Blake Wheeler, le joueur qui a quitté la LNH sans dire un mot


Kevin Dubé
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Blake Wheeler a joué 1172 parties dans la LNH, récolté 943 points. Il a représenté les États-Unis à quatre reprises (dont une fois aux Olympiques de 2014 à Sotchi) et a participé à deux reprises au match des étoiles de la LNH. Puis, il est disparu dans la brume.
Après une saison lors de laquelle les blessures l’ont ralenti, en 2023-2024, avec les Rangers de New York, Wheeler, 38 ans, ne s’est entendu avec aucune équipe du circuit Bettman.
Des rumeurs, lors du camp d’entraînement, le renvoyaient avec les Bruins de Boston, l’équipe avec qui il avait fait ses débuts dans la LNH en 2008, mais ça ne s’est jamais avéré.
Parce qu’au fond, les chances qu’on le revoit dans la LNH sont nulles. Il est retraité, il ne l’a juste pas dit.
«Je n’ai juste pas ressenti le besoin de l’annoncer publiquement, a mentionné l’Américain lors d’un entretien avec Le Journal, mercredi soir, en marge du Tournoi international de hockey pee-wee où il accompagne son fils, Louie, et les Whalers Junior du Connecticut. Je suis vraiment heureux de me retrouver avec ma famille et avec mes enfants. Je suis simplement bien et je disparais dans l’obscurité. Est-ce que je vais ressentir le besoin de le faire éventuellement? On verra. Mais pour le moment, je n’ai pas ressenti ce besoin.»
Une fin de carrière mouvementée
S’il est en paix avec le fait de ne plus jouer et d’être proche des siens, c’est notamment en raison du fait que la fin de sa carrière a été ponctuée de hauts et de bas.
Wheeler avait déjà révélé que son avant-dernière saison avec les Jets, en 2021-2022, avait été la pire de sa vie. La pression d’être le capitaine de l’équipe le consommait, petit à petit.
On lui avait ensuite retiré son «C».
«Ç’a été ma pire année, j’avais des attaques de panique avant chaque match. J’étais à un très mauvais endroit et j’étais devenu quelqu’un dont je ne suis pas fier», a-t-il notamment expliqué au Winnipeg Sun, en décembre dernier.
C’est pourquoi il tente de profiter de chaque moment qu’il peut passer avec sa famille, en tant que nouveau retraité.
«Ma priorité en ce moment est d’être un père. Quand tu joues au hockey, tu voyages vraiment beaucoup ce qui fait en sorte que ta vie, ainsi que celle de ta famille, est toujours dictée par le fait que tu n’es pas là. Je veux me concentrer à être à la maison, profiter de la jeunesse de mes enfants. Ensuite, on verra si ça mène à quelque chose. J’aime encore ce sport, je vais continuer d’y être impliqué de quelconque façon et on verra si ça devient quelque chose de plus officiel en fin de compte. La porte est ouverte, mais je ne suis pas pressé.»
Une petite virée à Montréal
Wheeler ira d’ailleurs à Montréal, samedi, avec son fils pour assister au match entre le Canada et les États-Unis, à la Confrontation des 4 nations.
«J’ai joué avec la moitié des gars dans l’équipe américaine et plusieurs du Canada aussi. J’ai eu la chance de jouer à la Coupe du monde en 2016 et l’atmosphère à Toronto était incroyable. De pouvoir faire vivre ça à mon fils, ce sera vraiment cool.»
Les matchs à l’affiche le 14 février
8h AHW de Pologne c. Nationals de Syracuse AA-Élites
9h15 Talent d’Hongrie c. Ravens de Semiahmoo AAA
10h30 Fury de SEFHA c. Équipe Chouettes Select Féminin
11h45 Ducs d’Angers c. Express 3 de Rive-Sud BB
13h National de Montréal c. Bulls de TriValley AA-Élites
14h15 Oilers de San Diego c. TPS Turku AA
15h30 Brûlers de Loups de Grenoble c. Mariniers de Sorel Sainte-Julie BB
16h45 Alliance de Floride c. Intrépide de l’Outaouais Féminin
18h Escouade des Îles-de-la-Madeleine c. Frontenac de Québec Nord-Est AA
19h15 Girls d’Angleterre c. Remparts du Richelieu Féminin
20h30 Mooseheads Junior d’Halifax c. Wolves de Roumanie AA