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Ça va passer par Dobes et la vitesse

Le Canadien possède dans son jeu le meilleur atout qu’une équipe puisse posséder à ce temps de l’année.

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-05-06T04:00:00Z

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Il m’a fallu du temps pour en arriver à une prédiction sur la série entre le Canadien et les Sabres. Pour tout dire, j’hésiterais encore si je n’avais pas eu à déposer mon pronostic dans le système du Journal pour 10 heures, hier matin.

Comme je devais jouer le jeu, je me suis lancé à l’eau.

Tout habillé, il va sans dire.

Je choisis le Tricolore pour l’emporter en six matchs.

En suis-je sûr ?

Ce dont je suis certain, c’est que le Canadien n’aura pas intérêt à ce que la série se rende à la limite, même s’il a éliminé le Lightning de Tampa Bay en sept rencontres au premier tour.

Les Sabres sont en feu depuis le mois de décembre et ils n’ont pas eu trop de mal à se défaire des Bruins en ronde initiale des séries.

Reste qu’ils n’ont devancé le Tricolore que par trois points au classement.

L’atout Dobes

Le Canadien possède dans son jeu le meilleur atout qu’une équipe puisse posséder à ce temps de l’année. Cette carte s’appelle Jakub Dobes.

Alex Lyon n’est pas trop mal lui aussi, direz-vous, mais à 33 ans, il est le gardien que l’on n’attendait plus. Le gars en est à sa cinquième équipe en six ans. Il pourrait casser à un moment donné.

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Son auxiliaire Uko-Pekka Luukkonen est imposant, mais il n’a pas la prestance d’un gardien d’impact.

Le duo de gardiens du Canadien est prometteur. On pourrait toujours dire de Dobes qu’il a encore des croûtes à manger avant d’être reconnu comme un gardien élite.

Mais il ce petit quelque chose qui laisse croire qu’il y arrivera. Il était à sa place face au Lightning. Il n’a nullement paru intimidé et il n’y a pas de raison pour que ça ne se poursuive pas contre les Sabres.

Caufield et Slafkovsky devront débloquer

Par ailleurs, le Canadien devra exploiter sa vitesse contre les Sabres. Ses attaquants devront pénétrer en zone offensive avec rapidité et bien manœuvrer la rondelle.

Le premier trio devra jouer comme il en est capable, il va sans dire. Mais il ne saurait être question de blâmer Nick Suzuki. Bon peut-être un peu, mais pas tant que ça. Le capitaine sera le premier à dire qu’il peut en donner davantage, mais on l’a senti impliqué contre le Lightning.

On ne peut en dire autant de Cole Caufield et de Juraj Slafkovsky, qui ont donné l’impression d’être paralysés par moments.

Slafkovsky doit jouer comme l’ailier au gros gabarit qu’il est. Il doit se mettre dans la tête que l’adversaire ne lui fera pas de cadeau et que son travail est de créer de l’espace pour lui-même et ses deux compagnons de trio.

Me semble avoir déjà dit ça...

Dans les séries, chaque centimètre se gagne en bûchant. Slafkovsky le fait, mais pas toujours.

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Pour ce qui est de Caufield, il lui faudra s’impliquer davantage. En saison régulière, il lui est facile de se cacher dans la circulation, mais il y a moins d’espace en séries.

Caufield devra accepter de recevoir des coups, sinon il continuera de tourner en rond. Si Brandan Gallagher peut encore encaisser des contacts à 34 ans, Caufield peut le faire, lui aussi.

Oui, il doit se protéger, mais qu’il regarde des vidéos de son entraîneur Martin St-Louis, lorsque ce dernier jouait. St-Louis terminait les séries avec des cicatrices, mais il effectuait le travail.

Ah oui ! il faudra aussi que l’attaque massive retrouve du rythme. Les statistiques indiquent que le Tricolore vient au quatrième rang à ce chapitre avec une moyenne d’efficacité de 19,2 pour cent. Or, quatre des cinq buts inscrits en supériorités numériques contre le Lightning, l’ont été lors des deux premiers matchs.

Du gros travail pour les défenseurs

Côté défensif, Dobes aura besoin de l’aide de ses défenseurs autour du filet. Tage Thompson, Alex Tuch et Ryan McLeod sont des gros meubles à déplacer. Leur compagnon de trio Peyton Kebs profite de l’espace qu’ils lui procurent.

Jordan Greenway est un autre taupin à l’attaque.

Josh Benson n’est pas gros, mais il picosse pas mal.

Le personnel de défenseurs, quant à lui, est composé de mastodontes.

Pourquoi alors choisir le Canadien ? me direz-vous.

Parce que les joueurs sont dans un bon état d’âme et que leur coach y est pour beaucoup là-dedans.

Martin St-Louis ne fait pas que diriger qu’avec la même fougue qui le caractérisait comme joueur. On peut dire de lui maintenant qu’il est un entraîneur de la LNH.

Est-il parfait ?

Qui l’est ?

Mais il a un ascendant sur ses joueurs. On l’a vu après la victoire ultime à Tampa.

Ce diable de petit bonhomme continue à faire mentir ceux qui ne croient pas en lui.

Bonne série à tous !

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