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Candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton: la passion de Mike Matheson a transcendé les rôles que Martin St-Louis lui a confiés

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-04-08T12:00:00Z

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Mike Matheson aurait pu lever le pied lorsque Martin St-Louis l’a soustrait de l’attaque massive, il y a deux ans, pour lui confier des missions défensives.

Avec huit saisons complètes dans la LNH, il aurait pu prétendre qu’il avait gagné suffisamment de galon au cours de sa carrière pour refuser cette transformation. Il a plutôt choisi d’embrasser son nouveau mandat.

Une acceptation et une dévotion qui font de lui le joueur qui est encore le plus utilisé dans le camp montréalais avec une moyenne d’un peu plus de 24 mins 14s.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

C’est le genre de qualités qui a convaincu les membres du chapitre montréalais de l’Association professionnelle des chroniqueurs de hockey à faire de lui le candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton. Un honneur remis annuellement au joueur qui incarne le mieux les qualités de persévérance, d’esprit sportif et de dévouement au hockey.

« C’est certain qu’il y a des rôles qui sont plus sous les projecteurs que d’autres. Par contre, si ta motivation, c’est de gagner et de jouer aux meilleurs de tes capacités pour tes coéquipiers et ton équipe, le reste n’est pas si important », a déclaré le défenseur, mardi matin, après l’entraînement matinal de l’équipe.

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Frais comme une rose

Se sacrifier pour le bien du groupe, ça devient encore plus facile lorsqu’une motivation datant de notre tendre enfance nous habite.

« Je n’ai jamais vu le Canadien gagner la coupe Stanley, a rappelé Matheson, né en février 1994. Je pourrais le voir non seulement comme partisan, mais aussi de faire partie de ça comme joueur. »

À 32 ans et après 702 matchs dans la LNH, l’athlète originaire de Pointe-Claire apparaît toujours frais comme une rose sur la surface de jeu. Même après des présences en infériorité numérique qui peuvent s’étirer sur près de deux minutes.

Une forme physique qu’il doit aux nombreuses heures de travail qu’il met en gymnase, loin des regards.

« Souvent, quand on arrive à l’hôtel, il est dans le gym à faire sa routine qui va l’aider pour le lendemain. Il y a tellement d’heures [de travail] que personne ne voit qui l’aide à faire son boulot », a louangé Martin St-Louis.

« Miser sur un gars qui est autant dévoué, c’est important. C’est un bel exemple pour nos jeunes », a poursuivi l’entraîneur-chef du Canadien.

Avec la famille derrière

Matheson reconnaît qu’avec les années qui passent, certains lendemains matin de match sont plus difficiles sur le corps. Mais puisque la passion est toujours à son paroxysme, replonger dans sa routine quotidienne n’est pas une corvée.

« L’amour de ce sport, c’est qu’il y a de plus important. C’est ce qui te mène loin. C’est ce qui t’amène à mettre les mêmes efforts que ce soit lors des matchs devant des milliers de personnes ou quand je m’entraîne en solitaire l’été. »

Et quand il y a des moments où le niveau de passion faiblit, ce qui arrive même aux meilleurs, il se tourne vers sa femme Emily, elle-même une ancienne joueuse à Boston College, et ses deux enfants.

« Ma femme et moi, ça fait 14 ans qu’on est ensemble. Elle a tout vécu avec moi. Elle a fait beaucoup de sacrifices pour moi, a raconté Matheson. Elle a arrêté sa carrière pour pouvoir être avec les enfants chaque jour. Tous ces éléments font en sorte que j’ai pu continuer de jouer. »

Et qui le convainc de continuer d’investir des efforts jour après jour.

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