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Blinken se rend en Israël pour une visite de solidarité après l'assaut du Hamas

Agence France Presse

2023-10-11T19:01:12Z

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Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'envole mercredi pour Israël en signe de solidarité après un assaut sanglant et sans précédent du Hamas, Washington affichant un soutien sans faille à son allié au moment où l'État hébreu riposte dans la bande de Gaza.

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Le chef de la diplomatie américaine doit arriver jeudi en Israël pour cette visite éclair, au cours de laquelle il rencontrera probablement le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a promis d'implacables représailles à la «sauvagerie» du mouvement islamiste palestinien.

Le département d'État a annoncé que le nombre d'Américains tués en Israël était monté à au moins 22. La Maison-Blanche a par ailleurs indiqué que 17 Américains étaient portés disparus. Des ressortissants figurent également parmi les otages pris par le Hamas, mais leur nombre n'a pas été précisé.

Alors que les États-Unis appellent d'ordinaire à la retenue en cas de violences à l'étranger, le président Joe Biden et son administration ont clairement dit cette fois soutenir le droit d'Israël à une réponse écrasante.

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Sécurité d'Israël

M. Biden, qui a encore rappelé mercredi à M. Netanyahu que l'appui de Washington à son pays était «inébranlable», a même laissé paraître son émotion lors d'un discours la veille en parlant des violences.

«Il y a dans l'existence des moments (...) où le mal à l'état pur frappe le monde. Le peuple d'Israël vient de vivre l'un de ces moments, par les mains couvertes de sang de l'organisation terroriste Hamas», a-t-il dit mardi, flanqué de sa vice-présidente Kamala Harris et de M. Blinken après s'être entretenu avec M. Netanyahu.

La Maison-Blanche a par ailleurs indiqué mercredi, par la voix d'un de ses porte-parole, que les États-Unis étaient prêts «si nécessaire» à déployer un second porte-avions à des fins de dissuasion.

Selon le porte-parole d'Antony Blinken, Matthew Miller, le secrétaire d'État américain ne fera pas pression sur Israël et affichera au contraire la proximité de Washington avec M. Netanyahu, qui a par le passé eu des relations difficiles avec M. Biden et d'autres démocrates.

M. Blinken réaffirmera «la solidarité des États-Unis avec le gouvernement et le peuple d'Israël», a dit M. Miller.

«Il discutera également des mesures visant à renforcer la sécurité d'Israël et soulignera le soutien sans faille des États-Unis au droit d'Israël à se défendre», a-t-il ajouté.

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Des responsables américains ont toutefois tenu à préciser considérer que la lutte était dirigée contre le Hamas, pas contre le peuple palestinien, et les États-Unis ont salué mardi la décision de l'Union européenne de maintenir son aide au développement destinée aux Palestiniens.

Israël a coupé les approvisionnements en eau, en électricité et en nourriture à la bande de Gaza, territoire pauvre et exigu où s'entassent 2,3 millions de Palestiniens.

Après Israël, M. Blinken se rendra en Jordanie, un proche allié des États-Unis qui a signé un traité de paix avec l'État hébreu.

Tourner la page avec Netanyahu

Le fait que le Hamas ait pris des civils en otage et menace de les tuer complique encore davantage les options pour Israël et les États-Unis.

Par le passé, Joe Biden a critiqué M. Netanyahu pour la réforme très controversée du système judiciaire entreprise par son gouvernement très à droite, ainsi que pour la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie occupée.

Ces différends se retrouvent désormais au second plan.

Logan Bayroff, du groupe libéral et pro-Israël J Street, souvent critique à l'égard de M. Netanyahu, a salué le soutien de l'administration américaine à Israël après «l'un des massacres de civils les plus horribles où que ce soit au 21è siècle».

Mais il a aussi dit que Benjamin Netanyahu avait montré que «son héritage jusqu'ici était celui d'un échec total», et que l'administration américaine devait s'atteler à une solution de long terme à la question palestinienne.

«Le conflit israélo-palestinien reste l'un des conflits les plus meurtriers, les plus dangereux et les plus actifs de la région et, en fait, du monde entier, et résoudre ce conflit de front doit être une priorité élevée pour l'administration Biden», a-t-il affirmé.

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