Butler a commis une erreur contre Volny

Dave Lévesque
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Cinq mois après sa défaite contre Patrice Volny, Steven Butler remonte dans le ring jeudi et il entend ne pas commettre la même erreur deux fois.
Le 6 juin dernier, Butler (34-5-1, 28 K.-O.) s’est incliné par arrêt de l’arbitre au neuvième round et il sait que c’est sa faute s’il a perdu.
«Contre Volny, j’ai perdu le combat, a-t-il admis lors de la conférence de presse pour lancer le gala mardi au Casino de Montréal. Sans rien lui enlever, il était peut-être plus prêt que moi mentalement à vouloir gagner le combat.
«J’y suis allé pour le knocker, je n’y suis pas allé pour essayer de gagner le combat. Je voulais laisser une impression forte et je m’étais mis de la pression sur les épaules avec tout l’engouement autour du combat et ç’a un peu été une erreur d’amateur surtout avec mon expérience.»
Pas une première
Les athlètes professionnels n’aiment pas commettre la même erreur deux fois, mais Butler a avoué qu’il a péché de la même façon que lors de son premier revers en carrière, contre Brandon Cook en 2017.
«C’est un peu la même erreur que j’ai commise contre Brandon Cook [sa première défaite] où je me suis senti dans l’obligation de lui passer le K.-O. alors que c’est un gars avec qui j’aurais pu boxer.»
Face à Volny, Butler reconnaît qu’il n’a pas livré le combat qu’il aura dû pour espérer l’emporter.
«Je me suis planté les pieds, là, j’ai joué sa game à lui au lieu de faire la mienne. Mais c’est derrière moi et je vais de l’avant.»
État d’esprit
Butler sera opposé à l’Argentin Fernando Varias (12-2-3, 4 K.-O.), un boxeur qui a accepté l’offre au pied levé en début de semaine puisque l’adversaire prévu a été écarté pour des raisons médicales.
Le boxeur québécois de 29 ans soutient qu’il a changé son approche en vue de cet affrontement.
«Dorénavant, il faut que je pense à gagner le combat plutôt qu’à faire un show parce qu’on n’est pas à la lutte ici. Je vais être spectaculaire, peu importe. Tu ne m’entendras plus dire que je vais knocker mon adversaire.
«Comme après toutes mes défaites, je suis toujours revenu plus fort», a-t-il ajouté.
Réflexion
Steven Butler a beaucoup parlé avec Camille Estephan, le président et fondateur de Eye of the Tiger Management, de même qu’avec son ami Mathieu Germain, qui a été de bon conseil.
«Mathieu Germain qui m’a donné l’exemple de Gervonta Davis. C’est un boxeur qui est patient, mais qui est spectaculaire lorsque le moment arrive. Il ne passe pas le K.-O. à son adversaire au premier round, mais il finit par le faire parce qu’il a la puissance pour le faire.
«Je me suis vu un peu dans ça parce que je veux gagner les rounds et avoir ma force de frappe tout le combat plutôt que de la voir descendre après cinq ou six rounds parce que j’ai beaucoup donné.»
Butler veut donc revenir au genre de performance qu’il avait livrée contre Steve Rolls, en mars dernier.
«Le K.-O. contre Steve Rolls est venu tout seul sans que j’aie eu à le forcer. Je pense que mes plus beaux K.-O. viennent d’eux-mêmes plutôt que lorsque je les provoque.»