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Camp des recrues RBC: à la recherche des futurs olympiens

Photo Didier Debusschère
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-04-14T21:55:46Z

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Plus de 150 jeunes de 15 à 20 ans ont pris part, dimanche au PEPS de l’Université Laval, à un camp de détection de talent dans le cadre du programme des recrues RBC lancé il y a neuf ans et qui a permis jusqu’à présent à 13 diplômés de prendre part aux Jeux olympiques de Tokyo et de Pékin.

Parmi les plus célèbres, on retrouve les médaillées olympiques Marion Thénault et Miha Fontaine en ski acrobatique; Kelsey Mitchell et Lauriane Genest en cyclisme sur piste; ainsi que Avalon Wasteneys en aviron.

Parmi les 11 partenaires du programme qui recevront les résultats de tous les tests physiques, on comptait huit Fédérations nationales présentes pour épier les jeunes talents lors de tests de force, de rapidité et d’endurance. Les meilleurs seront invités à la finale nationale à l’automne et certains d’entre eux obtiendront un appui financier pour faciliter leur transition vers un autre sport.

Du nombre, Karol Sauvé est un habitué de ce type de camp et il est très intéressé à dénicher les perles rares qui pourraient s’illustrer en aviron. «Ces camps régionaux sont une pépinière de talent pour notre sport, a souligné le directeur technique d’Aviron Québec et recruteur de talent pour la Fédération nationale. On parle aux jeunes de l’opportunité de participer aux Jeux olympiques, mais en retour nous avons besoin d’un engagement. C’est important que nous soyons présents parce que notre sport n’est pas dans les écoles et on veut le faire découvrir.»

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Photo Didier Debusschère
Photo Didier Debusschère

Que les jeunes n’aient jamais pratiqué l’aviron ou ne connaissent tout simplement pas ce sport, cela ne représente pas un problème aux yeux de Sauvé. «Les jeunes doivent pratiquer plusieurs sports pour devenir le meilleur athlète possible. Nous sommes un sport aérobique avec un mouvement répétitif donc il n’est pas nécessaire de débuter en bas âge. On recherche des athlètes entre 15 et 19 ans et la grandeur est la première mesure qu’on regarde. La force et l’endurance sont deux autres facettes importantes.»

À Tokyo, l’équipe canadienne était formée de Wasteneys et la Québécoise Gabrielle Smith dans l’équipe à 8 médaillée d’or et de Trevor Jones. Anciennes du ski alpin, les Québécoises Andréanne Morin et Kasia Gruchalla-Wesierski comptent aussi une médaille olympique à leur palmarès après avoir adopté l’aviron.

Ancienne gymnaste, issue des camps régionaux et membre de l’équipe canadienne, Marilou Duvernay-Tardif tente actuellement de se qualifier pour les Jeux de Paris.

Une pépinière aussi pour le ski acrobatique

Le ski acrobatique, le bobsleigh et le skeleton ainsi que le cyclisme sur piste sont d’autres sports qui pigent régulièrement dans le bassin du programme de détection de talent de RBC.

Ancienne gymnaste, Naomie Boudreau-Guertin a par la suite adopté le saut. Elle dirige maintenant la relève au Relais après avoir participé aux Jeux de Pékin. «On recherche des athlètes qui ont de l’expérience en plongeon, en gymnastique et en cheerleading. C’est plus facile de faire la transition quand tu as un bagage acrobatique. C’est moins risqué. Nous sommes un sport à développement tardif.»

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Ancien joueur de football avec les Nomades de Montmorency, Marc-Antoine Vigneault est membre de l’équipe canadienne de skeleton depuis deux ans. «On tente de recruter et de faire connaître notre sport qui est peu connu et peu accessible. On recherche de la force et de la vitesse. Ce n’est pas un sport facile à apprendre. Ça brasse et tu te fais plusieurs ecchymoses à tes premières saisons.»

Un bénévole attire l'attention du haut de ses 6 pi 5 po

Il n’y a pas que les participants au camp de détection de talent qui ont retenu l’attention, mais aussi un bénévole de 6 pi 5 po.

À la recherche de grandes personnes, le directeur technique d’Aviron Québec Karl Sauvé a rapidement identifié Samuel Belzile. «Il possède la grandeur que l’on recherche, a indiqué celui qui a pris part aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 comme entraîneur. À 20 ans, il est pas mal sur la limite, mais je lui ai laissé mes coordonnées.»

Le principal intéressé était amusé de la tournure des événements. «J’ai fait plusieurs sports d’équipes, dont le ballon sur glace que je pratique actuellement à un bon niveau, a souligné l’étudiant en kinésiologie natif du Bas-Saint-Laurent. C’est le fun de se voir offrir des opportunités et je vais regarder ça. C’est différent comme sport de ce que je fais actuellement. Je ne m’attendais pas à ça du tout. Le représentant de Volleyball Canada m’a aussi parlé.» Belzile prévoyait faire les tests physiques après la conclusion du camp.

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Opportunité de consolider sa place

Invité au camp national l’an dernier à Toronto après avoir franchi la première étape avec succès, Raphaël Côté a tenté sa chance de nouveau cette année. «Il s’agit d’une belle opportunité et j’utilise cette expérience pour consolider ma place dans un sport que je pratique depuis peu, a-t-il expliqué. J’ai fait du patinage de vitesse courte piste, du vélo et de la course dans le passé, mais j’ai opté pour le patinage longue piste il y a deux ans. Je crois que j’ai trouvé mon sport.»

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Deux olympiens comme porte-parole

Afin d’insuffler le rêve olympique aux plus jeunes, les patineurs de vitesse Antoine Gélinas-Beaulieu et Steven Dubois étaient présents. «On veut montrer aux plus jeunes que c’est possible, a mentionné Gélinas-Beaulieu qui a remporté trois médailles au mondial longue piste à Calgary en février dernier. J’aurais aimé profiter d’un tel programme quand je suis revenu à la compétition en 2015. J’ai eu besoin de cinq ans avant d’être subventionné.»

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Cette aide financière que RBC accorde favorise le transfert d’un sport à l’autre. «Quand tu es sur l’équipe du Québec à l’âge de 16 ans et que tu changes de sport, tu recommences à zéro et c’est décourageant si tu te retrouves sans appui financier, a expliqué l’olympien et maintenant entraîneur de ski acrobatique Nicolas Fontaine. Ça facilite la transition. L’an prochain, l’équipe du Québec de ski acrobatique comptera quatre ou cinq anciens gymnastes.»

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