Défaite face aux Packers: il faut Bill Belichick pour sauver les Cowboys


Stéphane Cadorette
Partager
Les Cowboys qui l’échappent en séries, c’est devenu un événement récurrent qui fait partie des traditions de la NFL. Maintenant que Bill Belichick est disponible, cette équipe bourrée de talent, mais en totale perdition, devrait aller le chercher pour tenter de mettre de l’ordre dans la cabane.
• À lire aussi: Les Chiefs inébranlables face à dame Nature: la victoire face aux Dolphins a été acquise dans l’un des matchs les plus froids de l’histoire
• À lire aussi: Les Texans sont le futur de la NFL
La défaite de 48 à 32 face aux Packers, à Dallas, doit absolument être considérée comme un point de non-retour pour cette franchise qui n’a pas atteint la finale de conférence depuis 28 ans, en 1995.
L’entraîneur-chef Mike McCarthy montre maintenant un dossier de 11-11 en carrière en matchs éliminatoires. On parle ici d’un entraîneur qui a misé sur des quarts-arrières exceptionnels en Brett Favre et en Aaron Rodgers et sur un autre plus que correct en Dak Prescott.
Ce n’est pas normal, avec des clubs aussi paquetés, de ne pas faire mieux. Du balai, McCarthy! Amenez vite le grognon Belichick à Dallas! À bientôt 72 ans, il ne représente évidemment pas une solution à long terme, mais cette équipe regorge de talent et a besoin de quelqu’un qui fera marcher tout le monde dans la bâtisse les fesses plus serrées.
Le réflexe initial, c’est de se dire que le bourru entraîneur-chef ne pourrait jamais travailler avec un propriétaire à l’ego démesuré comme Jerry Jones. Pourtant, des informateurs crédibles mentionnent que Belichick admire Jones et le respecte. Sors le chéquier, mon Jerry, le temps est venu de s’élancer pour la clôture!
C’est de Super Bowl qu’une telle équipe devrait parler. Pas d’une banale victoire en séries! C’est simple, dans Lance et compte, Belichick aurait même été embauché à la mi-temps. Mais bon, en réalité, cette équipe est devenue tellement marquée par ses échecs des 20 dernières années que même Belichick ne trouverait peut-être pas la solution.

Un scénario qui se répète
Chaque année chez les Cowboys, c’est quelque chose de différent qui plombe les espoirs. Les Cowboys ont pourtant gagné 12 matchs lors des trois dernières saisons, une première pour eux depuis leur dynastie des années 1990.
La saison dernière, c’est l’attaque qui ne s’est pas présentée en marquant seulement 12 points face aux 49ers.
En 2021, c’est une course mal avisée de Dak Prescott, encore face aux 49ers, qui avait écoulé les dernières secondes au cadran.
Dans les années antérieures, il y a eu l’attrapé refusé à Dez Bryant. Il y a eu Tony Romo qui a laissé échapper une remise sur un botté de transformation.
La morale de l’histoire, c’est qu’il y a toujours quelque chose.
Un résultat dévastateur

Cette fois, les Cowboys affrontaient les Packers, une équipe qui a le vent dans les voiles, mais qui a quand même obtenu sa place en séries de peine et de misère.
La performance défensive des Cowboys a été littéralement à vomir.
L’attaque des Packers a inscrit 41 points (l’autre touché est venu d’une interception). Le quart-arrière Jordan Love a gambadé dans sa pochette protectrice comme Alice au pays des merveilles, subissant très rarement la pression des Cowboys.
Les jeunes receveurs, malgré leur manque d’expérience, se sont constamment retrouvés plus seuls au monde que des survivants postapocalyptiques dans des films de science-fiction.
Où était Micah Parsons? Où était DeMarcus Lawrence? Et que dire du coordonnateur défensif Dan Quinn? Ce résultat horrible lui coûtera-t-il sa chance attendue de redevenir entraîneur-chef, possiblement à Seattle?
Remarquez que cet effondrement ou un autre, c’est désormais dans l’ADN des Cowboys quand la pression monte. Rarement, toutefois, ont-ils offert une prestation aussi pathétique.
- Écoutez le segment sportif avec Jean-François Baril via QUB :
Bravo, Packers!
Chapeau aux Packers, qui, eux, n’ont pas croulé. C’est pourtant la quatrième plus jeune équipe dans l’histoire à s’être qualifiée pour les séries, avec une moyenne d’âge de 25,58 ans. C’est anormal que ce soit eux qui avaient l’air de vétérans.
Le quart-arrière Jordan Love a été intraitable et pour la première fois depuis l’adoption du format actuel des séries en 2020, une équipe classée septième dans la conférence a gagné. Il s’agissait d’une première victoire pour une équipe visiteuse à Dallas en 17 matchs.
Rectification, on devrait parler davantage que d’une victoire. C’est plutôt une retentissante fessée que les Packers ont donnée à l’équipe de 9 milliards et qui n’est plus celle de l’Amérique depuis déjà bien longtemps.
LES 3 ÉTOILES DU MATCH
Jordan Love

Le quart-arrière des Packers a été sublime à son premier départ en carrière en séries. Il a réussi 16 de ses 20 passes pour 272 verges et trois touchés. Love excelle pour rejoindre ses receveurs en décochant sur un seul pied. Après Favre et Rodgers, on s’enligne pour 15 autres années d’excellence à Green Bay.
JORDAN LOVE IS HERE
— PFF (@PFF) January 14, 2024
pic.twitter.com/k37mZBxjNq
Aaron Jones

Aaron Jones a le numéro des Cowboys et pas à peu près! Le porteur de ballon a gagné 115 verges au sol en plus d’inscrire trois touchés. Face à Dallas, en quatre matchs en carrière, il a inscrit neuf touchés. C’était son quatrième match de suite de plus de 100 verges par la course.
AARON. JONES.@Showtyme_33 scores again!#GBvsDAL | #GoPackGo
— Green Bay Packers (@packers) January 14, 2024
📺: FOX pic.twitter.com/0Ub9Blo4Oi
Darnell Savage

Les Packers détenaient déjà une bonne avance de 20 à 0 tôt dans le match, mais les Cowboys progressaient avec le ballon quand le maraudeur Darnell Savage a intercepté une passe pour la rapporter dans la zone des buts. Le genre de jeu qui casse les reins d’un rival.
DARNELL SAVAGE PICK-6. WOW.
— NFL (@NFL) January 14, 2024
📺: #GBvsDAL on FOX
📱: Stream on #NFLPlus https://t.co/Ut3BRhC2CE pic.twitter.com/ERbaOsRW08