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«Ça en dit long sur le groupe que nous sommes»: les joueurs du Canadien fiers d’avoir répliqué aux Sénateurs

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-10-01T03:06:15Z

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Dans le vestiaire du Canadien après la victoire face aux Sénateurs ponctuée de nombreuses prises de bec, le discours était unanime. Les joueurs sortent de ce match avec la conviction qu’ils sont encore plus soudés qu’ils l’étaient avant la rencontre à Québec.

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«Tout le monde est là pour avoir un peu de temps de jeu et commencer à trouver son rythme. Ce n’était pas le style de hockey qu’on voulait jouer. Nous nous sommes tenus ensemble et ça en dit long sur le groupe que nous sommes. Personne ne veut voir ce genre de hockey en match préparatoire», a commenté Alex Newhook, cible de la mise en échec qui a véritablement lancé le bal des taloches.

Alexandre Carrier, tout sourire après son but dans sa ville natale en deuxième période, a vite perdu son enthousiasme après coup avec les altercations qui se succédaient.

«C’est un match préparatoire perdu. En troisième période, on ne jouait plus vraiment au hockey. On pensait surtout à se protéger. Je ne suis pas surpris. Tant mieux, on n’a pas eu de blessures et c’est une victoire en soi. Ça montre encore une fois qu’on est unis et qu’on est là les uns pour les autres», a-t-il réagi.

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Pas étonnant

Un autre qui n’était pas étonné le moins du monde était Brendan Gallagher, lorsqu’il s’est fait demander si un match préparatoire contre Ottawa ne pouvait que mettre le feu aux poudres.

«C’est bien de jouer à Québec, mais dès qu’on a vu l’alignement du coach de l’autre côté, on savait quel genre de hockey il voulait jouer. On a fait un bon travail pour continuer à jouer notre hockey. Quand c’est le temps de le faire, on fait un bon travail pour défendre nos coéquipiers», a-t-il souligné.

Zachary Bolduc vivait pour la première fois l’intensité grandissante de cette rivalité entre sa nouvelle équipe et les Sénateurs.

«Si eux, c’est leur façon de se préparer pour la saison, nous autres, on va se concentrer sur ce qu’on a à faire. On a bien répondu et on est restés unis en prenant soin les uns des autres. L’esprit d’équipe est bon et c’est positif pour le futur.

«J’avais vu les faits saillants des matchs, mais de me retrouver dedans, c’est à un autre niveau. Ce n’était pratiquement plus du hockey», a constaté l’ancien des Remparts de Québec, qui renouait en quelque sorte avec la maison, au Centre Vidéotron.

St-Louis satisfait

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De son côté, l’entraîneur-chef Martin St-Louis n’a pas trop ruminé sur l’aspect physique du match, autrement qu’en disant que «c’est plate».

Sur le plan purement hockey, il a été pleinement satisfait de ce qu’il a vu.

«J’ai aimé comment on s’est comportés. On est restés ensemble. Ce que j’ai aimé encore plus, c’est comment on a joué au hockey en groupe, on a été là l’un pour l’autre.

«Il y a des détails à améliorer, mais on a de belles fondations. On commence une quatrième année ensemble et ça paraît. Les gars sont très engagés», a-t-il analysé.

Les Sénateurs pas d’accord

Si tout le monde chez le Canadien s’entendait pour dire que les Sénateurs avaient provoqué le début des hostilités, c’était la perception inverse dans le camp adverse.

«C’était très émotif. Ils ont fait des choses qu’on n’a pas aimées [...] Il y a eu plusieurs coups salauds et ça arrive. On est des compétiteurs. Je ne connais pas beaucoup de joueurs de hockey qui aiment voir ça», a fait valoir Dylan Cozens.

De son côté, l’entraîneur-chef Travis Green tentait de se faire l’avocat du diable en partageant le blâme.

«Je n’ai pas aimé la pénalité majeure pour une mise en échec par-derrière [de Hayden Hodgson]. Tu ne veux jamais voir un joueur être frappé de cette façon. Hodgson doit apprendre à se contrôler dans ces situations. Je n’ai pas non plus aimé le double échec au visage de notre joueur [Jayden Struble sur Jan Jenik]. Je n’ai pas aimé voir leur joueur quitter le banc pour venir se battre. De son côté, [Donovan] Sebrango doit apprendre à se contrôler», a-t-il résumé.

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