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Bon départ pour Dubreuil en Norvège

Le patineur de vitesse Laurent Dubreuil est monté sur la première marche du podium à l’épreuve du 500 m, jeudi, en Norvège.
Le patineur de vitesse Laurent Dubreuil est monté sur la première marche du podium à l’épreuve du 500 m, jeudi, en Norvège. Photo AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2022-03-04T03:08:20Z
2022-03-04T03:44:30Z

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Laurent Dubreuil occupe le premier rang au classement cumulatif après la première journée du championnat mondial sprint de patinage de vitesse longue piste disputé à Hamar en Norvège.

Dubreuil a débuté en force, jeudi, en remportant le 500 m en vertu d’un chrono de 34 s 58. Comme ce fut le cas à Pékin lors des Jeux olympiques, le patineur de Lévis a commis un faux départ, mais il n’a pas été ennuyé et il est parti en flèche lors du second appel.

Dubreuil a enchaîné avec une troisième position sur 1000 m. Après deux épreuves, il profite d’une avance de 0,17 point sur le Néerlandais Thomas Krol qui a terminé au premier rang sur 1000 m, épreuve où l’on retrouvait les trois mêmes médaillées qu’aux Jeux.

« J’aimerais avoir une plus grosse avance, mais j’ai connu deux bonnes courses et je me retrouve là où je souhaitais être, a-t-il résumé. Ça va se jouer demain [vendredi] et j’ai hâte de patiner dans la même paire que Krol au 500 m ».

« Mon 500 m a été meilleur que celui aux Jeux, même si mon temps est plus lent, de poursuivre le médaillé d’argent du dernier mondial sprint en 2020. J’ai fait une bonne course, mais la glace est significativement plus lente ici. Mon départ était vraiment bon et je n’ai pas été dérangé par mon faux départ en réussissant un temps d’ouverture de 9 s 59 sur 200 m. Contrairement à Pékin où mon faux départ était assez imaginaire, je n’étais pas immobile et je savais qu’il serait appelé. »

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Une bonne avance

S’il ne détient qu’une priorité de 0,18 point sur Krol, Dubreuil a toutefois creusé un écart important avec les autres prétendants au podium. Au troisième rang, le Néerlandais Kai Verbij accuse 0,3 point de retard sur le Québécois. Le Norvégien Harvard Homefjord Lorentzen pointe en quatrième place à 0,65 alors que le Polonais Piotr Michalski n’est plus dans le coup après avoir connu un 1000 m difficile, lui qui avait terminé au quatrième rang à Pékin. Même chose pour le champion en titre, le Japonais Tatsuya Shinhama qui a peiné au 1000 m après avoir terminé au deuxième rang sur 500 m.

« Kai n’est pas sorti de la course, mais ça va être difficile de me rattraper si je ne commets pas d’erreurs majeures, a expliqué Dubreuil. Ce n’est pas impossible de revenir de l’arrière, mais il aura besoin de connaître sa meilleure journée de la saison. Je ne l’ai pas battu souvent dans ma vie au 1000 m ».

Surprise 

Médaillé d’or à Pékin sur 1000 m et d’argent sur 1500 m, Krol a surpris Dubreuil au 500 m en signant un chrono de 35 s 10. 

« Krol m’a impressionné, a souligné le médaillé d’argent des Jeux de Pékin au 1000 m. Il a été plus rapide que je pensais au 500 m. Il a réussi deux belles courses et il a notamment établi un record de piste sur 1000 m. Il a profité d’une bonne paire alors que, de mon côté, Michalski a cassé au 1000 m et je n’ai pas pu profiter de son aspiration. Ça va être une belle bataille pour la dernière journée. »

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Les mesures contre les Russes et les Bélarusses ont privé le plateau de quelques patineurs, notamment Viktor Mushtakov qui avait des chances légitimes de podium au cumulatif. Les Coréens et les Chinois ne sont pas présents alors qu’un Britannique et un Estonien sont en isolement en
Norvège après avoir contracté la COVID-19.

Médaillés d’or et de bronze respectivement à Pékin sur 500 m, Gao Tingyu et Cha Min Kyu n’auraient pas été en mesure de se battre pour un podium au cumulatif parce qu’ils n’ont pas un niveau suffisant sur 1000 m.

Le Mondial courte piste confirmé à Montréal 

L’International Skating Union (ISU) a confirmé que le Championnat mondial de patinage de vitesse courte piste allait se dérouler du 8 au 10 avril comme on l’écrivait dans notre édition de jeudi.

Le comité organisateur a obtenu le feu vert de l’ISU, jeudi matin, lors d’une rencontre virtuelle. L’organisme qui chapeaute le patinage sur la scène internationale a accepté de repousser l’événement, initialement prévu du 18 au 20 mars.

Il restait un élément à régler sur lequel le comité organisateur n’avait aucun contrôle, mais l’ISU a fait preuve de souplesse.

« Il restait un gros caillou concernant les vaccins acceptés au Canada, mais l’ISU a accepté que les patineurs kazakhs ne puissent peut-être pas participer au Mondial parce que leur vaccin n’est pas accepté au Canada, a expliqué le directeur général de la Fédération de patinage de vitesse du Québec (FPVQ) Robert Dubreuil. Après vérification, on a constaté que les équipes de relais du Kazakhstan n’étaient pas qualifiées pour le Mondial et qu’il y avait seulement deux hommes et deux femmes qui l’étaient. »

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La guerre chamboule les plans

Les Kazakhs auraient reçu le vaccin Spoutnik, qui n’est pas reconnu au Canada. L’ISU tenait mordicus à ce que tous les pays puissent participer au mondial et avait ouvert un nouvel appel de candidatures, mais la guerre en Ukraine a chamboulé leurs plans.

« L’ISU se disait prête à payer les dépenses engendrées par la quarantaine, mais cette solution ne tenait pas la route, a expliqué Dubreuil. Si tu n’as pas un vaccin reconnu au Canada, tu ne peux pas entrer au pays. La quarantaine ne s’applique pas. Sur le plan sportif, ça ne faisait pas de sens de passer deux semaines isolé dans ta chambre avant de participer au championnat. »

Patinage de vitesse Canada (PVC) tentera d’aider les patineurs qui n’ont pas le vaccin adéquat.

« PVC pourrait leur envoyer des doses du vaccin Johnson (une seule dose est nécessaire) qu’ils pourraient recevoir 14 jours avant leur arrivée au Canada, a souligné Dubreuil. Nous allons faire des efforts, mais l’ISU n’avait pas le choix de revenir sur sa décision sinon il n’y aurait pas eu de Mondial. Ça serait plate qu’il y ait des absents pour cette raison, mais on ne peut rien y faire. »

Le Mondial constituera la première compétition internationale en courte piste présentée au Canada depuis janvier 2020 alors que Montréal avait été l’hôte de la Coupe des Quatre Continents. Après 2002, 2014 et 2018, c’est la quatrième fois que la métropole accueillera le mondial immédiatement après les Jeux olympiques.

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