Importante prise de masse pour Owen Beck


Jonathan Bernier
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Il y a différentes façons de conclure sa carrière dans les rangs juniors. Owen Beck a sans aucun doute choisi la meilleure.
Il a aidé le Spirit de Saginaw à remporter la coupe Memorial de si brillante façon qu’il s’est vu décerner le titre de joueur le plus utile du tournoi.
«C’est un honneur individuel duquel je suis très fier. Ça m’apporte une bonne dose de confiance. Mais au bout du compte, je l’ai obtenu tout simplement parce que je suis demeuré fidèle à mon style de jeu», a-t-il lancé au terme de la première séance d’entraînement du camp des recrues.

Travailleur acharné, joueur fiable défensivement et efficace dans le cercle des mises en jeu, l’Ontarien est également en mesure de contribuer grandement en attaque. Et le fait qu’il ait été capable de le faire dans une compétition aussi relevée a assurément été remarqué par l’état-major du Canadien.
«Jouer dans des matchs d’une aussi grande importance permet d’acquérir beaucoup d’expérience. Au niveau junior, le tournoi de la Coupe Memorial et le championnat mondial sont pas mal les deux événements où le calibre est le plus relevé, a déclaré Beck, qui a également représenté le Canada. Faire la preuve que je peux m’illustrer dans des moments comme ceux-là va assurément m’aider dans ma transition vers les rangs professionnels.»
Congestion au centre
Le joueur de centre de 20 ans ne s’est pas assis sur ses lauriers au cours de la saison morte. Il soutient avoir ajouté une quinzaine de livres de muscle à sa charpente de 6 pieds.
«Je veux être capable d’affronter des joueurs qui seront plus gros et plus forts. Je veux être efficace dans les coins de patinoire tout en maintenant la même vitesse», a-t-il laissé tomber.
Ça risque d’être avec le Rocket. Du moins pour amorcer la saison. Le retour en santé de Kirby Dach et de Christian Dvorak ne laisse aucune ouverture au centre. Qui sait pour la suite? Une botte orthopédique est si vite arrivée. On l’a vu au cours des deux dernières saisons.
Mesar se rapproche de Slaf
Si Beck a quitté le junior avec les grands honneurs, ce fut un peu plus difficile pour Filip Mesar. L’autre choix de premier tour du Canadien en 2022 n’a participé qu’à 45 matchs avec les Rangers de Kitchener. Au cours desquels il a récolté 52 points.

Ce qui peut paraître peu pour un joueur à caractère offensif. On peut se demander si le Slovaque n’avait pas encore besoin d’apprivoiser son environnement.
«La première année a été difficile [au point de vue de l’adaptation]. Tout était nouveau. Mais l’an dernier, j’avais la même famille de pension et je me suis fait une blonde, donc ça a été beaucoup mieux.»
Mesar en sera à son troisième camp avec le Canadien. Ils sont plusieurs à souhaiter le voir atteindre le prochain niveau.
«Les deux ou trois prochaines années seront les plus importantes de ma carrière. Je veux démontrer que j’ai ma place ici. Je peux le faire. Je veux être le meilleur joueur possible sur la glace. Je sais ce que je peux apporter sur une patinoire.»
La bonne nouvelle, c’est qu’il sera beaucoup plus près de son grand ami Juraj Slafkovsky. Ce n’est certainement pas à négliger.