Bruins: «ça fera mal»
Agence QMI
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En l’espace de quelques jours, les Bruins de Boston se sont retrouvés en difficulté, du moins, en ce qui a trait à la composition de leur formation, et les joueurs en uniforme ont intérêt à livrer des performances nettement supérieures à celle de jeudi.
Privée de Brad Marchand et de Patrice Bergeron, la troupe de l’entraîneur-chef Bruce Cassidy a subi une râclée de 6 à 0 aux mains des Hurricanes de la Caroline au TD Garden. Il faut dire que les derniers jours n’ont pas été agréables pour le groupe d’instructeurs de l’équipe. Le retour au jeu du gardien Tuukka Rask s’est avéré infructueux et le vétéran a annoncé sa retraite. Marchand purgeait jeudi le premier de ses six matchs de suspension après avoir s’en être pris à Tristan Jarry, des Penguins de Pittsburgh, mardi. Et Bergeron est ennuyé par une blessure au haut du corps.
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Bref, sans leurs ténors habituels, les Bruins ont paru bien pâles devant des rivaux qui souhaitaient faire oublier leurs échecs contre les Maple Leafs de Toronto et les Sénateurs d’Ottawa, lundi et mardi. Ce sont justement ceux-ci que Boston visitera samedi après-midi et Cassidy en veut davantage de la part de ses hommes.
«Il n’y avait juste pas suffisamment d’aplomb, a-t-il déploré au site des Bruins relativement à la dernière sortie du club. Donc, comment allons-nous combler ces absences? Nous aurons certainement besoin d’une meilleure contribution des gars censés l’offrir et de vétérans qu’on n’attend pas nécessairement. Ils doivent se lever. On manquait de tout en quantité immense cette fois.»
«Dans ce vestiaire, il y a des meneurs. Il y en a assez. Charlie Coyle est un leader. On a inscrit des lettres A sur les chandails de [Brandon] Carlo, [Charlie] McAvoy et [David] Pastrnak. Taylor Hall est un joueur par excellence dans cette ligue et il a 30 ans. Ces gars doivent prendre la situation en main», a-t-il ajouté.
Ça fait mal
Reste que la perte de Marchand, notamment, risque de se faire sentir, surtout que les quatre prochains duels auront lieu à l’étranger. Le détestable attaquant a inscrit 49 points en 39 rencontres cette saison et son expérience de gagnant de la coupe Stanley se manifeste auprès de ses coéquipiers.
«Il y a des éléments-clés dans cette formation, donc quand ils s’absentent, ça fera mal, a commenté le pilote. Nous n’aimons pas qu’il soit suspendu et on aurait vraiment aimé compter sur lui, avec la fougue et la passion qu’il amène habituellement. Car ce soir [jeudi], il n’y en avait pas.»
Au nombre de ceux étant conviés à en faire plus, Nick Foligno est du même avis que son instructeur. L’heure est aux ajustements.
«Ce que "Bergy" et "Marchy" font, c’est de donner le ton pour ce groupe. Maintenant, c’est aux autres gars de continuer cela. Il faudra accomplir le nécessaire afin que cette équipe obtienne du succès et chacun doit prendre ses responsabilités, a-t-il dit. Ce qui est bien ici, c’est que les joueurs se soucient de cela. Ils veulent gagner et vont corriger tout ce qui n’a pas été bon cette fois-ci. Nous sommes évidemment prêts pour un gros défi.»
Un rappel à l'ordre pour les Maple Leafs
Même s’ils sont bien placés au classement et qu’ils voguaient sur une excellente séquence, les Maple Leafs de Toronto souhaitent rester alertes et la défaite de jeudi aux mains des Flames de Calgary constitue à leurs yeux un rappel à l’ordre.
Malgré un bombardement de 46 tirs sur le gardien Jacob Markstrom, la formation de l’instructeur-chef Sheldon Keefe a quitté l’Alberta avec une défaite de 5 à 2, voyant ainsi sa série de six triomphes prendre fin. Certes, l’adversaire connaît également des moments intéressants, Calgary ayant maintenant cinq gains de suite à son actif. Toutefois, les Leafs ne veulent pas justifier l’échec. Ils espèrent faire mieux contre des rivaux bien nantis, ce qui représenterait bien entendu une excellente préparation aux séries.
Effectivement, peu importe l’issue de la saison régulière, Toronto aura fort à faire au premier tour éliminatoire. Si les hostilités commençaient maintenant, un rendez-vous avec le Lightning de Tampa Bay serait dans les carnets. Ainsi, vaut mieux obtenir du succès face à des adversaires coriaces, question de se donner une belle confiance au moment opportun et de savoir comment réagir dans l’adversité.
«Cela nous montre seulement la progression nécessaire pour devenir le club que nous voulons être, a déclaré le capitaine John Tavares au site NHL.com. C’est décevant d’être en contrôle d’un match de cette façon [et de perdre]. C’est triste, surtout en raison de notre façon de jouer. On a effectué plusieurs belles choses. Ce sont des obstacles semblables qu’il faut franchir pour être au niveau visé.»
Technique à peaufiner
Voilà pour l’aspect mental des Leafs, troisièmes de l’Atlantique avec 63 points. Toutefois, au plan technique, il y a des améliorations à apporter, aux dires de Keefe.
«On a obtenu un but, puis on a relâché la cadence un peu en commettant des erreurs, de grosses erreurs, a-t-il affirmé. Il y a eu un impair sur un repli sur le premier but. Ensuite, sur le suivant, un autre sur une situation de mise au jeu dont nous avions parlé avant la partie. Après, ce fut une punition de paresse qui a mené au troisième but et sur le quatrième, il y a eu un revirement en zone neutre. On a commis des erreurs au moment où on disputait une bonne rencontre.»
Reste à voir si les ajustements demandés seront réalisés adéquatement en prévision des deux prochains duels dans l’Ouest. Les joueurs en bleu et blanc visiteront les Canucks de Vancouver, samedi, et le Kraken de Seattle deux jours plus tard.