Botté d’envoi dans la NFL: une revanche attendue entre Ravens et Chiefs


Stéphane Cadorette
Partager
Le 28 janvier dernier, les Chiefs battaient les Ravens 17 à 10 en finale de la Conférence américaine pour filer au Super Bowl. Sept mois plus tard, les deux équipes se retrouvent pour un match revanche afin de lancer la saison et c’est à se demander si Lamar Jackson et sa bande peuvent mettre fin à leur mauvais sort.
• À lire aussi: Mission: Impossible: les Chiefs peuvent-ils devenir les premiers à gagner trois Super Bowl de suite?
En fait, ce serait plus juste de dire que les Ravens ont couru après le trouble en janvier. Déconnectés de leur identité, ils ont laissé filer une occasion en or, chez eux à Baltimore. Depuis, la même question sur Lamar Jackson revient et revient et revient.
Peut-il gagner le gros match?
Bien sûr que Jackson fait partie des meilleurs quarts de la ligue, n’en déplaise à ceux qui lui cherchent des poux. N’empêche que, même si on ne gagne rien en septembre, ce serait un bon pas de battre les Chiefs dès ce match en lever de rideau pour calmer les excités.
Des matchs difficiles

En cinq matchs en carrière, Jackson n’a battu qu’une fois les Chiefs. Encore là, la responsabilité de battre les Chiefs ne lui incombe pas à lui seul. Reste qu’il n’a pas souvent été au mieux de sa forme dans ces chocs au sommet, depuis 2018.
Une seule fois Jackson a réussi plus de 55% de ses passes. Il a aussi été victime de sept revirements et de 14 sacs du quart lors de ces cinq rencontres. Au passage, il n’a lancé que cinq passes de touché.
À titre comparatif, Mahomes a effectué 72,8% de ses passes, dont 13 pour des touchés, avec seulement deux interceptions.
C’est peut-être injuste de réduire la comparaison à Mahomes et Jackson, mais pour battre les Chiefs, ton quart-arrière doit exceller. À ce jour, Jackson ne l’a pas été, loin de là.
Vive le roi!

Les stratèges offensifs des Ravens doivent aussi se regarder dans le miroir. Lors du match de finale de conférence, ils ont confié le ballon à leurs porteurs un grand total de six fois. Quand une équipe est basée sur le jeu physique comme les Ravens, c’est d’une absurdité sans nom.
Mais voilà que la donne change. Ce n’est plus avec une collection de porteurs de deuxième ordre que les Ravens s’en vont en guerre, mais avec le roi Derrick Henry. Il est le candidat parfait pour réorienter les Ravens vers leur véritable identité.
En carrière avec les Titans, Henry a accumulé en moyenne 112 verges au sol (5,7 par portée) face aux Chiefs, avec six touchés en quatre matchs.
Il est l’arme parfaite pour de longues possessions qui laissent le redoutable Mahomes poireauter sur le banc. Et si les Chiefs mettent toutes leurs billes pour le freiner, c’est là que Jackson aura davantage le loisir de gambader.
Vous l’avez lu dans mes prédictions de début de saison, je favorise les Chiefs pour remporter un troisième Super Bowl de suite. Or, le début de leur quête ne sera pas de tout repos face à des Ravens assoiffés de vengeance, même si Lamar Jackson dit que c’est un match comme un autre. Ne croyez jamais de tels clichés!
MA PRÉDICTION: Ravens 20 Chiefs 19
DANS LE MONDE DE LA NFL...
Un vendredi brésilien
Pour la première fois de l’histoire, la NFL présentera un match au Brésil, ce vendredi soir, lorsque Sao Paulo sera le théâtre d’un excellent duel entre Packers et Eagles. Puisque le taux de violence est élevé dans ce pays, les joueurs des Eagles auraient été avisés par la direction de l’équipe qu’ils ne devraient pas quitter leur hôtel. Le demi de coin Darius Slay a même interdit à sa famille d’assister au match et a indiqué que l’idée d’un match au Brésil le répugnait. Une prédiction? Victoire des Packers et tout le monde reviendra sain et sauf.
Pearsall le miraculé
Le receveur recrue des 49ers, Ricky Pearsall, a littéralement survécu par miracle, selon le directeur général John Lynch, à l’attaque par balle dont il a été victime lorsqu’il a fait avorter une tentative de vol dans un dépanneur. La balle lui a transpercé la poitrine pour ressortir par son dos. Il se porte tout de même «remarquablement bien», d’après Lynch, qui assure qu’on le verra en action cette saison. Sur la liste des blessés, il ratera au minimum quatre matchs.
Absent de taille chez les Jets
Les Jets ne misent toujours pas sur l’une de leurs grosses acquisitions de la saison morte, le chasseur de quarts-arrières Haason Reddick. Il fait toujours la grève pour un nouveau contrat et il est étonnant que les Jets aient négocié pour ses services sans les bases d’une entente au préalable. Sera-t-il là lundi soir face aux 49ers? «À ce stade, sa présence, ce serait comme de trouver de la monnaie dans le divan», a imagé l’entraîneur-chef Robert Saleh.