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Bilan de fin de saison des Islanders: Lou Lamoriello réitère sa confiance en Patrick Roy

Photo d'archives, Martin Alarie
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-05-03T19:33:13Z

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Au moment de l’embauche de Patrick Roy, le 20 janvier, Lou Lamoriello a offert à son nouvel entraîneur-chef un contrat de trois saisons. Même si son avenir semblait donc assuré, le directeur général des Islanders a tenu à éliminer rapidement le moindre doute.

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«Les deux gentilshommes que vous voyez devant vous seront de retour l’an prochain», a indiqué Lamoriello, devant un parterre de journalistes new-yorkais.

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

C’était jour de bilan pour les Islanders, éliminés en cinq rencontres face aux Hurricanes de la Caroline. Malgré la fin abrupte, il régnait tout de même une ambiance de satisfaction lors de ce dernier bain médiatique.

«Il y a eu beaucoup de positifs, mais la transition n’a pas été facile. Je prends le blâme pour ça, a lancé le vénérable homme de hockey. J’ai placé Patrick dans une position très délicate. En raison du moment tardif où il est arrivé, il n’avait pas beaucoup de temps pour faire les choses de la bonne façon.»

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«Ça crée beaucoup d’incertitude auprès des joueurs, qui n’ont pas eu le choix d’apprendre sur le tas, a poursuivi Lamoriello. Or, la façon dont nous avons terminé la saison et ce que nous sommes parvenus à faire pour participer aux séries, c’est incroyable. Je crois que c’est le point de départ de la prochaine saison.»

Au-delà des attentes

Lors de l’arrivée de Roy en poste, les Islanders se trouvaient à trois points d’une place en séries éliminatoires. La lutte avec les Capitals, les Flyers les Penguins et les Devils fut farouche. Les Islanders ont terminé la saison avec un dossier de 10-1-2 se qualifiant au 80e match de la campagne.

«Je ne crois pas qu’il aurait pu faire mieux que ce qu’il a fait, a louangé Lamoriello. Il a surmonté les attentes qu’on avait placées en lui, même si mes attentes étaient élevées.»

Venant d’un directeur général qui a 37 ans de métier dans la LNH, c’est une belle reconnaissance.

D’ailleurs, en homme de hockey expérimenté qu’il est, Lamoriello, qui célébrera ses 82 ans en octobre, voit « le gros portrait », comme disent les Anglais. Roy de son côté, voit plutôt la situation comme un travail inachevé. Du moins pour l’instant.

«Je trouve qu’on a tellement bien joué [contre les Hurricanes]. Quand même l’entraîneur-chef adverse vient te voir pour te dire que les matchs auraient pu aller d’un côté comme l’autre... Je pense la même chose», a soutenu l’ancien gardien du Canadien.

Un été occupé

Si on fait abstraction des buts inscrits dans un filet désert, tous les matchs, à l’exception du dernier, se sont terminés par la marge d’un seul but. Ce qui fait dire à Roy que son équipe à ce qu’il faut pour prétendre à se classer parmi les deux premières de la section Métropolitaine.

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«Nous avons affronté une équipe prétendante à la Coupe Stanley et on les a tenus. Tous les matchs étaient serrés, a-t-il soutenu. Je crois vraiment en ce groupe. Il y a du grand leadership, des joueurs qui ont faim de s’améliorer et qui aiment jouer pour cette concession.»

Les intentions sont bonnes, mais l’été qui s’amène pourrait bien dicter la suite pour la formation new-yorkaise. Quelques-uns des vétérans appréciés de l’équipe arrivent à la croisée des chemins. Cal Clutterbuck et Matt Martin, entre autres. Alors que d’autres gagnent peut-être un peu trop cher pour leur contribution.

Un été chaud attend Lamoriello.

Patrick Roy: «J’ai appris beaucoup»

Patrick Roy a soulevé quatre coupes Stanley dans le rôle de gardien de but. Il a gagné le trophée Jack-Adams à sa première saison derrière le banc d’une équipe de la LNH, au Colorado. À la tête des Remparts, il a remporté la Coupe Memorial à deux occasions.

Le succès, ça le connaît. Pourtant, il assure qu’à 58 ans, il a encore appris.

«C’était la première fois que j’arrivais en poste en plein milieu d’une saison, a-t-il rappelé aux confrères new-yorkais dans le cadre du bilan de fin de saison des Islanders. C’était de l’inconnu pour moi. J’ai obtenu le soutien de Lou [Lamoriello] et les joueurs ont accepté le défi que je leur ai proposé.»

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

«J’ai appris beaucoup et je leur en suis très reconnaissant, a-t-il ajouté. Je suis certain que ça fera de mes adjoints et moi des entraîneurs mieux préparés.»

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Là, où l’entraîneur originaire de Québec soutient avoir éprouvé des ennuis, c’est au niveau des entraînements. Il a trouvé difficile de tenter d’amener des changements à un moment de l’année où les entraînements ne seront pratiquement plus que des entraînements matinaux.

La dureté du mental

Néanmoins, le message de Roy a passé. Surtout du point de vue mental. L’ancien gardien de but du Canadien s’est assuré de renforcer la matière grise de ses ouailles en martelant qu’il fallait croire en ses moyens et demeurer positif. Même lorsqu’on accuse un déficit de quelques buts.

Les succès en fin de saison et la résilience démontrée dans la série face aux Hurricanes ont démontré que les troupiers de Roy ont fait du progrès sur ce plan.

«Il nous a vraiment aidés à retrouver notre identité, a mentionné Jean-Gabriel Pageau, toujours aux collègues de la Grosse Pomme. Il nous a amenés à croire qu’on avait une bonne équipe, qu’on pouvait avoir confiance en nous et qu’on méritait d’être là [en séries éliminatoires] si on y mettait les efforts.»

«Tout ça, ça nous a amenés à connaître la poussée qui nous a permis de nous qualifier pour les séries éliminatoires», a poursuivi le Gatinois.

Avec Roy en poste dès le début de la campagne, les Islanders amorceront peut-être la saison en même temps que tout le monde.

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