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Camp d’évaluation de la LCF: un demi de coin des Carabins veut confondre les sceptiques

Photo JAMES HAJJAR
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-03-26T21:29:10Z

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EDMONTON | Les demis de coin canadiens sont une denrée rare dans la LCF et Louis-Philippe Gauthier veut confondre les sceptiques.

Sur la ligne tertiaire, les Canadiens se retrouvent principalement comme maraudeurs, peu importe la position où ils évoluaient dans les rangs universitaires. L’an dernier, Ben Labrosse a évolué comme demi de coin et demi défensif avec les Stampeders de Calgary avant de se blesser, tout comme son coéquipier Adrian Greene. Au milieu des années 2000 à Calgary et aussi à Montréal, Pascal Masson avait réussi ce tour de force. Il était aussi un contributeur important aux unités spéciales.

Demi de coin étoile avec les Carabins de l’Université de Montréal, Gauthier n’a rien à cirer des statistiques et ne se voit à aucune autre position. « Il s’agit d’une motivation supplémentaire, a-t-il raconté. Je suis conscient qu’il s’agit d’un défi de plus pour un Canadien. Même mon entraîneur [Marco Iadeluca] disait que je pourrais faire ma place chez les pros comme maraudeur parce que j’ai un flair pour le ballon. Je comprends ses propos, mais ça m’a fait quelque chose parce que j’ai toujours joué comme demi de coin. C’est ma position naturelle, mais je ne ferme pas la porte à un changement de position. »

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Gauthier est pleinement conscient des écarts importants qu’il découvrira. « La vitesse est la principale différence. Il y a aussi plus de receveurs qui peuvent te défier. Je pense que je vais augmenter ma valeur après le test du 40 verges où les équipes vont voir ma vitesse. Je suis fort mentalement et je suis capable de rebondir de mes erreurs et de jouer dans la tête du receveur. J’ai aussi un bon gabarit [6 pi 1 po]. »

Gauthier devra aussi démontrer qu’il peut apporter sa contribution aux unités spéciales. « J’ai joué un peu avec les Carabins à ma première saison, mais j’ai peu de films, a-t-il indiqué. Les unités spéciales sont la porte d’entrée pour un Canadien et je devrais montrer ma valeur lors des pratiques, samedi et dimanche. Si tu n’es pas capable de jouer sur les unités spéciales, ça devient difficile de faire ta place. »

La marche est très haute

Danny Maciocia estime que la marche est très haute entre le réseau universitaire et la LCF pour un demi de coin canadien. « Le niveau est complètement différent, a expliqué le directeur-gérant des Alouettes de Montréal. Dans la LCF, tu affrontes des Américains qui ont joué dans les meilleures conférences de la NCAA et certains ont obtenu des opportunités dans la NFL. C’est un joueur instinctif et il voit les choses plus vite, ce qui aide dans la prise de décisions. C’est un plus en sa faveur. »

Maciocia estime que le camp d’évaluation est très important pour Gauthier. « Louis-Philippe devra démontrer qu’il a le talent et l’état d’esprit pour le faire. Les prochains jours seront importants. Ça se fait comme on l’a vu avec Ben Labrosse qui jouait comme demi défensif du côté large, position plus difficile que celle de demi de coin. Il n’a pas eu l’air fou. »

« Parce qu’il ne sera pas partant dès le début, il doit contribuer dans un autre rôle, d’ajouter Maciocia. Ton jeu sur les unités spéciales permet de combler les années nécessaires à ton développement. »

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