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Camp d'orientation d'Équipe Canada: les gardiennes québécoises continuent d'avoir la cote

Photo d'Archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-08-28T15:35:56Z

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CALGARY | Si la filière des gardiens de but québécois semble se tarir du côté masculin, ce n’est pas le cas chez les dames. Après Manon Rhéaume, Kim St-Pierre, Charline Labonté et Ann-Renée Desbiens, c’est au tour d’Ève Gascon de frapper à la porte d’Équipe Canada.

La Terrebonienne fait partie des quatre gardiennes invitées au camp d’orientation de la formation nationale tenu cette semaine à Calgary.

À 22 ans (23 la semaine prochaine), derrière des gardiennes établies que sont Desbiens et Emerance Maschmeyer, on peut se demander si elle n’est pas en lutte avec Kayle Osborne, âgée de 23 ans, pour le poste de troisième gardienne. Une réalité dont elle est consciente.

Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

«Mon objectif, c’est toujours d’être la première. Sauf que, cette fois, ce sera peut-être plus difficile, a-t-elle reconnu, sourire en coin. Mon but, c’est de faire l’équipe, mais je vais tout donner pour pouvoir jouer des matchs.»

Gascon, qui amorcera dans quelques semaines sa troisième saison dans les rangs universitaires à Minnesota-Duluth, avait justement dû se contenter du rôle de spectatrice lors des derniers championnats mondiaux, disputés en Tchéquie le printemps dernier.

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Une expérience qu’elle avait tout de même grandement appréciée.

«Ça fait bizarre d’être dans la même équipe que ces filles-là. Des filles que j’ai vues et que j’ai regardées en grandissant, a-t-elle mentionné. J’ai eu la chance de voir Ann-Renée travailler. J’ai pris des notes sur la façon dont elle se prépare. C’est une fille disciplinée, prête à tout. Elle sait ce qu’elle veut.»

Aucune rivalité

Ces trois jours à Calgary lui auront permis de côtoyer encore un peu plus celle qui fut son modèle puisque les dirigeants de l’équipe avaient jumelé les deux filles dans la même chambre.

«Je l’ai prise sous mon aile. Je me suis assurée qu’on ait du plaisir», a mentionné Desbiens, précisant qu’elle ne voit pas, dans sa jeune coéquipière, une rivale.

«Je suis rendue à une place dans ma carrière où si je peux aider et accompagner les jeunes gardiennes, ça me fera plaisir. C’est toujours bon d’avoir de la relève», a-t-elle déclaré.

Comme si côtoyer les Desbiens, Marie-Philip Poulin, Sarah Nurse et Sarah Fillier n’était pas suffisant, Gascon a pu passer ces trois jours en compagnie des 42 joueurs de la LNH invités au même camp d’orientation.

Un choc pour l’ancienne porte-couleurs des Phénix du Collège Esther-Blondin.

«Quand je suis sortie de l’avion, Sidney Crosby se trouvait devant moi. Ça m’a un peu surprise. Je ne m’attendais pas à le voir là», a-t-elle raconté, visiblement encore émerveillée.

Une préparation bonifiée par la LPHF

Une fois les joueurs de la LNH repartis, les filles demeureront à Calgary deux autres semaines pour participer à la première de trois phases d’entraînement. C’est à ce moment que s’amorcera réellement la préparation en vue de la défense du titre olympique acquis en 2022, à Pékin.

Encore une fois, les Américaines, lauréates des derniers mondiaux grâce à une victoire en prolongation sur les Canadiennes, seront les principales rivales.

D’ici l’ouverture des jeux, en février, les deux nations croiseront le fer à quatre occasions dans le cadre de la désormais traditionnelle Série de la Rivalité.

Ce qu’il y a de nouveau, cette fois, c’est que les joueuses pourront garder une forme optimale en jouant des matchs dans la LPHF.

«C’est formidable de savoir que nous allons jouer les unes contre les autres, que nous allons nous pousser mutuellement à nous améliorer», a déclaré Poulin, capitaine de la Victoire de Montréal et de la formation canadienne.

«Lorsqu’on s’affronte dans la ligue, on veut gagner la moindre mise en jeu. Il faut se battre à fond, a-t-elle poursuivi. De cette façon, on va se motiver mutuellement, ce qui fait que, en février, nous serons prêtes.»

Les Canadiennes seront alors en quête d’un sixième titre olympique. Jusqu’ici, il n’y a qu’à Nagagno, en 1998, et à Pyeongchang, en 2018, qu’elles ne sont pas montées sur la plus haute marche du podium.

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