«C’était très dur»: Brendan Gallagher revient sur ses années difficiles à Montréal


Jean-Nicolas Blanchet
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Reculons de deux ans, pas de cinq. Ça paraît assez loin, mais une grande partie des amateurs croyaient que Brendan Gallagher était fini. Personne n’aurait pensé qu’il connaîtrait une autre saison de plus de 20 buts deux ans plus tard. C’est fou quand même, il s’est passé quatre ans entre deux de ses saisons de plus de 20 buts.
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On parlait d’une «patate chaude» pour l’organisation ou un «boulet» avec son gros contrat. Il venait de connaître des saisons de 24 et 14 points avec plusieurs blessures. Plusieurs voulaient que le Canadien rachète son contrat.

Mais depuis, le rachat de son contrat n’est plus du tout dans les discussions. Il a été le troisième meilleur buteur du club l’an passé en plus de récolter un point aux deux matchs. Il a raté cinq rencontres en deux ans. Et son contrat, qui semblait si long, se termine après la prochaine saison.
Il n’a jamais perdu espoir
Devant tout ce qui lui arrivait, Gallagher l’a admis: «C’était très dur», m’a-t-il lancé lors d’une entrevue seul à seul avec lui la semaine dernière dans le vestiaire, à Brossard.
Évidemment, lui ne s’est jamais découragé. Quand je lui demande s’il avait perdu espoir, sa réponse était instinctive. «Non! Quand je vais perdre espoir, je vais arrêter le hockey.»
«Je n’ai jamais été inquiet. Je ne me suis jamais remis en question. J’ai toujours continué d’avoir confiance en moi, en ce que je suis capable de faire.»
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Les priorités
Brendan s’est confié sur les circonstances qui ont entouré sa période plus difficile.
En août 2021, sa maman apprenait qu’elle était atteinte d’un cancer du cerveau. Elle a réussi à se battre beaucoup plus longtemps que ce qu’on lui prédisait, mais elle est partie en mars dernier.

Brendan regarde ça avec du recul et me dit: «Pour la première fois de ma vie, le hockey n’était plus ce qui occupait toute la place.» Jamais avant il n’avait eu d’autres priorités que le hockey.
Il n’a pas pu s’entraîner comme il le voulait. «Mon corps s’est mis à avoir de la misère durant la saison et ça m’a pris du temps à revenir avec la même forme, honnêtement», m’a-t-il expliqué.
Maintenant papa et époux, Gallagher apprend encore à ajuster ou gérer ses priorités. Et il se dit en pleine forme. Il en parle avec une certaine sérénité. Ce que ça change dans sa vie d’être papa? «Ça te prend une bonne équipe! Avec mon épouse, je pense qu’on en a une très bonne, surtout grâce à elle.»
D’ailleurs, quand je lui demande ce qu’il aime le plus du Québec, il n’hésite pas: «Mon épouse», lance-t-il!