Brad Marchand: un malcommode facile à aimer
Il a atteint le plateau des 1000 points dans la LNH

Dave Lévesque
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SUNRISE | Même si c’est le 13 novembre dernier que Brad Marchand a atteint le plateau des 1000 points dans la LNH, c’est mardi contre le Canadien que les Panthers l’ont souligné.
La petite peste des Panthers, qui est un vrai gentleman en dehors de la patinoire, pointe au 94e rang des pointeurs de la LNH avec 1024 points avant la rencontre de mardi et il va poursuivre son ascension, lui qui compte 44 points en 37 rencontres. Tout ça à 37 ans et à sa 17e saison. Dire que le choix de troisième ronde des Bruins en 2006 ne croyait pas l’exploit possible.
«C’est tellement un gros jalon, a-t-il soutenu dans une mêlée de presse seulement deux heures avant le match. Ton rêve est de jouer un match dans la LNH et je n’ai jamais vraiment pensé à ce que ça prenait pour atteindre cette étape. Tu espères de pouvoir t’y rendre et ensuite, tout ce qui te préoccupe c’est de pouvoir rester aussi longtemps que tu le peux.
«Même après dix ans, je ne croyais pas que c’était possible. J’ai atteint un point où je me suis dit que si je pouvais rester en santé pour encore quatre ou cinq ans, ça serait peut-être possible.»
Perdurer
Marchand en est à son 1138e match en carrière contre le Canadien, mais il a vite compris qu’il devrait se retrousser les manches.
«J’ai obtenu mon premier point à mon premier match et je pensais que ça serait plus facile, mais ça m’a pris peut-être 25 matchs pour en obtenir un deuxième. Je me disais que ce n’était pas très difficile, mais le réveil a été assez dur par la suite, j’ai compris à quel point c’était difficile de jouer tous les soirs dans cette ligue.
Marchand a notamment été retourné dans la Ligue américaine lors de sa première saison et il aura fallu un moment clé, sept ans plus tard, pour qu’il comprenne qu’il faisait partie de l’élite de la LNH.
«En 2016, j’ai joué à la Coupe du monde. Je croyais qu’il y avait plusieurs joueurs meilleurs que moi. Je savais que j’étais un bon joueur, mais je ne me considérais pas comme un joueur d’élite avant de jouer avec eux à ce tournoi. J’ai compris que j’avais ma place.»
Du respect
Aussi détestable soit-il pour ses adversaires et les partisans des autres équipes, Brad Marchand obtient le respect partout dans la ligue. Quand on a demandé à Brendan Gallagher s’il pouvait nous parler de lui, que ce soit positif ou négatif, il a rigolé.
«J’ai beaucoup de choses positives à dire au sujet de “Marchy”. Il joue dur, il joue de la bonne façon, c’est un gagnant, un coéquipier très aimable et il est difficile à affronter. C’est l’un de ces joueurs qui rendent leur équipe meilleure. On a vu l’impact qu’il a eu en Floride.»
Martin St-Louis, qui était l’idole de Marchand quand il était jeune, a eu «la chance» de jouer contre lui et il a reconnu qu’il haïssait ça tout en admettant que c’était le genre de joueur qu’il aurait voulu avoir dans son équipe.
«Il a tout mérité dans sa carrière, rien ne lui a été donné. Il a prouvé de bonne heure qu’il avait sa place et il n’est pas arrivé comme un gars de première ligne. Il a amélioré sa chaise d’année en année. Quand il jouait sur la quatrième ligne, il était fatigant aussi et il n’a pas perdu cette identité même comme joueur de premier plan.»