Brett Kulak, devenu un rouage important pour les Oilers, considère que la finale de 2021, avec le Canadien, l'a rendu meilleur


Jonathan Bernier
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EDMONTON | À l’époque où il portait l’uniforme du Canadien, Brett Kulak était surtout reconnu comme un défenseur de profondeur, un joueur de soutien.
En quatre saisons à Montréal, son temps de jeu moyen n’a jamais atteint les 18 minutes. Celui que le Tricolore avait acquis des Flames en retour de deux joueurs des ligues mineures était même laissé de côté à l’occasion.
Ça ne l’a pas empêché d’atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois de sa carrière, en 2021.

Malgré ce rôle plus limité à l’époque, il soutient que ce parcours éliminatoire inespéré lui a permis de se préparer pour ce qu’il vit depuis juin 2024.
«J’ai eu la chance de jouer en compagnie de très bons vétérans. J’ai pu voir comment ils se préparaient pour les matchs et avec quel niveau d’intensité ils compétitionnaient.»
Kulak parle ici d’Eric Staal, de Corey Perry, mais surtout de Shea Weber et de Carey Price.
«J’étais dans la mi-vingtaine et j’essayais encore de m’imposer dans la ligue. Eux, c’était des gars dans la mi-trentaine qui poussaient encore tous les jours. J’ai beaucoup appris de la qualité des gars qui se trouvaient dans ce vestiaire. J’en suis vraiment reconnaissant.»
Un roc en défense
Trois ans et demi après la transaction qui l’a fait passer aux Oilers, le voici devenu l’un des rouages importants de la brigade défensive des Oilers.
«Il peut jouer à gauche et à droite. Tout ça en raison de son intelligence, l’a vanté Kris Knoblauch. C’est également un excellent patineur. Cette rapidité lui permet de surveiller l’adversaire de près, que ce soit un joueur physique ou rapide.»
On l’a bien vu au cours des séries éliminatoires. Utilisé sur la deuxième paire de défenseurs, il a permis aux Oilers de survivre à la perte de Mattias Ekholm, revenu au jeu lors du dernier match de la finale de l’Association de l’Ouest.
«Il a été un roc pour nous», a lancé, sans détour, Evan Bouchard, un homme de peu de mots.
Meilleur en série
En fait, il a été l’ombre des meilleurs attaquants adverses, d’Anze Kopitar, contre les Kings, à Mikko Rantanen, face aux Stars.
«C’est bien de savoir qu’il y a des gars dans ta formation qui jouent encore mieux en séries éliminatoires. C’est le cas de Brett, a soutenu l’entraîneur-chef des Oilers. C’est ce qu’on m’avait dit avant celles de l’an dernier et j’ai pu le constater. »
L’arrière originaire d’Edmonton est bien heureux de recevoir toutes ces fleurs, mais il est persuadé qu’il n’est pas le seul à rehausser son jeu pendant les séries éliminatoires.
«Je pense que pas mal tout le monde au sein de notre équipe le fait, a-t-il soutenu. Comment ne pas être excité pour ces matchs? C’est la quête pour te rendre en finale. Ce ne sont pas des matchs du mois de novembre avec encore un long bout de saison devant toi.»
Dire que tout ça vient possiblement de son séjour avec le Canadien.