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«Bon Cop Bad Cop»: Le fils de Patrick Huard et Anik Jean fait des révélations sur son rôle surprenant dans la série télé

«Bon Cop Bad Cop» dès 2026 sur Crave

Marjolaine Simard

2025-08-14T10:00:00Z

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Nous avons rencontré Anik Jean et son fils, Nathan Jean-Huard, qui incarnera Elliot dans la série télé Bon Cop Bad Cop, alors que le tournage battait son plein le 6 août dans un bureau en hauteur du 1000, de la Gauchetière, au cœur du centre-ville de Montréal. Ce projet, qui fait déjà beaucoup jaser, prend des allures de belle aventure familiale, réunissant non seulement père, mère et fils, mais aussi plusieurs de leurs amis et collaborateurs de longue date.

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Anik, tu es très impliquée dans la très attendue série Bon Cop Bad Cop...

Oui! En fait, je porte trois chapeaux : je réalise la série, je la produis... et j’en compose aussi la musique.

La série se déroule en partie en Gaspésie, là où tu as grandi...

Oui, on a tourné littéralement à 10 minutes de chez moi! C’était vraiment, vraiment le fun. Et ce qui m’a profondément touchée, c’est l’accueil qu’on a reçu de la Première Nation Micmac de Gesgapegiag, où on est allé tourner. Toute l’équipe a ressenti une sorte de buzz en les rencontrant. Moi, j’ai un lien très fort avec cette communauté depuis plus de 30 ans. Quentin Condo, notre conseiller à la scénarisation, c’est un de mes amis proches depuis que j’ai 18 ans. Pouvoir les impliquer dans Bon cop, Bad cop, ça m’a rendue tellement heureuse! Ce sont des gens d’une grande générosité, et ils nous ont accueillis à bras ouverts.

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Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Vos amis micmacs connaissaient bien les films?

Ce qui est flyé, c’est que Bon Cop Bad Cop, c’est vraiment un film culte, même dans les communautés autochtones. Ils étaient déjà fans! Donc de les inclure dans le projet, ils ont vraiment trippé. Quand on est revenus à Montréal, toute l’équipe était un peu sur un down... On aurait voulu tout tourner là-bas!

Et pour la série, vous avez décidé d’intégrer un personnage de policier autochtone...

Oui, je trouvais ça important d’amener cette perspective-là. L’arrivée d’un troisième policier, autochtone, ajoute une autre dimension au récit.

Comment cette idée est-elle née?

Patrick y pensait depuis longtemps. Et un jour, on brainstormait en pêchant sur la rivière Cascapédia avec Quentin. On se disait: «Hé, ce serait cool qu’il y ait un policier autochtone...» On jasait de ça entre deux prises de canne à pêche, et finalement c’est devenu réalité. On peut dire que la pêche a été bonne!

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Quentin semble très présent dans ta vie...

Oui, vraiment. Il fait partie de mon parcours. Je l’ai connu parce qu’à l’époque, j’allais pêcher à la pourvoirie de ses parents, sur la réserve. Mon père était ami avec ses parents. Et sa mère a été comme une deuxième mère pour moi à une époque. Aujourd’hui, mon fils, Nathan, joue avec ses fils! C’est fou. Pour le tournage, je tenais à ce que toute l’équipe comprenne comment on allait travailler avec les communautés. Quentin a eu accès à tous les scénarios, il a participé aux dialogues, et il joue même un petit rôle dans la série. Vous ne le savez peut-être pas, mais ces communautés ont un méchant bon sens de l’humour... Vous allez voir, ça va être drôle!

Comme le tournage avait lieu à deux pas de chez toi à Maria, j’imagine que vous en avez profité...

Oh, que oui! La gang est venue chez moi quelques fois, on s’est fait du fun. Quand on avait des journées off, on en profitait. C’était vraiment spécial de travailler chez soi, apaisant aussi. Tout ça nous a liés. L’équipe est devenue super proche.

Le tournage vous a aussi fait pas mal voyager...

Oui! Après la Gaspésie, on est allés à Québec, puis à Wendake. Quentin nous a encore épaulés, mais là-bas on avait aussi une super conseillère wendate, Mélanie Vincent. Et là, on termine à Montréal.

As-tu déjà commencé à travailler sur la trame sonore?

Pas encore! Peu de gens le savent, mais la musique se fait toujours après le tournage, en parallèle avec le montage. Elle doit suivre le rythme des images. J’ai composé celle de mon film Les hommes de ma mère, et aussi celle de Bon Cop Bad Cop 2. Pour moi, créer de la musique sur image, c’est instinctif, comme un sixième sens. Mes vidéoclips étaient très cinématographiques, parce que ma musique l’est aussi. Les deux vont ensemble. J’adore ça.

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Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Et ton fils, Nathan, joue dans la série!

Oui! Il incarne Elliot, le voisin et seul ami de David Bouchard, le personnage de Patrick. Mon fils est ici aujourd’hui, si vous voulez lui parler de son expérience...

Quelques instants plus tard, Nathan Jean-Huard nous accordait généreusement une entrevue pour parler de son expérience dans Bon Cop Bad Cop. À treize ans et demi, le fils d’Anik Jean et de Patrick Huard marche visiblement dans les pas de ses parents, avec une aisance désarmante. Éloquent, curieux et passionné par le milieu des arts, il nous a rapidement transmis son enthousiasme pour ce projet d’envergure... auquel toute la famille participe!

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Nathan, parle-nous de ton personnage...

Oui, bien sûr! Mon personnage s'appelle Elliot. C’est le voisin de David Bouchard incarné par mon père, et dans la série, on comprend vite que David n’a pas vraiment d’amis. Elliot, c’est un peu le seul avec qui il passe du temps. On est comme des chums: on joue au basket, on se taquine, on niaise. C’est une drôle d’amitié, mais ça marche. Disons que David est un peu bébé... (rires)

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Tu joues le meilleur ami de ton propre père. Comment c’était?

Pour vrai, c’était plus simple que ce que les gens pourraient penser. Mon père et moi, on a déjà une relation qui va au-delà de juste père et fils. On passe notre temps à se gosser, à se taquiner, donc c’était parfait pour nos personnages. En plus, on improvisait beaucoup. Oui, on avait appris nos lignes la veille, mais c’était pas un texte super rigide. On avait de la liberté pour s’amuser. C’est pour ça que j’espère vraiment qu’ils vont me rappeler pour la deuxième saison s’il y en a une!

Dominic Gouin / TVA Publications
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On sent que tu commences à prendre de l’expérience comme comédien...

Un peu, oui! J’ai eu un petit rôle dans le film de ma mère, Les hommes de ma mère, et j’ai joué le méchant dans un court métrage qui s’appelle Sois sage. J’ai aussi participé à Lost Soul. Maintenant, je suis dans une agence pour pouvoir décrocher d'autres rôles. À l’école, je fais tout ce que je peux pour me rapprocher de ce milieu-là. J’adore l’art dramatique, j’aime tout ce qui touche au cinéma. Et surtout, j’ai vraiment du fun en impro. C’est super naturel pour moi.

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Tu fais de l’impro à l’école?

Oui! En secondaire un, je m’étais inscrit au programme d’impro qui se déroulait le midi. Je savais que l’année suivante, une fois en secondaire deux, ça devenait plus sérieux, avec des tournois les mardis soirs. Même si j’étais encore en secondaire un, j’ai reçu un courriel du coach d’impro de l’école: «J’ai entendu dire que t’es bon en impro. Tu veux venir dans la ligue?» J’étais tellement content!

Tu suis un peu les traces de ton père, qui a beaucoup joué dans sa jeunesse et qui a recommencé à jouer dans la LNI cette année...

Oui, et le plus drôle, c’est qu’on a eu un match en même temps, à la même heure. Et on a tous les deux reçu l’étoile du match!

Dominic Gouin / TVA Publications
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Tes deux parents sont connus. Comment vis-tu cela?

C’est le fun, c’est cool... et c’est aussi super pratique! Comme je veux, moi aussi, faire partie de ce monde-là, vivre avec eux, c’est idéal. Je peux leur poser plein de questions et avoir des réponses directes. En plus, j’ai accès aux plateaux de tournage pour voir comment ça se passe pour vrai. À la maison, je joue aussi de la musique, comme ma mère. Je joue du piano depuis 2021 et je commence la guitare... mais je ne chante pas encore. Pour l’instant, c’est vraiment l’impro qui me passionne le plus.

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Une partie de la série a été tournée en Gaspésie. Tu as un lien spécial avec cette région?

Ah, j’aime tellement la Gaspésie! J’ai des amis vraiment cool là-bas, les gens sont super gentils. Pour vrai, je trouve que c’est un des endroits les plus chill au Québec. C’est relax, c’est beau... j’adore.

Et l’humour, ça t’intéresse aussi?

Oui, vraiment! J’adore faire des jokes, j’en fais tout le temps en classe. (rires) Je tourne aussi des petits sketchs où je joue plusieurs personnages, avec des costumes différents. Je fais le montage moi-même. J’aimerais beaucoup devenir réalisateur. Je fais aussi des films en stop-motion avec des Lego et de l’argile. Je ne les ai pas encore publiés, mais peut-être un jour!

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