Brandon Gignac: «Le but ultime est de passer en finale»
Le Rocket est de retour en finale d’association pour la première fois depuis le printemps 2022

Dave Lévesque
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Pour la deuxième fois en quatre saisons, le Rocket de Laval se retrouve en finale d’association de la Ligue américaine et il espère une meilleure fin.
«Il y a trois ans, on s’est aussi rendus en demi-finale et on a perdu dans le septième match, il faudrait passer cette ronde, ça serait le but ultime [de passer en finale], mais on va se concentrer sur le match numéro un», se souvient Brandon Gignac.
Le Repentignois est l’un des quatre joueurs de l’édition actuelle qui portaient alors les couleurs lavalloises en compagnie de Rafaël Harvey-Pinard, de Lucas Condotta et de Cayden Primeau.
En juin 2022, le Rocket s’était incliné 4 à 3 contre les Thunderbirds de Springfield dans une série serrée lors de laquelle les «T-Birds» avaient remporté tous les matchs impairs, tandis que le Rocket avait gagné les parties paires. Trois rencontres avaient été décidées en prolongation.
Situations différentes
La présence de quatre vétérans de l’édition 2022 peut donner un coup de main à Pascal Vincent, mais il soutient que les deux situations sont différentes.
«Je peux peut-être me servir un peu de leur expérience, mais c’est une équipe qui était différente, qui était un peu plus vieille si je me rappelle bien. Toute expérience qui a été vécue dans le passé va être utile dans le carré d’as.»
Cayden Primeau a disputé 14 des 15 matchs du Rocket lors des séries 2022, lors desquelles il a présenté une moyenne de 2,17 et un taux d’efficacité de ,936 avec une fiche de 9 victoires et 5 défaites.
«Nous n’avions pas beaucoup d’expérience en séries dans cet édifice [Place Bell], se souvient le gardien de 25 ans. Maintenant, certains d’entre nous l’avons et c’est important de pouvoir l’utiliser afin d’avoir un petit avantage. J’ai aussi l’impression qu’on a plus de profondeur et que nous sommes un peu plus talentueux cette année et c’est un peu fou d’y penser parce qu’on avait une très bonne équipe.»
Un test
Rafaël Harvey-Pinard est désormais un vétéran selon les standards de la Ligue américaine avec ses 26 ans. Il n’a pas oublié la sensation que laisse une élimination à un gain de participer à la finale, surtout qu’il a déjà goûté à la victoire parce qu’il a remporté la coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda en 2019.
«C’est important pour tous les gars ici de voir comment on va réagir à ça. Ça n’arrive pas toutes les années d’avoir la chance de se rendre aussi loin en séries, il faut en profiter pour montrer ce que tu es capable de faire.»
Il ne tient qu’aux vétérans d’entourer les jeunes afin qu’ils restent calmes dans toutes les situations. Mais Pascal Vincent n’est pas préoccupé par les réactions de ses jeunes joueurs dans une nouvelle situation inconnue.
«Ça n’a pas été un problème tout au long de la saison. Peut-être que ça le sera cette fois-ci, mais jusqu’à maintenant, il y a cette confiance tranquille qui nous fait croire qu’on peut jouer contre n’importe qui, peu importe notre âge.»