Camp d’entraînement des Twins: Édouard Julien ne tient rien pour acquis après une première saison couronnée de succès

Richard Boutin
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Fort d’une solide première saison dans les ligues majeures, Édouard Julien aborde la nouvelle campagne avec confiance, mais ne tient rien pour acquis et veut prouver qu’il mérite sa place dans l’alignement des Twins du Minnesota.
En pleine forme après une première année qui a été difficile pour son corps, Julien est prêt à s’envoler pour le camp des Twins à Fort Myers. «Je me sens bien, je suis fébrile et j’ai hâte de partir pour le camp. Je me suis entraîné fort pendant la saison morte pour soigner mes blessures aux jambes et à l’ischiojambier, gagner de la masse musculaire et améliorer mon jeu en défensive.»
Une préparation à Québec
Pour le joueur de deuxième but qui partira pour la Floride, samedi, il était important de faire sa préparation à Québec même si les Twins souhaitaient qu’il déménage en Floride pour s’entraîner dans le complexe de l’équipe à Fort Myers.
«Au fil des années, j’ai développé une recette gagnante que je ne voulais pas changer, a expliqué l’auteur de 16 circuits et 37 points produits en 109 parties l’an dernier. Quand j’ai envoyé des photos du dôme, de la salle d’entraînement, et mentionné tous les spécialistes qui m’entouraient dans ma préparation, les Twins n’ont pas été difficiles à convaincre. Je voulais poursuivre avec les entraîneurs qui m’ont dirigé toute ma vie. Ces quatre mois avec ma famille et mes amis me font du bien.»
«J’ai tout fait pour être à 100 pour cent à mon arrivée au camp, de poursuivre Julien. J’ai embauché des spécialistes et j’ai pris les bouchées doubles. Je suis prêt à montrer aux entraîneurs que j’ai ma place. Mon objectif est de jouer tous les jours et de me démarquer. Parce que j’ai déjà vécu un camp des majeures, c’est rassurant parce que je sais à quoi m’attendre. Je suis plus confiant.»
La même mentalité
Même s’il a vu beaucoup d’action en 2023, qu’il a connu de beaux succès et que les Twins ont échangé le deuxième-but Jorge Polanco aux Mariners de Seattle le 29 janvier, le produit des Canonniers de Québec ne tient rien pour acquis.
«Je n’ai rien changé à ma préparation et à mon éthique de travail, a-t-il indiqué. Je n’aurai jamais la mentalité d’arriver relax. J’ai atteint mon rêve de petit gars en jouant dans les ligues majeures et je ne veux pas que ça s’arrête. Quant à la transaction, c’est une marque de confiance parce que j’étais rappelé quand Polanco était blessé, mais ce n’est pas quelque chose que je contrôle et je l’ai appris en même temps que tout le monde.»
Si son coup de bâton lui a ouvert les portes des ligues majeures, Julien voulait améliorer deux aspects de son jeu. «J’ai amélioré ma biomécanique, ce qui me permet de mieux courir. En raison de ma position, mes déplacements sont meilleurs.»
«Progression incroyable»
Au sein de l’équipe multidisciplinaire qui entoure Julien, deux intervenants notent une amélioration importante chez le joueur d’avant-champ. Josue Peley est impressionné par ce qu’il voit.
«Il a tellement évolué, a déclaré l’ancien joueur professionnel et entraîneur au sein du programme des Canonniers de Québec. Quand tu es rendu bon dans quelque chose, c’est tellement difficile de t’améliorer. Ce sont les détails qui te permettent de passer d’un bon joueur à un joueur exceptionnel. Dans le cas d’Édouard, ce n’est qu’un début.»
«Il a connu une progression incroyable, surtout en défensive, et il est devenu un meilleur athlète, de poursuivre Peley, qui entraîne Julien depuis l’âge de 14 ans. Il était très conscient qu’il avait des lacunes à corriger. Il se fait une fierté de vouloir jouer toutes les parties et toutes les neuf manches. Contrairement à l’an dernier, où il devait gagner sa place, il doit la garder cette année. Il est passé d’un joueur invité au gros camp à un gars au sein de l’alignement régulier.»
De son côté, le préparateur physique Guillaume Leduc voit lui aussi une bonne différence par rapport à l’an dernier. «Sa première saison dans les majeures a permis à Édouard de voir ce que les autres font et il a poussé dans la même direction, a-t-il raconté. L’emphase a été mise sur le bas de son corps et ses déplacements. Il a peut-être pris sept ou huit livres, mais c’est son ratio masse musculaire versus la masse adipeuse qui est le principal changement. Il est plus fort et plus explosif. En défensive, il est plus bas sur ses jambes, ce qui lui permet d’avoir de meilleurs déplacements en défensive.»