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Des reproches à l’endroit d’Émilie Castonguay

Agence QMI

2022-11-28T01:59:03Z

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Émilie Castonguay, assistante au directeur général des Canucks de Vancouver, a été pointée du doigt dans une plainte pour atteinte aux droits de la personne rendue publique dimanche.

La plaignante, Rachel Doerrie, a travaillé au sein du département des statistiques avancées de l’équipe britanno-colombienne jusqu’au 1er août 2022 et a ensuite été promue en tant qu’assistante à l’entraîneur vidéo.

Selon le document que la femme de 26 ans a partagé sur Twitter, qui vise l’organisation des Canucks et Castonguay, elle a été licenciée un peu moins de deux mois plus tard, pour une raison bien banale : elle a partagé sur son compte Instagram un article qui relatait les bons mots de l’entraîneur-chef Bruce Boudreau à son endroit.

Et selon Doerrie, c’est une campagne de salissage de Castonguay auprès des autres dirigeants des Canucks, dont le DG Patrick Allvin, qui a mené à son congédiement.

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«Mme Castonguay est visée personnellement dans le cadre de cette plainte en raison du rôle central qu’elle a joué dans le congédiement de Mme Doerrie, lit-on dans le document. Elle s’est servie d’un prétexte mince pour orchestrer et masquer les vraies raisons de son licenciement et est ainsi responsable du traitement discriminatoire qu’a subi Mme Doerrie.»

Toujours selon la plainte, Castonguay n’a pas accueilli favorablement la nouvelle de la promotion de Doerrie. La Québécoise aurait rencontré cette dernière pour lui faire part de son mécontentement au sujet du partage des propos de Boudreau sur Instagram, alors «qu’il est coutume pour le personnel des Canucks de partager des publications sur leurs réseaux sociaux personnels sans faire face à des conséquences».

L’ex-agente de joueur aurait accusé Doerrie d’avoir divulgué sa promotion aux médias, ce que cette dernière nie toujours à l’heure actuelle. Castonguay lui aurait dit «qu’elle n’est pas assez importante pour qu’on se soucie d’elle» et «qu’elle n’a peut-être pas ce qu’il faut mentalement pour faire le travail».

Un facteur à considérer, dans cette histoire, est la condition médicale de Doerrie. Elle avait révélé aux Canucks, avant d’être embauchée, qu’elle souffrait d’une condition au cœur et qu’elle avait reçu un diagnostic de stress post-traumatique.

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À l’aube de son congédiement, pendant le camp d’entraînement des Canucks à Whistler, Doerrie aurait été «ignorée» et «isolée» par Castonguay, visiblement insatisfaite de sa promotion. La plaignante a subi «plusieurs malaises cardiaques et crises d’anxiété» au cours de cette période, du 21 au 25 septembre.

Doerrie a ainsi porté plainte au département des ressources humaines de l’organisation. Quelques heures plus tard, le DG Allvin mettait un terme à son contrat.

«En tant que femme qui a travaillé fort pour faire sa place dans une industrie dominée par les hommes, Mme Doerrie s’attendait à ce que Mme Castonguay lui offre son soutien, et non exploite d’autres obstacles auxquels elle doit faire face, comme ses handicaps. Pour des raisons qui échappent toujours à Mme Doerrie, cela n’a pas été le cas», conclut la plainte.

Castonguay et les Canucks nient

Castonguay a plus tard réagi aux allégations de Doerrie, dans un communiqué publié par l’organisation des Canucks.

«Je tire beaucoup de fierté de mon travail avec les Canucks de Vancouver en étant une bonne meneuse, une personne de caractère et quelqu’un qui respecte mes collègues et priorise leur bien-être. Les allégations de Mme Doerrie sont absolument fausses et elle n’a pas rapporté correctement mes propos.

«Je n’ai jamais traité Mme Doerrie différemment en raison de son genre ou de ses conditions physiques ou mentales», a-t-elle avancé.

Même son de cloche du côté des Canucks.

«Nous sommes fortement en désaccord avec les allégations de Mme Doerrie. Notre organisation lui a fourni toutes les ressources nécessaires, ainsi que le soutien et les opportunités pour qu’elle connaisse du succès dans son rôle. Nous avons agi de bonne foi et nous avons respecté nos obligations contractuelles, que ce soit pendant ou après le séjour de Mme Doerrie au sein de l’organisation.»

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