes, sauf pour une joueuse, Britta Curl-Salemme, forcée de regarder son équipe des gradins à cause de sa suspension.

Son absence a fait une différence pour Minnesota. Le match a été beaucoup moins physique que samedi et ça n’a pas aidé la cause du Frost. Curl-Salemme sera donc fraîche et dispose pour jeudi et vendredi.

Une prolongation de gardiennes

Ce n’était pas un match de gardiennes jusqu’en prolongation.

Plusieurs lancers de la Victoire étaient dirigés sur le logo de Maddie Rooney, ne lui donnant aucun mal à arrêter ces rondelles, alors qu’Ann-Renée Desbiens n’avait pas beaucoup été testée.

C’est plutôt le jeu collectif qui prédominait.

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Toutefois, en prolongation, les deux gardiennes se sont réellement signalées. Pour ceux et celles qui ne voulaient pas que Montréal affronte Gwyneth Philips, Rooney a fait face à 52 rondelles mardi soir, dont 25 en prolongation.

De son côté, Desbiens a bien rebondi d’un match de cinq buts. Comme elle le mentionnait elle-même en point de presse après la partie, elle n’a pas l’habitude de connaître deux mauvaises performances de suite.

Un temps de glace mieux répartie

J’avais des doutes, mais Kori Cheverie gère mieux son banc que par les années passées. La 13e attaquante, Jade Downie-Landry, a joué plus de 11 minutes. Le quatrième trio a joué en moyenne 15 minutes, les deuxième et troisième trios ont joué une vingtaine de minutes, leurs centres en jouant 29, alors que le premier trio a joué plus de 30 minutes. Les six défenseuses ont joué entre 25 (DiGirolamo) et 43 minutes (Gosling) chacune.

En comparaison, lors du match de trois prolongations contre Boston en 2024, quatre joueuses avaient joué six minutes et moins, dont deux moins d’une minute, alors que trois joueuses avaient joué plus de 50 minutes.

La profondeur de l’équipe fait réellement une différence ici.

Dans les notes de mon iPhone

Dara Greig, que j’ai largement critiqué cette saison, a été l’une des meilleures pour Montréal en prolongation. Elle a fait dévier un tir de Maggie Flaherty sur le poteau, en plus d’être frustrée par Rooney sur une autre séquence.

Comme mentionné ci-haut, ce match était le quatrième plus long de l’histoire de la LPHF. De ces quatre rencontres, trois ont eu lieu à la Place Bell. En fait, des six matchs en séries présentés à Laval, cinq ont nécessité une prolongation. La moyenne de surtemps est de 38 minutes et 3 secondes.

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Il s’agissait de la deuxième victoire de Montréal en séries, les deux étant survenues en prolongation. L’équipe n’a toujours pas remporté un match à la régulière en séries.

Il s’agissait aussi du septième match consécutif en séries demandant une prolongation pour Minnesota. L’an dernier, le match numéro 4 contre Toronto, ainsi que toute la série finale de cinq matchs contre Ottawa s’étaient terminés après les 60 minutes régulières.

Malgré ses huit lancers, plus que quiconque sauf Matie-Philip Poulin dans ce match, Kelly Pannek n’a pas été la plus fiable en défensive dans sa zone. Revirement, chute et mauvaise protection ont mené à des chances de marquer. D’ailleurs, c’est elle qui devait couvrir Poulin sur le but de la victoire.

Jade Downie-Landry a finalement disputé son premier match en séries éliminatoires. Jouant comme 13e attaquante, elle a joué plus souvent que Skylar Irving dans le même rôle samedi soir, même si on s’en tient aux 60 premières minutes. Kori Cheverie semblait parler de rotation dans ce rôle, il sera intéressant de voir si JDL retournera dans les estrades ou si une autre joueuse outre Downie-Landry et Irving passera son tour.

Une foule de 7 530 fans était présente à la Place Bell. Il s’agit de la deuxième plus faible assistance de la saison pour l’équipe. Et l’argument d’un soir de semaine ne tient pas la route. Au mois d’avril, un mercredi contre Vancouver et un mardi contre Seattle ont tous les deux attiré plus de 9 000 spectateurs. L’équipe est quand même en séries éliminatoires. Le prix des billets dans la conjoncture économique est à blâmer ici.

Si un match ultime était nécessaire, il serait joué lundi prochain à la Place Bell.

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