«C'est dangereux»: des Montréalais craignent pour la sécurité près du pont Jacques-Cartier
Ils plaident pour la sécurisation des grands axes comme les avenues De Lorimier et Papineau


Anouk Lebel
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Les Montréalais qui vivent près du pont Jacques-Cartier craignent que les piétons fassent encore une fois les frais du trafic, malgré les mesures prises après la mort d’une fillette l’an dernier.
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«J’ai peur. Les gens passent à sens inverse, ils essaient d’aller le plus rapidement possible aux intersections, même s’il y a des dos d’âne. C'est dangereux», laisse tomber Josianne Drouin, dont la fille de 12 ans entrera au secondaire cette année.
Elle s’inquiète du trafic de transit qui augmente sur les rues locales, près de l’école Champlain que fréquentait sa fille et sur l’avenue De Lorimier, près de l’école secondaire Jeanne-Mance.
En décembre dernier, la petite Mariia Legenkivska, 7 ans, a été tuée par un automobiliste alors qu’elle marchait vers l’école Jean-Baptiste-Meilleur.
Depuis, la Ville a implanté des sens uniques au sud de la rue Sherbrooke, en plus de procéder à l’installation de plus de 110 dos d’âne.
D’autres axes à sécuriser
«Ça fait une grosse différence autour de cette école spécifiquement», reconnaît Chris McCray, co-fondateur du Collectif Apaisement pour Sainte-Marie.
La pression mise sur le pont Jacques-Cartier avec les travaux du pont-tunnel Louis-Hyppolite-La Fontaine continue à se faire sentir ailleurs dans le quartier résidentiel.
«On voudrait que l’exercice qui a été fait pour l’école Jean-Baptiste-Meilleur soit fait sur d’autres rues locales près des six autres écoles. Il faut aussi absolument des mesures pour les grands axes», dit-il.
Il souligne que le Réseau express vélo et les traverses piétonnes ont fait leurs preuves sur la rue Saint-Denis et pourraient être implantés sur les avenues De Lorimier et Papineau par exemple.

Plus d’autos
«Ce sont des axes très accidentogènes. Il faudrait qu’il y ait des interventions qui soient faites pour que les piétons puissent traverser en toute sécurité», abonde la directrice générale de Piétons Québec, Sandrine Cabana-Degani.
«Il y a toujours plus de voitures sur nos routes, c’est pour ça qu’il y a plus de trafic. Les automobilistes doivent prendre leur mal en patience et non pas avoir des comportements plus dangereux», ajoute-t-elle.
Elle invite ceux qui ont pris l’habitude de prendre leur auto pendant la pandémie à se tourner vers le transport en commun.
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