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Brochu ne quittera pas le CA de la BMO

La présidente-directrice générale d’Hydro estime qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts entre ses deux rôles

La PDG d’Hydro-Québec et membre du conseil d’administration de la BMO, Sophie Brochu, a pris part, hier, aux audiences de la Commission des ressources naturelles.
La PDG d’Hydro-Québec et membre du conseil d’administration de la BMO, Sophie Brochu, a pris part, hier, aux audiences de la Commission des ressources naturelles. Photo courtoisie, Assemblée nationale

Olivier Bourque

2021-05-07T04:00:00Z

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Il n’est pas question pour la patronne d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, de démissionner du conseil d’administration de la Banque de Montréal (BMO), car, selon elle, il n’y a pas de conflit d’intérêts entre ses différents rôles. 

• À lire aussi: La grande patronne d’Hydro-Québec tannée des attaques vicieuses des pétrolières

« Quand on m’a appelée pour prendre la direction d’Hydro-Québec, je siégeais au conseil de CGI, de Bell Canada et de la BMO. Et je faisais avec ces trois pas mal plus d’argent qu’avec la paye d’Hydro. Si je voulais faire des sous, je ne dirigerais pas Hydro-Québec », a-t-elle estimé lors de l’étude des crédits du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Elle affirme avoir laissé de côté les conseils de CGI et de Bell Canada. 

« Mais à la Banque de Montréal, je n’ai pas démissionné, parce qu’il n’y a aucun conflit d’intérêts. [...] Si je sentais que j’étais en conflit, vous savez ce que je ferais ? Je démissionnerais d’Hydro-Québec. »

  • Écoutez Pierre Nantel et Benoît Dutrizac sur QUB radio: 

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Nous en avons pour notre argent

Mais selon le député libéral Saul Polo, les contribuables québécois s’attendent à ce que la patronne d’Hydro consacre toute son attention à son rôle de dirigeante.

« Je vais demander à n’importe qui de me suivre une semaine et ils vont voir que sur un taux horaire, les Québécois en ont pour leur argent », a-t-elle rétorqué avec ironie.

La dirigeante a le soutien du gouvernement caquiste. « On est conscient et on est confortable avec cette position-là », a pour sa part indiqué le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien.

Rappelons que Mme Brochu est la seule PDG d’une société d’État à être rémunérée par une autre entreprise. En siégeant au conseil de la BMO, elle touchera 225 000 $ en 2021. Son salaire comme dirigeante d’Hydro-Québec est de 580 000 $, à quoi peut s’ajouter un boni de performance de 290 000 $.

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