Bon départ pour le Rouge et Or au championnat canadien de soccer féminin à Halifax


Richard Boutin
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Dans un scénario identique à celui de la finale provinciale face aux Carabins de l’Université de Montréal, le Rouge et Or de l’Université Laval a amorcé le championnat canadien de soccer féminin en remportant son premier match en fusillade, jeudi, à Halifax.
Pour un deuxième match consécutif, la gardienne Anne-Marie Laroche a sauvé la mise dans la victoire de 1-0 face aux Spartans de Trinity Western.
Au 5e tir de pénalité, le Rouge et Or tirait de l’arrière 4-3, mais Laroche s’est dressée devant la tireuse des médaillées de bronze dans l’Ouest. Megan Darchen a créé l’égalité.
Après un autre arrêt de Laroche, Mathilde Lachance a tranché le débat en inscrivant le but vainqueur. Le Rouge et Or accède ainsi à la demi-finale face aux Gee Gees d’Ottawa, qui ont liquidé les Vikes de Victoria par la marque de 5-0. Le match aura lieu vendredi après-midi.
«On accepte le scénario, mais on aimerait gagner plus facilement, a résumé l’entraîneur-chef David Desloges avec le sourire. C’est stressant. Comme à Montréal, Anne-Marie nous a gardés dans le match.»
Victoire à saveur de revanche
En plus d’ouvrir les portes du carré d’as, cette victoire avait une saveur spéciale pour le Rouge et Or. «On a pris notre revanche alors que Trinity Western nous avait battus en demi-finale l’an dernier pour nous faire subir notre seule défaite de l’année, a souligné Desloges. Cette défaite est passée de travers alors que nous avions accordé deux buts en trois minutes sur des coups de pied de coin. C’est l’une de leurs forces et on a bien négocié cet aspect cette fois-ci.»
La défensive du Rouge et Or n’a accordé qu’un but à ses trois dernières parties. «En cours de saison, on donnait beaucoup de buts, mais on a bien resserré notre défensive, a expliqué Desloges. Les buts sont difficiles à acheter en éliminatoires et ça nous donne une chance de gagner à toutes les parties.»
Encore de l’énergie
Le Rouge et Or aura-t-il le temps de récupérer avant de se frotter aux championnes de l’Ontario, qui ont eu un premier match très facile? «Sauf au national, on ne joue pas deux parties en deux jours pendant la saison, mais nous avons des ressources pour rentrer, a assuré Desloges. Les filles ont déjà vécu cette situation et elles auront le temps de récupérer. On est capable d’offrir une performance plus intense et de rebondir plus fort. Je suis confiant.»
Le Rouge et Or et les Gee Gees croisent le fer une fois par année lors de la saison intérieure puisqu’Ottawa évolue dans le RSEQ. «On les connaît, a précisé Desloges, et on sait que c’est une très bonne équipe avec plusieurs filles dangereuses.»