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«Ça va tellement vite comme tournoi» – Marie-Philip Poulin

Marie-Philip Poulin distribue des autographes, le 11 février, lors d’une activité promotionnelle tenue dans le cadre de la Confrontation des 4 nations.
Marie-Philip Poulin distribue des autographes, le 11 février, lors d’une activité promotionnelle tenue dans le cadre de la Confrontation des 4 nations. Ben Pelosse / JdeM
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-02-15T11:00:00Z

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S’il y a une personne au Québec pouvant témoigner de la rivalité opposant le Canada aux États-Unis au hockey, c’est bien Marie-Philip Poulin. 

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«Il faut juste en profiter, ça va tellement vite, un tournoi comme celui-là», offre la Québécoise, comme simple conseil, aux joueurs actuellement impliqués dans la Confrontation des 4 nations.

En plus de ses quatre finales olympiques, dont trois remportées contre les Américaines, Poulin a vécu bon nombre de championnats mondiaux. Elle avait aussi l’habitude, avant que l’événement soit annulé à compter de 2019, de disputer une telle Coupe des 4 nations impliquant le même quatuor de pays, soit le Canada, les États-Unis, la Suède et la Finlande, au hockey féminin.

Trois matchs dans un tournoi à la ronde, une finale, merci, bonsoir!

Prélude à la finale?

Le Canada en sera à son deuxième match sur un maximum de quatre, advenant une présence en finale, jeudi prochain, à Boston. Comme ce fut si souvent le cas chez les femmes, le Canada et les États-Unis pourraient d’ailleurs très bien se retrouver lors du match ultime.

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«De pouvoir représenter ton pays, c’est toujours un privilège, peu importe le format, insiste Poulin. Quand tu as la chance d’embarquer sur la glace avec l’élite ou même dans le vestiaire, tu regardes à ta droite et à ta gauche, il y a tous les meilleurs joueurs ou les meilleures joueuses autour de toi.»

Aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, Marie-Philip Poulin avait créé l’égalité, en fin de troisième période, avant de procurer la médaille d’or au Canada avec un but en prolongation.
Aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, Marie-Philip Poulin avait créé l’égalité, en fin de troisième période, avant de procurer la médaille d’or au Canada avec un but en prolongation. Ben Pelosse / Journal de Montreal / Archives

Si l’excitation est palpable pour le match de samedi, à Montréal, une finale entre les Canadiens et les Américains, au TD Garden, serait le rendez-vous tant attendu.

La Victoire joue à Laval

Malgré son intérêt pour la rencontre de samedi soir au Centre Bell, Poulin doit toutefois se concentrer sur la partie qu’elle devra elle-même disputer en après-midi, à Laval, avec la Victoire de Montréal, dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF).

Pour l’occasion, les Sirens de New York seront de passage à la Place Bell. Si Poulin et ses coéquipières occupent le premier rang au classement, elle note l’importance pour la Victoire de bien entamer la rencontre.

«On a eu de la misère en première période ces derniers temps», a estimé la capitaine.

En fait, depuis le début de la saison, la Victoire a inscrit 22 de ses 38 buts durant le deuxième engagement. Poulin, qui domine la ligue avec 10 buts, en a elle-même inscrit huit durant la période médiane.

Un mystérieux secret?

La Québécoise assure n’avoir aucun secret à dévoiler sur ce qu’elle fait durant le premier entracte.

«Une boisson énergétique, c’est tout le temps bon, mais l’important, c’est de se parler et de trouver un moyen de rebondir en deuxième, a expliqué sommairement Poulin, avec le sourire. C’est vrai que ça va mieux pour nous en deuxième période, mais là, il faut trouver une façon d’attaquer le match dès le début.»

Possiblement que l’équipe canadienne de hockey masculin devra faire la même chose, en soirée, pour améliorer ses chances de vaincre les Américains. Dans le match de mercredi soir, contre la Suède, Nathan MacKinnon avait profité d’un jeu de puissance pour marquer dès la première minute de jeu. Au total, 12 grosses secondes en avantage numérique avaient été nécessaires pour le Canada afin d’inscrire ce premier but, lorsque MacKinnon a complété un jeu amorcé par Sidney Crosby et Connor McDavid.

FAIT SAILLANT

  • Dans la journée de vendredi, la Victoire a annoncé avoir placé le nom de l’attaquante Catherine Dubois sur la liste des blessées à long terme, tandis que la défenseure Kelly-Ann Nadeau, qui était dans l’équipe de réserve, a signé un contrat standard de la LPHF.
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