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Pascal Bérubé déplore la fermeture des soins intensifs de Matane

Agence QMI

2021-07-11T17:08:33Z

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Le manque de personnel à l’Hôpital de Matane a entraîné la fermeture de l’unité des soins intensifs jusqu’à la fin de l’été.

C'est une décision qui devrait être infirmée, selon Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia pour le Parti québécois (PQ).

«Imaginez, on a fermé les trois lits de soins intensifs pour deux mois, et ça s’ajoute aux fermetures intermittentes de l’obstétrique», a-t-il dit.

M. Bérubé a fait une demande officielle au ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, pour qu’il puisse se rendre à Matane constater l’importance de l’enjeu, rassurer la population et trouver des solutions.

«Il y a quelques jours, le Dr Antoine Séguin, qui est le chef des urgences de l’Hôpital de Matane, a écrit au ministre, a noté M. Bérubé. Il lui a dit deux choses: d’abord, il n’a jamais été consulté pour cette décision si importante, mais il y a des solutions, et on pourrait les appliquer dans les prochains jours pour mettre fin à la fermeture des soins intensifs. Au lieu de fermer trois lits, on pourrait n’en fermer qu’un seul.»

Le ministre de la Santé a répondu à son homologue du PQ sur Twitter en assurant, dans son message, que le personnel sur le terrain lui parle «des enjeux et des solutions».

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«Je les écoute et j’agis. Je suis très préoccupé par la fermeture des SI à Matane, comme ailleurs au Québec. J’en parle avec la PDG. En mode solutions, sans toutefois compromettre les vacances [du personnel de la santé]», a poursuivi le ministre Dubé, lequel a déjà attribué les fermetures d’urgences d’autres hôpitaux à la période des vacances.

Cette réponse a laissé sur sa faim le député péquiste. «Il est en mode réseaux sociaux. Un tweet pour répondre à une situation aussi préoccupante...», s’est désolé Pascal Bérubé.

«Il y a 730 lits fermés dans 37 hôpitaux au Québec, et ça touche Matane de façon plus pointue avec les soins intensifs. Bien sûr, le personnel a besoin de vacances et de congé de maternité, de maladie, mais là, quand le Dr Séguin indique que si on avait été consultés, on aurait pris une décision différente et on aurait maintenu les soins d’urgence...», a-t-il poursuivi.

M. Bérubé déplore que, dans sa région, plusieurs mamans doivent accoucher à 100 km de chez eux, ce qui est inacceptable, selon lui.

«Il y a des enjeux de santé quotidiens, et je vais faire tout ce qui est possible, parce qu’on ne vivra pas deux mois sans soins intensifs à l’Hôpital de Matane», a promis le député.

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