Canadien c. Sabres: 8 aspects décortiqués, qui a l’avantage?

Mylène Richard
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Si on pense que la fièvre des séries a envahi Montréal, imaginez à Buffalo, alors que les Sabres y participent pour la première fois depuis 2011. Derniers de l’Association de l’Est au début décembre, les Sabres n’allaient nulle part. Puis ils ont enchaîné les victoires, terminant au premier rang de la section Atlantique avec 109 points, trois de plus que le Canadien. Ils sont en mission. Alors que les deux clubs se sont partagé les honneurs des quatre matchs qu’ils ont disputés (chacun a gagné un match sur la route et une partie à la maison), cette série de deuxième tour pourrait être longue.
Gardiens
Aucun doute sur Dobes
Jakub Dobes a démontré qu’il était l’homme de la situation face au Lightning. Il a affiché un calme et un sang-froid impressionnant devant Andrei Valsilevskiy, finaliste au trophée Vézina. De plus, la recrue de 24 ans a gagné ses deux duels contre les Sabres cette saison.

Le revenant Lyon
Alex Lyon est venu en relève à Ukko-Pekka Luukkonen pendant le deuxième match face à Boston. Le vétéran de 33 ans, qui s’est établi dans la LNH il y a trois ans seulement, n’a plus jamais quitté la cage des Sabres, éliminant les Bruins en six parties.
✔ Avantage Canadien
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Défenseurs
Le retour de Dobson
Même si sa main droite n’est pas à 100 %, le retour de Noah Dobson a permis à tout le monde de retrouver sa « chaise ». Et Lane Hutson est au sommet de sa forme. Dimanche, Arber Xhekaj a laissé sa place, mais rien n’est acquis pour Jayden Struble.

Beaucoup de muscle
Menée par leur capitaine Rasmus Dahlin, la brigade défensive des Sabres est lourde avec sept arrières pesant plus de 200 livres. Owen Power, Logan Stanley et le réserviste Michael Kesselring mesurent au moins de 6 pieds et 5 pouces. Les attaquants montréalais seront attendus de pied ferme.
✔ Sabres
Attaquants
Le réveil de Caufield
Il y a eu du punch chez le CH avec les 101 points de Nick Suzuki et les 51 buts de Cole Caufield. Montréal a cependant besoin du réveil de Caufield et d’une meilleure production de Juraj Slafkovsky et d’Ivan Demidov, et de plus que neuf tirs...
Plus opportunistes
Les gros canons des Sabres, Tage Thompson (81 points), Axel Tuch (66 points) et Ryan McLeod (54), sont loin de ceux du Tricolore. Toutefois, dans une série plus ouverte face aux Bruins, Thompson et Tuch ont amassé sept points, tandis que Peyton Krebs en a eu six.
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Entraîneurs
Un leader né
Nick Suzuki a vanté Martin St-Louis en le qualifiant d’un des meilleurs entraîneurs au monde, qui trouve les bons mots. Caufield a aussi dit qu’il n’aurait jamais marqué autant sans lui. Toujours en apprentissage, le Québécois fera encore face à un fin renard après avoir eu le dessus sur Jon Cooper.

L’expérience de Ruff
À son troisième séjour à Buffalo (une fois comme défenseur et deux comme coach), Lindy Ruff a guidé sa troupe vers une première danse printanière en 14 ans, lui qui était derrière le banc des Sabres en 2011. Mais voilà 19 ans qu’il n’a pas atteint le troisième tour.
✔ Avantage Canadien
Unités spéciales
L’attaque massive
Même si l’avantage numérique du Canadien n’a pas touché la cible depuis le quatrième match face au Lightning, elle pointe au quatrième rang de la LNH avec un taux de réussite de 19,2 % en séries. Si Caufield et Slafkovsky peuvent cadrer leurs tirs, ce pourcentage augmentera considérablement.

Infériorité numérique
Les Sabres, à défaut d’être les bons derniers parmi les 16 clubs qualifiés pour les éliminatoires avec un seul filet en 24 jeux de puissance, se sont rachetés avec une efficacité de 87,5 % en infériorité numérique contre Boston. Montréal est à 82,8 %.
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Aspect robustesse
Anderson répond présent
Josh Anderson est un train en séries. Il domine le CH avec 33 mises en échec. Kaiden Guhle et Xhekaj ont en 31 chacun, mais la présence du second face à Buffalo est incertaine. Montréal est deuxième dans la LNH avec 299 coups d’épaule, 101 de plus que les Sabres.

De gros bonhommes
Les Sabres n’ont pas besoin de frapper quand ils contrôlent le jeu. Avec de gros bonhommes (moyenne de 6 pieds, 2 pouces et 203 livres), l’accès à l’enclave est restreint, sans compter qu’ils jouent avec intensité pour récupérer la rondelle.
✔ Égalité
Momentum
L’adrénaline dans le tapis
Difficile de ne pas être sur un nuage après avoir gagné un septième match. La majorité des joueurs du Canadien n’avaient jamais participé à une rencontre ultime dans la LNH. Mike Matheson, à 32 ans, prendra part au deuxième tour pour la première fois de sa carrière.

Du repos
La motivation sera aussi à son comble chez les Sabres, dont les deux vedettes, Thompson et Dahlin, vivent leur baptême du feu en séries. Ils ont aussi profité de quatre jours complets de repos, contre deux pour Montréal. Toutefois, la recrue Noah Ostlund et le vétéran Sam Carrick sont blessés.
✔ Égalité
Impondérables
La profondeur
Quand Alexandre Texier, Zachary Bolduc et Kirby Dach produisent, quand Alex Newhook joue les héros dans un septième match, quand Brendan Gallagher inspire ses coéquipiers, quand Phillip Danault et Jake Evans passent plusieurs minutes sur la glace en fin de partie, c’est bon signe.

L’avantage de la glace
Si l’avantage de la glace est généralement gage de succès, Montréal a gagné trois parties à Tampa, dont la plus importante, et les Sabres n’ont célébré qu’une fois à la maison contre les Bruins. Il sera aussi intéressant de voir le nombre de chandails rouges dans les gradins à Buffalo.
✔ Avantage Canadien