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À son bilan de mi-saison, Kent Hughes s’est réjoui de la progression du Canadien: «On est probablement en avance sur l’échéancier»

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-06T15:00:00Z

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Kent Hughes s’est présenté devant les médias pour dresser son bilan de mi-saison avec un visage beaucoup plus radieux qu’à pareille date l’an dernier. On peut le comprendre. Avec une récolte de 52 points, son équipe est au cœur de la course pour une place en séries éliminatoires.

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  • Voyez le point de presse complet dans la vidéo ci-dessus.

En janvier 2025, elle venait tout juste de se relever d’un mois et demi de misère, qui l’avait vu flirter avec les bas-fonds du circuit.

Pas si mal pour une équipe que plusieurs hésitaient à placer en séries éliminatoires, à la suite de sa surprenante présence dans le tournoi printanier, en avril.

«On est probablement en avance sur l’échéancier», a lancé Kent Hughes, lorsque questionné à propos de la phase de reconstruction dans laquelle il se trouvait.

Si la formation montréalaise occupe cette position favorable, elle le doit à son attaque. Trois joueurs (Nick Suzuki, Lane Hutson et Cole Caufield) ont déjà atteint le plateau des 40 points. Du jamais-vu chez le Canadien depuis les années 1990.

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Toutefois, c’est sur la deuxième unité qu’on a assisté aux plus belles éclosions. Juraj Slafkovsky est méconnaissable depuis qu’il joue à la gauche d’Ivan Demidov et Oliver Kapanen.

«C’est vrai que le jeu a ralenti pour lui, mais je pense que c’est parce qu’il patine plus. Il a des deuxièmes et des troisièmes options parce qu’il est toujours en mouvement, a lancé Hughes. On est très heureux de sa progression. Avant, il y a des choses qu’on voyait de lui un match sur cinq. Puis, un moment donné, l’interrupteur s’est allumé.»

En ce qui concerne les deux compagnons de trio du Slovaque, si on attendait Demidov, personne n’aurait prédit que le Finlandais pointerait au deuxième rang du circuit chez les joueurs recrues.

«Je croyais en son potentiel, a soutenu le directeur général du Canadien. Pour apprécier Oliver, il faut regarder son jeu sans la rondelle, ce qu’il fait pour se rendre aux bons endroits.»

Une dernière chance pour Dach

La régularité et la stabilité de ce trio font en sorte que les besoins de l’équipe ont possiblement changé. Ce n’est plus d’un deuxième joueur de centre que le Canadien a besoin, mais d’un ailier pour compléter Caufield et Suzuki.

Voilà qui n’est pas une mauvaise chose, puisque dénicher un ailier de premier plan est un brin plus facile que de mettre la main sur un centre. Surtout dans un marché où la grande majorité des formations croient encore en leurs chances de participer aux séries éliminatoires.

«On a beaucoup de talent qui s’en vient, a déclaré le directeur général du Canadien. Si on parle pour cette année, il est peut-être trop tôt pour répondre à cette question.»

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En fait, s’il est trop tôt, c’est possiblement parce que la direction du Tricolore veut offrir une autre occasion à Kirby Dach d’occuper cette chaise. Il y a quelques saisons, l’Albertain s’était bien débrouillé dans ce rôle.

Sauf qu’il tente présentement de guérir d’une fracture au pied droit subie le 15 novembre. L’échéancier de six semaines est passé depuis une dizaine de jours.

«Le jour où il reviendra, on voudra que ce soit pour le reste de la saison. C’est la même chose avec [Kaiden] Guhle [qui était de retour à l’entraînement], a précisé Hughes. Si on était en séries, on les ferait revenir plus tôt. Mais on a assez de profondeur pour être prudent.»

L’heureux problème de Hughes

Il faut également souligner que le fait de se retrouver entre deux étapes faciles de reconstruction complique la tâche du directeur général.

Il a passé avec succès celle de remplir la banque d’espoirs de l’équipe, mais il n’a pas encore atteint celle d’en sacrifier quelques-uns pour aller chercher la pièce manquante de son casse-tête.

Il doit maintenant être plus prudent dans ces mouvements de personnel.

«C’est excitant de voir ces jeunes talents se joindre à nous, mais il ne faut pas oublier qu’on doit bâtir une équipe de hockey. Il faut maintenir l’équilibre entre ce qu’un nouveau joueur pourrait nous apporter et la chance qu’on pourrait donner à un jeune de se faire valoir.»

Le genre d’heureux problème que la direction de l’équipe n’a probablement pas eu depuis, certainement, le milieu des années 1990.

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