«Ça donne beaucoup d’énergie!»: la fièvre de la Coupe du monde s’empare des jeunes Montréalais
Cinq Québécois font partie de l’équipe canadienne, dont deux sont passés par le Club de soccer Saint-Laurent


Anouk Lebel
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La fièvre du ballon rond est encore plus vive pour les jeunes du Club de soccer Saint-Laurent, qui a vu évoluer deux joueurs de l’équipe canadienne, laquelle a arraché vendredi le premier point de son histoire à la Coupe du monde.
« Ça signifie que tout le monde a une chance ! Avoir deux joueurs professionnels qui sont passés par ici, ça donne beaucoup d’énergie ! » lance avec enthousiasme Christopher Ashour.
L’adolescent de 17 ans joue au soccer depuis qu’il a 5 ans et est devenu entraîneur des plus jeunes au CS Saint-Laurent.
Osama Taher et lui entraînaient les joueurs de la catégorie U10 juste après que le Canada a obtenu son premier point de l’histoire au terme d’un match qui s’est conclu 1 à 1 contre la Bosnie-Herzégovine.
Parmi les joueurs de l’unifolié, deux ont fait leurs premières armes à Saint-Laurent, le milieu de terrain partant Ismaël Koné et le défenseur Moïse Bombito, qui n’était toutefois pas du premier match en raison d’une blessure au tibia.
Une source d’inspiration
« Ça montre que rien n’est impossible, que tout le monde a une chance d’aller plus loin s’ils rêvent et s’ils travaillent assez. Nous, on est là pour ça, pour que les enfants deviennent meilleurs », souligne Osama Taher.
Il croit qu’avec le Canada à la Coupe du monde, plus de jeunes seront inspirés à jouer.
« Les gens sont excités, c’est le sport de l’été ! On est fiers au Canada de jouer dans la Coupe du monde », dit-il.
Il faut dire qu’en plus de Koné et Bombito, trois autres joueurs québécois font partie de l’équipe, le milieu central Nathan-Dylan Saliba, le gardien titulaire Maxime Crépeau ainsi que le milieu Mathieu Choinière.
Comme une religion
Chez Saber Boulares, il n’est pas question de manquer un seul match.
« C’est à la maison, sur le téléphone... On a le livret de la Coupe du monde avec les autocollants, on colle les drapeaux des pays, ça nous permet de découvrir le monde », dit le père d’un joueur de 9 ans.
Il est fier de voir que des jeunes du quartier se sont taillé une place parmi les grands.
Son fils était-il encore plus enthousiaste à l’idée de venir jouer ?
« Il est toujours excité de venir jouer, dit le père de famille, le sourire aux lèvres. Taper dans un ballon, les enfants, ils aiment ça ! Ils suivent la Coupe du monde. »
« Mon fils, il voudrait jouer dans l’équipe canadienne ! La meilleure chose, ça serait que le Canada se rende en finale ! », renchérit Amri Mounaime, son voisin d’estrade.