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Les Bruins et le Canadien pourraient être des précurseurs dans la façon d’utiliser les gardiens

AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-11-17T19:58:31Z

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BOSTON | La présence de trois gardiens dans la formation du Canadien n’est pas la seule situation particulière impliquant les hommes masqués dans la LNH. À sa manière, celle qui prévaut chez les Bruins l’est également.

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Depuis le début de la saison, l’entraîneur Jim Montgomery alterne systématiquement entre Linus Ullmark et Jeremy Swayman pour défendre le filet des Bruins. Après 15 matchs, Ullmark a obtenu huit départs contre sept pour Swayman. Et si les Bruins continuent d’empiler les victoires, c’est la philosophie qui prévaudra tout au long de la campagne.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«On les a avertis dès le début de la saison. On leur a dit qu’on alternait, ce qui ferait en sorte qu’ils seraient tous les deux une partie intégrante de notre succès, a commenté Montgomery», à la veille du deuxième affrontement contre le Canadien en une semaine. 

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«Et la façon dont ils se soutiennent est un bel exemple de la culture qui règne dans notre vestiaire», a-t-il poursuivi.

L’accolade que se font Ullmark et Swayman à chaque victoire est devenue une marque de commerce comme le fut le triple low five entre Carey Price et P.K. Subban, le temps que ça a duré.

N’empêche que cette franche camaraderie est tout de même particulière étant donné que certains gardiens ont longtemps été reconnus pour ne pas vouloir céder leur filet.

«C’est sûr que si tu as un Henrik Lundqvist, un Patrick Roy, un Martin Brodeur, un Dominik Hasek, tu vas les envoyer dans la mêlée pour au moins 60 matchs. Mais les gardiens de cette envergure ne courent pas les rues, a fait valoir l’entraîneur des Bruins. On a deux très bons gardiens et la rotation fonctionne bien.»

En raison de la façon dont les calendriers de 82 matchs sont bâtis, les Bruins et, jusqu’à un certain point, le Canadien pourraient être des précurseurs dans l’utilisation des gardiens.

D’abord, il faudra avoir les ressources pour y parvenir.

«Les saisons sont longues, alors je peux imaginer que ça pourrait devenir plus fréquent», a indiqué Swayman, après l’entraînement des Bruins.

«Mais on est chanceux de miser sur deux gardiens qui donnent une chance à l’équipe de gagner tous les soirs. Ce ne sont pas toutes les équipes qui ont ce luxe», a-t-il ajouté. 

Même en séries

Les deux coéquipiers sont habitués à ce type de partage. L’an dernier, Montgomery avait instauré une rotation pratiquement similaire à compter de la mi-décembre. Puisque les deux portiers ont remporté le trophée William-M.-Jennings et qu’Ullmark a ajouté le Vézina à son palmarès, force est d’admettre que la façon de faire a porté ses fruits.

D’ailleurs, si on considère que les Bruins se sont fait surprendre par les Panthers de la Floride dès le premier tour, il aurait peut-être valu mieux poursuivre la tendance. 

«Si ça continue de bien fonctionner. On utilisera assurément cette recette dans les séries», a admis Montgomery, visiblement peu enclin à revivre une sortie expéditive.

Puisque c’est au tour de Swayman de garder le filet, il affrontera de nouveau les tirs du Canadien. Le gardien de 24 ans n’a toujours pas subi la défaite en temps réglementaire cette saison.

  • Dans la foulée de leur 100e anniversaire, les Bruins profiteront de la visite de leurs grands rivaux pour souligner l’époque des Big Bad Bruins. Ils honoreront les membres des équipes championnes de la Coupe Stanley de 1970 et 1972.

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