Camp des Alouettes: un joueur très attendu qui ne déçoit pas


Richard Boutin
Partager
Attendu depuis belle lurette, Jonathan Sutherland fait finalement ses premiers pas au camp des Alouettes de Montréal, au grand plaisir de tous.
Choix de première ronde (cinquième au total) des Alouettes en 2023, le demi défensif originaire d’Ottawa a signé comme agent libre avec les Seahawks de Seattle. Après avoir été libéré, Sutherland est passé des Giants de New York aux Raiders de Las Vegas avant de finalement aboutir à Montréal.
Avec un contrat de trois ans en poche, le demi défensif de 5 pi 11 et 202 libres qui a connu une brillante carrière à Penn State garde-t-il encore un œil sur la NFL ? « Je suis totalement engagé envers les Alouettes et je limite les distractions, a-t-il mentionné. Je ne regarde pas plus loin que demain. Je suis très heureux et très reconnaissant d’être ici. Je veux faire ma part pour gagner une autre Coupe Grey pour Montréal. »
Depuis sa signature en janvier, Sutherland a eu droit à un concert d’éloges, notamment du directeur gérant Danny Maciocia. « Ça signifie beaucoup pour moi, a-t-il exprimé. Je travaille très fort et je prends une grande fierté de démontrer un esprit de compétitivité. Quand j’entends des propos positifs à mon endroit, je suis très reconnaissant. »
Reconnu pour sa polyvalence, Sutherland s’entraîne uniquement comme demi défensif depuis le début du camp d’entraînement. « On se concentre sur une seule position pour le moment, mais l’objectif demeure le même. Je veux voir le ballon et mettre la main dessus, peu importe la position où j’évolue. »
Qu’est-ce que le natif d’Ottawa peut apporter aux finalistes de la Coupe Grey au-delà de sa polyvalence ? « J’amène un grand esprit de compétition, a-t-il expliqué. Je pousse mes coéquipiers afin que tout le monde devienne meilleur. »
Élogieux au sujet de Sutherland au moment de sa signature, Maciocia n’a pas changé de discours après cinq journées de camp. « Je l’adore, a-t-il débité. Il est très actif dans la boîte et son expérience de trois camps d’entraînement dans la NFL l’aide, tout comme son parcours à Pen State, où il a joué du gros football. On verra à quelle position il va se retrouver à la fin du camp, mais sa polyvalence nous procure beaucoup de flexibilité. »
La pluie fait le bonheur de Jason Maas
La pluie était au rendez-vous pour les deux entraînements. Ce n’est pas Jason Maas qui va s’en plaindre. « C’est plus facile d’évaluer les joueurs dans des conditions difficiles, a expliqué l’entraîneur-chef. On voit la volonté des joueurs. La température fait partie de la réalité de la LCF et c’est une bonne chose qu’il y ait de la pluie à l’occasion. On veut des joueurs qui sont forts mentalement. »