«Bonsoir, elle est partie»: l’expression qui est née de rien et qui est devenue mythique

Jessica Lapinski
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Le cœur de Rodger Brulotte débordait de joie lorsqu’il se faisait aborder par la phrase qui a contribué à le rendre célèbre : « Bonsoir, elle est partie ! » « Je suis tellement choyé. Tu n’imagines pas, chaque jour, combien de fois on m’aborde encore en me disant », disait-il il y a deux ans.
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Mais comment est née cette fameuse expression, que Rodger criait au micro quand il décrivait un circuit durant un match de baseball ?
C’est sorti spontanément de la bouche du commentateur, en 1983. Et pourtant, la rencontre durant laquelle il l’a dite la première fois était disputée en... après-midi.
Ne sachant pas à ce moment que la phrase passerait à la postérité, son complice Jacques Doucet n’avait pas manqué de lui souligner.
« Tu ne peux pas dire « bonsoir », Rodger, on est en après-midi », avait soulevé Doucet.
« Jacques, quelque part dans le monde, c’est le soir ! » avait rétorqué Brulotte.
Ses autographes et sa boîte vocale
Plus tard, sous les conseils d’Harry Carray, l’une des plus grandes voix de l’histoire du baseball, Rodger Brulotte a commencé à écrire « Bonsoir, elle est partie » quand il signait un autographe.
« Un spectateur m’a demandé un autographe. J’ai signé mon nom et avec ses grosses lunettes, Harry m’a dit : c’est quoi ça Rodger ? C’est quoi ta phrase quand il y a un circuit ? » avait raconté Brulotte au Journal.
« J’ai dit : Bonsoir elle est partie ! Il a dit : « Bon, alors, c’est ça que tu signes. »
C’était aussi le message que l’on entendait quand on l’appelait et que l’on tombait sur sa boîte vocale. Parfois, des gens lui téléphonaient et lui demandaient de ne pas répondre, « juste pour l’entendre », avait aussi conté Brulotte.