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C’est une catastrophe ou pas que le Canada n’atteigne pas la finale trois ans de suite au Mondial junior?

«Il faut calmer le jeu un peu», estime un ancien entraîneur du programme

Getty Images via AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-01-05T16:52:06Z

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Le Canada reviendra du Championnat mondial de hockey junior sans la médaille d’or au cou pour la troisième année d’affilée, une première en 12 ans. Catastrophe ou pas, pour une nation qui se targue d’être au sommet de la pyramide? Pas nécessairement, estime l’entraîneur-chef Sylvain Favreau, qui a vécu la déception de l’an dernier à Ottawa. 

Chose certaine, le pilote des Voltigeurs de Drummondville a vécu un sentiment de déjà-vu quand il a vu les Tchèques marquer en toute fin de match pour se sauver avec la victoire. L’an dernier, la Tchéquie avait brisé l’égalité avec 39,4 s à faire au match de quarts de finale.

Au moins, cette année, l’équipe avait atteint le carré d’as. Mais quand même.

Déjà échaudés par les deux dernières éditions du Mondial junior, les amateurs de hockey canadiens ont subi une claque de plus au visage, dimanche soir, en voyant le Canada s’incliner face aux Tchèques pour une troisième année consécutive.

Pour Favreau, il faut être prudent avec les mots qu’on utilise. S’il reconnaît qu’il s’agit assurément d’une déception à l’interne, il n’est pas du genre à vouloir être alarmiste et à revoir le fonctionnement de Hockey Canada, de haut en bas.

«Il faut calmer le jeu un peu, a-t-il tempéré. Je n’ai pas ressenti de manque d’effort du Canada. L’équipe a frappé plusieurs poteaux hier [dimanche], en plus de rater deux tirs de pénalité de suite [ceux de Michael Hage]. Tu changes ça par un seul but de plus et on n’en parle probablement même pas aujourd’hui.

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«L’entraîneur tchèque a mentionné après le match que son équipe était peut-être plus affamée que le Canada, et je ne suis toutefois pas en désaccord avec ça.»

Photo Agence QMI, MARC DESROSIERS
Photo Agence QMI, MARC DESROSIERS

Avec son œil d’homme de hockey, Favreau reconnaît que les problèmes en attaque de l’équipe de l’an dernier ne se sont pas transposés à l’édition de cette saison, qui n’a pas éprouvé de difficultés à marquer, particulièrement grâce à un avantage numérique dominant.

«Je pense que ce qui a fait défaut, c’est le jeu défensif», note-t-il toutefois, sans lancer la pierre sur quelqu’un en particulier.

Tout revoir?

Favreau ne croit donc pas que la façon de faire canadienne soit à changer. Après tout, le pays connaît encore sa part de succès sur la scène internationale à tous les niveaux.

Pour lui, le Canada est encore le leader mondial et celui que tout le monde essaie de copier. Et le match de dimanche en a été un exemple parfait.

«Les autres nations ont beaucoup pigé dans ce qui est l’empreinte du Canada pour s’améliorer. Les Tchèques ont joué le style canadien dimanche. Ce tournoi n’est plus une promenade dans le parc comme c’était le cas avant. L’étau se resserre mondialement et je ne pars pas en peur avec ça. On développe encore de très bons jeunes», ajoute-t-il, soulignant au passage le travail du seul Québécois avec ÉCJ, Caleb Desnoyers, «un vrai».

Difficile à gérer, les ego?

ÉCJ s’est présenté au Mondial junior avec, sans l’ombre d’un doute, la meilleure équipe sur papier, notamment en étant le seul pays à compter sur des joueurs ayant commencé l’année dans la LNH.

Mais est-ce que compter sur autant de talent peut devenir une arme à double tranchant? Est-il difficile de satisfaire tous ces joueurs qui, en temps normal, sont les piliers de leur équipe junior?

«Je sais que de l’extérieur, ça peut être perçu comme ça, mais, pour l’avoir vécu avec les moins de 17 ans, les moins de 18 ans et les moins de 20 ans, ce n’est pas un problème. Au Hlinka, Berkly Catton jouait sur notre troisième trio et il n’en a jamais fait un plat. Les gars sont assez vifs d’esprit pour comprendre et Hockey Canada fait un très bon travail pour s’assurer que tout le monde comprenne son rôle et l’accepte.»

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