«Ça fait 20 ans qu'on regarde ça de près» : un changement de règlement qui enchanterait Pat Brisson
TVA Sports
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Les joueurs de la Ligue canadienne de hockey (LCH) pourraient bientôt obtenir le droit d’aller évoluer dans le circuit universitaire américain, un changement qui bouleverserait les façons de faire à plusieurs niveaux, mais qui serait ultimement positif, selon l’agent de joueurs Pat Brisson.
Les têtes dirigeantes de la NCAA, qui chapeaute le hockey universitaire américain, réfléchissent ces jours-ci à autoriser les joueurs d es circuits juniors majeurs canadiens à venir jouer dans leurs rangs – ce qui a toujours été interdit, puisque l’organisation considérait les joueurs des ligues juniors, qui sont payés, comme des professionnels.
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C’est la décision de permettre aux athlètes universitaires de toucher de l’argent par l’utilisation de leur nom ou de leur image, prise en 2019, qui rend désormais la réflexion possible. Une poursuite impliquant notamment un jeune hockeyeur canadien privé d’accès au hockey universitaire américain est aussi en cause.
Si la proposition est acceptée, il deviendra donc possible pour un joueur qui a disputé quelques matchs ou quelques saisons dans la LCH de poursuivre sa carrière dans une université américaine à l’âge de 18, 19 ou 20 ans.
«Ça fait longtemps qu'on regarde ça de très près, a admis Brisson, en entrevue à "JiC". Ça fait une vingtaine d'années.»
«Je vois ça comme une belle chose pour le hockey au Canada», a-t-il ajouté, déplorant toutes les restrictions qu’entraînaient pour un jeune joueur la décision de s’engager auprès d’une équipe des circuits juniors majeurs canadiens.
«Dorénavant, la façon dont je vois ça, c'est que la meilleure ligue au monde devrait être la LCH lorsque les meilleurs joueurs de 15, mais surtout 16, 17 et 18 ans devraient y jouer», a expliqué le puissant agent québécois.
«Mais à 18-19-20 ans, le jeune devrait avoir le droit de partir et d'aller jouer à Boston College ou au Michigan, ou peu importe», a-t-il ensuite précisé.
Un tel système profiterait aux équipes de la LCH, qui s’assureraient d’avoir la très grande majorité des meilleurs espoirs de 15 à 18 ans du monde, selon lui, puisque même les joueurs européens, voire américains, pourraient soudainement être tentés par l’expérience maintenant qu’elle ne leur fermera plus les portes du hockey universitaire américain.
«La LCH va avoir tous les meilleurs joueurs au monde, a insisté Brisson. À ce moment-là, si tu es le propriétaire d'une équipe, tu vas avoir les meilleurs talents au monde. Tu ne les auras peut-être pas à 19 ans, mais de toute façon, les meilleurs sont partis à cet âge-là.»
«Les joueurs qui sont dans ta ligue depuis trois ans et qui continuent à progresser, ils peuvent partir pour aller jouer à l'université à 19 ans, a-t-il poursuivi. C'est correct, tu les as eus à 16, 17, 18 ans. Tu vas vendre tes billets pareil.»
Brisson croit également que la NCAA pourrait y gagner au change, puisqu’elle n’aura plus, entre autres, à promettre des bourses d’études à de très jeunes athlètes. Elle aura aussi accès à un bassin élargi de joueurs de fort calibre.
«C’est un "win-win" à 100%», a-t-il estimé.
Il a aussi été question, durant cet entretien, du renouvellement à venir des ententes de droits télévisuels dans la LNH, du fort début de saison de son client Cole Caufield et de la motivation toujours au top de deux de ses plus anciens, mais renommés poulains, Sidney Crosby et Evgeni Malkin.
Voyez l’entretien complet en vidéo principale.