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Canadien: Florian Xhekaj est venu challenger Josh Anderson

Photo portrait de Antoine Roussel

Antoine Roussel

2025-11-25T05:00:00Z

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Florian Xhekaj a eu un impact immédiat sur tous les joueurs du Canadien, samedi, contre les Maple Leafs de Toronto. Il a donné de l’énergie à tout le monde, et il a donné une énergie particulière à Josh Anderson.

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On va quand même prendre notre gaz égal: c’était seulement un match, contre une équipe de bas de classement.

Mais les Maple Leafs, c’est un club qui est devenu assez robuste. Et samedi, chez le Canadien, tout le monde était engagé contre eux. Ça frappait, c’était physique.

J’ai l’impression que le rappel de Xhekaj a challengé le statu quo d’Anderson.

L’an dernier, tout le monde était retombé en amour avec lui. Parce qu’il patinait, qu’il était intense, qu’il jouait physique.

Parfois, Anderson s’éloigne de ce type de jeu. Beaucoup de choses peuvent expliquer ça: par exemple, cette année, le calendrier est condensé et c’est taxant de jouer ce style match après match, surtout quand on a passé l’âge de 30 ans.

On l’oublie, nous, dans notre salon. On prendrait un match tous les soirs. Mais une fois dans la trentaine, ça prend plus de temps pour récupérer entre deux rencontres.

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Ils sont pareils

L’arrivée de Florian Xhekaj semble avoir donné un nouveau souffle à Anderson. Depuis mercredi, on le sentait impliqué, mais samedi, il était à son apogée. Il a gardé les Maple Leafs sur leurs talons.

Quand il est au sommet de sa forme, Anderson emmène toute l’équipe avec lui. Parce qu’il est dans la face de tous leurs adversaires.

Si je dis que Xhekaj l’a challengé, c’est parce que ce sont deux joueurs qui sont pareils. Ils sont de la même grandeur, ils patinent bien. Il ne l’a pas fait encore dans la LNH, mais par le passé, le petit frère Xhekaj a montré qu’il était capable de produire offensivement, lui aussi.

Je sais ce que c’est, de se retrouver au sein de la même équipe qu’un gars qui est pareil comme toi. Ça m’est arrivé pendant ma carrière, autant dans la Ligue américaine que dans la Ligue nationale.

Le hockey, c’est un sport d’équipe, mais ça peut aussi être un sport individuel. Tout le monde est là pour gagner en équipe, mais il arrive que tu aies l’opportunité de prendre la place de quelqu’un d’autre, surtout quand il y a des blessés.

Tu parles d’une menace!

Et il arrive que quelqu’un puisse prendre ta place. Chaque fois, c’était le genre de situation qui me poussait.

L’exemple le plus frappant, c’est quand les Canucks de Vancouver ont fait signer un contrat à Micheal Ferland.

Ça m’était déjà arrivé par le passé, d’être en compétition avec des joueurs qui me ressemblaient.

Mais là, je me remettais de la blessure au genou dont je vous ai déjà parlé, et qui m’avait fait rater la fin de la saison 2018-2019.

En plus, Ferland, il était pareil comme moi. Quand je négociais mes contrats, je pouvais me comparer à lui. Même qu’il était un peu plus offensif que moi. Tu parles d’une menace!

Quand il a commencé la saison, moi, j’étais encore blessé. C’est sûr qu’à l’entraînement, ça m’a servi de wake up call.

Et tant mieux si le rappel de Florian Xhekaj continue de challenger Josh Anderson. Le Canadien a besoin du Anderson physique. Ce Anderson-là, il fait en sorte que je peux vivre avec tous ses petits défauts.

Propos recueillis par Jessica Lapinski

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