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Bombardements israéliens meurtriers à Gaza, manifestation anti-Netanyahou à Jérusalem

AFP

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2024-06-18T09:06:16Z
2024-06-18T13:54:58Z

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L’armée israélienne a mené mardi des bombardements meurtriers dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza – les plus violents ayant touché la ville de Rafah dans le sud du territoire palestinien dévasté par plus de huit mois de guerre.

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Même si les frappes israéliennes et les combats ont baissé d’intensité depuis l’annonce dimanche d’une pause humanitaire dans une zone de Gaza, le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, a fait état d’au moins 25 personnes tuées ces dernières 24 heures dans les bombardements.

Réitérant leur appel à des élections anticipées en Israël, des milliers d’Israéliens ont manifesté lundi soir contre la conduite de la guerre par le gouvernement de Benjamin Netanyahou et en faveur d’un cessez-le-feu qui permettrait la libération des otages encore retenus à Gaza.

Ces derniers ont été enlevés lors d’une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre qui a déclenché la guerre, Benjamin Netanyahou jurant de détruire le mouvement islamiste palestinien au pouvoir à Gaza depuis 2007.

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Toute la nuit, le bruit d’explosions a été entendu à Rafah, cible d’intenses tirs d’artillerie, selon un correspondant de l’AFP sur place. Des affrontements ont opposé combattants palestiniens et soldats dans plusieurs quartiers.

Dans le centre du territoire palestinien, où les quelque 2,4 millions d’habitants sont assiégés par l’armée israélienne, 13 Palestiniens ont été retirés, avant l’aube, des décombres de deux habitations touchées par des frappes israéliennes à Nousseirat (centre), a indiqué la Défense civile locale.

Des obus et des raids ont visé le camp de réfugiés d’Al-Bureij, de Deir El-Balah (centre) et de la ville de Gaza (nord), d’après des témoins. 

Le renseignement au courant? 

Le 7 octobre, des commandos du Hamas, infiltrés depuis Gaza dans le sud d’Israël, ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otage à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l’armée.

En riposte, l’armée israélienne a lancé une offensive de grande envergure sur le petit territoire surpeuplé de Gaza qui a fait jusqu’à présent 37 372 morts, la plupart des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas, mouvement considéré comme terroriste par l’Union européenne et les États-Unis.

Selon la radiotélévision publique israélienne Kan, des responsables du renseignement militaire israélien étaient au courant d’un rapport rédigé le 19 septembre par l’unité 8200, chargée des écoutes, détaillant un projet d’attaque du Hamas dont le but était de prendre plusieurs centaines d’otages en Israël.

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Malgré les multiples efforts et pressions de la communauté internationale, y compris des États-Unis (allié d’Israël), pour cesser les hostilités, la perspective d’un cessez-le-feu semble lointaine, les protagonistes campant sur leurs positions.

Netanyahou veut poursuivre la guerre jusqu’à la défaite totale du Hamas et la libération de tous les otages, alors que le mouvement palestinien exige un cessez-le-feu permanent et un retrait israélien total de Gaza. Un plan de trêve annoncé le 31 mai par le président Joe Biden est resté jusque-là lettre morte.

Selon un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat, des «dizaines» d’otages retenus à Gaza sont en vie. «Nous ne pouvons pas les laisser là-bas longtemps, ils vont mourir.»

«Tous! Maintenant!» ont scandé lundi soir des milliers d’Israéliens rassemblés près de la résidence de Benjamin Netanyahu et du siège du Parlement à Jérusalem, pour exhorter à un cessez-le-feu qui permettrait la libération des otages. 

«Situation grave» 

Dimanche, l’armée a annoncé jusqu’à nouvel ordre une pause quotidienne «de 8 h à 19 h» (5 h à 16 h GMT) afin de faciliter l’acheminement de l’aide dont les Gazaouis ont cruellement besoin.

La pause concerne un tronçon routier d’une dizaine de kilomètres, allant du passage de Kerem Shalom à l’extrémité sud d’Israël, jusqu’à l’Hôpital européen de Rafah un peu plus au nord.

Kerem Shalom est pour le moment l’unique passage pour le transfert de l’aide dans le territoire palestinien menacé de famine selon l’ONU.

L’ONU n’a pas fait état d’opérations d’acheminement ou de distribution d’aides dans Gaza depuis l’annonce de la pause. Des images de l’AFP montrent des aides chargées dans des camions à Kerem Shalom.

La guerre a entraîné l’ouverture d’un front à la frontière israélo-libanaise, où les échanges de tirs se sont intensifiés entre le Hezbollah libanais (allié du Hamas) et l’armée israélienne.

Arrivé à Beyrouth après un déplacement à Jérusalem, l’émissaire de Joe Biden, Amos Hochstein, a jugé «urgente» une désescalade entre Israël et le Hezbollah, parlant de «situation grave». Les États-Unis veulent éviter «une guerre à grande échelle», a-t-il dit. 

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