Bilan de fin de saison de la NFL: les honneurs individuels

Stéphane Cadorette
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La saison est terminée et le 9 février, à quelques jours du Super Bowl, les honneurs individuels seront dévoilés par la NFL. De nombreux joueurs et entraîneurs se sont illustrés et Le Journal y va de ses choix personnels.
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Joueur le plus utile
PATRICK MAHOMES
Quart-arrière (Chiefs)

Patrick Mahomes devrait remporter l’honneur individuel ultime par une assez bonne marge. Il a dominé ses pairs de manière confortable sur le plan statistique au niveau des verges (5250) et des passes de touchés (41) en plus d’être deuxième pour le nombre de verges gagnées par tentative de passe (8,1). Va pour les chiffres, mais de surcroît, il a dû composer avec un tout nouveau groupe de receveurs. Cinq des 10 meilleurs receveurs de l’équipe en matière de passes captées n’étaient pas avec les Chiefs la saison dernière. C’est un énorme réajustement et c’est tout à l’honneur de Mahomes d’avoir trimé dur avec ses nouvelles cibles durant la saison morte.
MENTIONS HONORABLES :
- Josh Allen (quart-arrière, Bills) : Allen demeure l’homme-orchestre de l’attaque des Bills, avec 35 passes de touchés en plus de 762 verges au sol et 7 autres touchés. Cet honneur va finir par lui revenir.
- Joe Burrow (quart-arrière, Bengals) : Le pivot des Bengals a fait fi d’un calendrier très ardu (7 matchs impliquant des clubs gagnants) et a lancé 35 passes de touchés.
- Jalen Hurts (quart-arrière, Eagles) : Jalen Hurts semblait pratiquement nez à nez dans la course avec Mahomes, mais sa blessure a nui. Un seul bémol, malgré tout son apport, il ne compte que 22 passes de touchés.
Joueur offensif
JUSTIN JEFFERSON
Receveur (Vikings)

La lutte s’annonce serrée entre Jefferson et Tyreek Hill, à moins bien sûr que ceux qui votent préfèrent un quart-arrière. Jefferson devance de peu Hill dans la colonne des réceptions (128 contre 119), des verges (1809 contre 1710), des touchés (8 contre 7) et des gros jeux de 20 verges et plus (28 contre 25). Hill est aussi méritant que Jefferson parce qu’il a littéralement transformé l’attaque stagnante des Dolphins. À la défense de Jefferson, toutefois, il reçoit toute l’attention adverse puisqu’Adam Thielen a ralenti, tandis que Hill bénéficie de la présence de Jaylen Waddle.
MENTIONS HONORABLES :
- Tyreek Hill (receveur, Dolphins) : S’il est désigné joueur offensif par excellence, il n’y aura rien à redire. Les arguments en faveur de Hill sont aussi bons.
- Josh Jacobs (porteur, Raiders) : Jacobs a été le champion porteur avec 1653 verges au sol. Il a aussi brillé par les airs avec 53 réceptions pour 400 verges.
- Travis Kelce (ailier rapproché, Chiefs) : Il est le roc de l’attaque des Chiefs avec 110 attrapés, 1338 verges et 12 touchés. Il est tellement constant qu’il est facile d’oublier à quel point il est bon.
Joueur défensif
NICK BOSA
Ailier défensif (49ers)

La course a longtemps été serrée entre Nick Bosa et Micah Parsons, mais à nos yeux, Bosa doit être couronné. Plusieurs pointeront en direction de ses 18,5 sacs du quart, un sommet dans la ligue même s’il a raté un match. Il y a bien plus, puisqu’il a aussi dominé ses pairs avec 90 pressions sur les quarts adverses. Il a atteint les quarts adverses à 48 reprises, soit 15 fois de plus que quiconque. Bosa est la force dominante de la meilleure défense du circuit. Selon Pro Football Focus, il a battu son bloqueur sur 24,8 % des jeux.
MENTIONS HONORABLES :
- Micah Parsons (secondeur, Cowboys) : Démoniaque en début de campagne, Parsons a quelque peu ralenti par la suite avec 1,5 sac à ses six derniers matchs. Il demeure un joueur exceptionnel.
- Myles Garrett (ailier défensif, Browns) : Garrett termine la campagne avec 16 sacs, même s’il est peu appuyé sur le front des Browns. On a hâte de le voir en vrai tandem de chasseurs de quarts.
- Chris Jones (plaqueur, Chiefs) : Jones est toujours le cœur de la défense des Chiefs et a terminé sa saison avec 13,5 sacs à ses 12 derniers matchs. Ça promet en séries !
Retour de l’année
GENO SMITH
Quart-arrière (Seahawks)

C’est un choix plutôt déchirant dans cette catégorie puisque Saquon Barkley a été instrumental aux succès des Giants. Certains diront que Geno Smith, n’est pas revenu d’une blessure, mais il a fait encore mieux, il est revenu d’entre les morts ! Le quart-arrière des Seahawks devait en théorie remplir un trou temporairement et il a déjoué les attentes au point où il devrait être convoité sur le marché des agents libres. Smith a complété 69,8 % de ses passes, un sommet chez les quarts-arrières partants. Ses 30 passes de touchés sont un total ahurissant pour un joueur qui n’avait pas été partant pour la majeure partie d’une saison depuis 2014.
MENTIONS HONORABLES :
- Saquon Barkley (porteur, Giants) : Barkley a terminé quatrième pour les verges au sol avec 1312, après avoir été ralenti par les blessures à ses deux dernières saisons.
- Christian McCaffrey (porteur, 49ers) : Après deux saisons gâchées par les blessures, McCaffrey a rebondi avec 1880 verges au total (course et réceptions) et 13 touchés.
- Travis Etienne (porteur, Jaguars) : Etienne avait été oublié après sa saison recrue perdue en raison d’une blessure au pied. Il a pris le contrôle du champ-arrière avec 1125 verges au sol.
Recrue offensive
GARRETT WILSON
Receveur (Jets)

Encore un débat musclé à prévoir ! Le porteur Kenneth Walker III serait un choix tout à fait logique sur le plan statistique. Ici, le choix se porte sur Wilson parce qu’il a excellé avec 83 réceptions pour 1103 verges et quatre touchés, malgré le fait que toute la saison, le jeu des quarts-arrières a été plus que déficient chez les Jets. Pour présenter de telles statistiques à sa première année en dépit des Zach Wilson, Mike White et Joe Flacco de ce monde, il faut que Wilson possède un talent assez extraordinaire. Cela dit, Walker a de fortes chances d’être l’élu et ce serait aussi un excellent choix.
MENTIONS HONORABLES :
- Kenneth Walker III (porteur, Seahawks) : Quand un porteur gagne 1050 verges au sol et 165 par la passe en amorçant seulement neuf matchs, il mérite les accolades.
- Chris Olave (receveur, Saints) : Ancien coéquipier de Garrett Wilson à Ohio State, Chris Olave a brillé lui aussi chez les Saints avec 1042 verges sur 72 réceptions.
- Dameon Pierce (porteur, Texans) : Même s’il a raté trois matchs, Pierce a terminé avec 939 verges au sol et a brisé des tonnes de plaqués. Son style possédé a de quoi plaire.
Recrue défensive
SAUCE GARDNER
Demi de coin (Jets)

Un doublé est possible chez les Jets pour ce qui est des recrues. Si c’est un coup de dés sur le plan offensif, on peut affirmer avec quasi-certitude que Sauce Gardner sera l’élu sur le plan défensif. Le demi de coin s’est hissé parmi les meilleurs du circuit, pas seulement chez les recrues. Aucun demi de coin n’a fait mieux que ses 14 passes rabattues. Les receveurs qu’il a couverts ont été ciblés 73 fois et il n’a concédé que 33 passes. Un seul touché a été inscrit contre lui. Les Jets sont passés de 30e rang contre la passe l’an dernier au troisième cette saison. C’est spectaculaire comme bond.
MENTIONS HONORABLES :
- Aidan Hutchinson (ailier défensif, Lions) : Avec 9,5 sacs et trois interceptions, Hutchinson a largement répondu aux attentes. Le tandem avec l’autre recrue James Houston en impose.
- Tariq Woolen (demi de coin, Seahawks) : Woolen a terminé la saison avec six interceptions et trois échappés recouvrés. Une machine à gros jeux!
- Jalen Pitre (maraudeur, Texans) : Avec 147 plaqués et cinq interceptions, Jalen Pitre s’annonce comme l’une des belles fondations du futur des Texans.
Entraîneur de l’année
BRIAN DABOLL
(Giants)

C’est la catégorie où ça fait le plus mal au cœur de choisir. Il y a tellement de bons candidats cette année ! Même des Nick Sirianni (Eagles), Mike Tomlin (Steelers), Pete Carroll (Seahawks) ou Kevin O’Connell (Vikings) pourraient figurer, dans le pire des cas, parmi les mentions honorables. Daboll s’est amené au sein d’un club perdant depuis 2017, dans la pression énorme du marché de New York. Des joueurs comme Daniel Jones et Saquon Barkley ont enfin connu leur véritable essor sous sa gouverne. Dans une division forte qui envoie trois clubs en séries, les Giants se sont bien battus.
MENTIONS HONORABLES :
- Doug Pederson (Jaguars) : Après la débâcle Urban Meyer l’an passé, Doug Pederson a énormément de mérite. L’attaque est passée du 32e au 10e rang en points marqués.
- Kyle Shanahan (49ers) : Shanahan a dû composer avec trois quarts-arrières différents et son équipe a navigué dans la tempête sans problème. Il doit faire quelque chose de bien.
- Sean McDermott (Bills) : Pourquoi McDermott plus qu’un autre ? Parce que les Bills ont navigué à travers un match déplacé, des blessures importantes et l’incident Damar Hamlin sans jamais broncher. Un vrai leader !
Les belles surprises
- JAGUARS | Les Jaguars sont passés de trois à neuf victoires en un an. Que celui qui les voyait champions de division se lève et parle ! C’est l’écho du néant que l’on entend dans la salle.
- GIANTS | C’était une année d’évaluation pour les Giants à plusieurs positions et les résultats ont été probants. Ce n’est pas l’équipe la plus forte du lot en séries, mais elle y est quand même.
- SEAHAWKS | Avant la saison, les Seahawks faisaient partie des favoris pour l’obtention du premier choix au total tellement ils étaient peu considérés. La reconstruction a été extrêmement rapide.
- LIONS | Quand les Lions affichaient un dossier d’une victoire et six revers, tout indiquait qu’ils étaient les mêmes bons vieux Lions. Ils ont pourtant terminé avec une fiche positive et ils sont spectaculaires offensivement.
- STEELERS | Chapeau aux Steelers pour leur éternelle résilience. Personne ne donnait cher de leur peau à 2-6 et ils se sont battus jusqu’au bout pour une place en séries. Ce n’est que partie remise.
Les grandes déceptions
- RAMS | Jamais une équipe avant les Rams n’avait terminé avec une si mauvaise fiche (5-12) l’année suivant une conquête du Super Bowl. Plusieurs les voyaient répéter et les blessures les ont coulés.
- BRONCOS | Depuis plusieurs années, la croyance populaire était que les Broncos n’étaient qu’à un quart-arrière de rivaliser avec les meilleurs. L’arrivée de Russell Wilson a été un flop monumental.
- PACKERS | Malgré ses petites vacheries aux dépens des Lions, Aaron Rodgers n’a pas eu le dessus contre eux. Les Packers ont remonté en fin de saison, mais trop peu trop tard.
- TITANS | Le retour de Derrick Henry en santé laissait entrevoir les plus beaux espoirs, mais la saison a été une déception sur toute la ligne avec une longue série de défaites et un directeur général congédié.
- COLTS | Certains voyaient les Colts champions de division, d’autres les voyaient au moins en compétition pour le titre. Ils n’ont jamais été dans le coup et ont été la pire équipe de la dernière étape.