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Ça y est, l’intelligence artificielle se mêle du hockey des séries

Le hockey des séries vu par notre journaliste

Sergei Bobrovsky a réalisé un arrêt absolument phénoménal sur Matt Dumba mardi soir.
Sergei Bobrovsky a réalisé un arrêt absolument phénoménal sur Matt Dumba mardi soir. Getty Images via AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-04-24T18:15:51Z

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C’est facile de trop analyser tout ce que l’on voit dans un match de hockey et ça l’est encore plus pendant les séries. Je me suis donc dit que j’allais regarder certains matchs avec un autre regard et en isoler des éléments.

Vous vous demandiez à quel moment l’intelligence artificielle allait faire son entrée dans le monde du sport?

On a une date : le mardi 23 avril. Pourquoi? Parce que c’est ce soir-là qu’on a appris que Sergei Bobrovsky, des Panthers de la Floride, n’était pas humain et était plutôt le fruit de l’intelligence artificielle.

Vous en voulez une preuve? D’accord. Regardez cet arrêt, ça devrait suffire à vous convaincre.

Le gars est en mouvement, déséquilibré, mais il prend tout de même son information avant de se retourner et de lancer son bras, dans un geste désespéré, mais finement calculé, pour éviter la collision entre la rondelle et le fond du filet. Ça ne peut qu’être de l’IA qui s’est inspiré de Dominik Hasek et d’un scénario pour un film intitulé Shaolin Hockey qui n’a finalement jamais été produit. Surtout que pour être bien honnête, Matt Dumba aura pu faire comme mon fils qui n’arrivait pas à lever la rondelle quand il était atome, c’est-à-dire tirer au ras du sol.

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On rigole, mais Bobrovsky est fumant depuis le début des séries et présente une moyenne de 1,95 de même qu’un taux d’efficacité de ,905. Il fait le travail et il garde son équipe dans le coup. Et à 35 ans, il n’est plus un jeunot, autre preuve qu’il n’est pas humain.

Belle bataille

Les Panthers ont besoin d’un Bobrovsky en grande forme parce que le Lightning de Tampa Bay a peut-être pris un coup de vieux, mais il est encore capable d’en découdre.

Cette série floridienne s’annonçait comme l’une des meilleures de la première ronde et elle tient ses promesses.

Le jeu est serré, rapide et robuste. Il vaut mieux attendre une pause publicitaire pour aller se chercher une bière ou une collation parce que l’action ne manque pas.

Les Panthers, qui ont été finalistes de la Coupe Stanley l’an passé, sont une bien belle machine de hockey. Il faut les voir s’installer dans le territoire adverse et se mettre à tourbillonner sans arrêt et faire pleuvoir les tirs sur Andrei Vasilevskiy.

Ils sont aussi capables de déranger les meilleurs joueurs du Lightning. Nikita Kucherov pourra vous en parler parce qu’il n’a pas toujours l’air d’être dans son assiette depuis le début de la série.

Coup pour coup

Dans une autre série, on a une espèce de déjà-vu, version Association mondiale de hockey, entre les Jets de Winnipeg et l’Avalanche du Colorado.

Bon, il faut vouloir pour voir le lien parce que les Jets sont en fait les Thrashers d’Atlanta et que l’Avalanche est en réalité les Nordiques de Québec. Mais nous on le voit le lien, c’est ce qui compte.

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Ces deux équipes échangent pratiquement coup pour coup comme deux boxeurs poids lourds dans une série qui sera éreintante pour la suite.

Il y a le magnifique «White Out» de Winnipeg qui ajoute de la magie à tout ça et les milliers de personnes qui se pressent au centre-ville de «The Peg» pour soutenir leurs Jets.

Ce que cet affrontement nous donne, ce sont des buts à la tonne. En fait, l’Avalanche est devenue seulement la troisième équipe de l’histoire de la LNH à marquer 11 buts au plus dans les deux premiers matchs d’une série contre l’équipe qui en avait accordé le moins en saison régulière. Les deux autres équipes à avoir accompli un tel exploit? Les Sharks (13 buts) contre les Kings en 2014 et le Canadien (13 buts) face aux Sénateurs... lors de la finale de 1919.

Matchs serrés

Le tournoi printanier de la LNH ne fait que commencer, mais il y a une tendance qui se dégage des matchs qui ont été disputés jusqu’à maintenant : ils sont presque tous extrêmement serrés.

Sur les 14 premières rencontres, 13 se sont décidées par la marge d’un but ou de deux buts auxquels s’est ajouté un but dans un filet désert.

Bon, c’est du jargon de la LNH, mais ce que ça veut dire, c’est que les matchs sont très, très serrés, même ceux dont le pointage présente plus de deux buts d’écart.

C’est seulement la troisième fois de l’histoire de la LNH qu’une telle situation se produit. C’est aussi arrivé en 2010 (14 matchs) et en 2021 (13 matchs).

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