Malgré le mauvais début de saison, on veut rester patient chez le Rocket de Laval


Dave Lévesque
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LAVAL | Le Rocket est rentré à la maison avec deux défaites en autant de sorties à l’étranger au cours de la fin de semaine et personne n’était content.
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Après la défaite de 5-0 à Syracuse samedi, une sixième en sept rencontres, l’entraîneur-chef Jean-François Houle avait promis des entraînements difficiles et a donné le ton lundi matin avec beaucoup d’intensité.
«J’ai aimé la pratique de ce matin, qui a été pas mal plus dure que les autres qu’on a eues avant. On veut s’assurer d’avoir les bonnes façons de faire et on veut que l’intensité monte un peu parce qu’on n’a pas aimé notre fin de semaine», a insisté Houle.
«En début d’année, on a dit que ça serait un début de saison rock ‘n’ roll, on savait à quoi s’attendre avec la décision de faire un virage jeunesse», a ajouté Houle, qui continue de parler de patience comme en début de saison.
«[Ça prendra] le temps que ça prendra pour chaque joueur de bien se développer, c’est une ligue de développement. Oui, on veut gagner, mais tout joueur est différent. Il y en a qui se développent plus vite, et d’autres moins.
«Mais c’est dur de se développer comme il faut quand tu perds des matchs, c’est pas mal plus facile dans un environnement gagnant et on va essayer de tourner le bateau.»

Trop à l'aise
Toujours après le match de samedi, le vétéran défenseur Tobie Paquette-Bisson a déclaré que trop de joueurs étaient trop à l'aise et assurés de leur temps de glace.
«Je suis d’accord avec Tobie, a répondu Houle du tac au tac. C’est important que chaque joueur soit responsable, que tu sois un choix de première ronde, de deuxième ronde ou que tu aies un contrat de la Ligue américaine.»
Paquette-Bisson ne visait pas un joueur en particulier, mais il a tout de même précisé sa pensée lundi.
«On en discutait entre défenseurs ce matin et il y a des gars qui disaient que tu n’as qu’une présence où tu es moins intense et l’autre équipe marque. Mais c’est ça, la Ligue américaine, ça ne pardonne pas.
«J’ai passé par là, j’ai joué dans la Ligue de la Côte Est, j’ai dû faire ma place, et quand tu es une recrue, il arrive que tu aies besoin d’une claque dans la face. Vaut mieux que ça arrive en octobre que plus proche des séries.»
Facile à affronter
C’est paradoxal de parler de joueurs trop à l’aise dans une équipe très jeune, c’est un phénomène qui est plutôt observable dans une équipe composée de beaucoup de vétérans.
«Les jeunes ont encore beaucoup à apprendre sur le hockey professionnel. Il y en a plusieurs qui sont surpris du calibre de la Ligue américaine», convient Houle.
Le Rocket n’a pas encore obtenu un seul point en trois matchs sur des patinoires adverses et Brandon Gignac, un jeune vétéran, a sa façon de l’expliquer.
«On est faciles à affronter et c’est ce qu’on va devoir changer. On a beaucoup de talent dans l’équipe et c’est une question de temps avant que ça marche. On ne veut pas d’excuses, on a du talent et il faut juste que ça clique. La pratique d’aujourd’hui a sonné le réveil et je pense que ça va bien aller cette semaine.»
C’est à souhaiter puisque l’équipe disputera trois rencontres en quatre soirs à la Place Bell. Elle recevra les Comets d’Utica mercredi et les Marlies de Toronto vendredi et samedi.