Berthierville se rappelle le passage de Guy Lafleur
Molly Beland
Partager
Le «Démon blond» aura aussi laissé sa marque à Lanaudière, où il a construit le restaurant Mikes de Berthierville en 2002.
Il est resté propriétaire du restaurant pendant cinq ans avant de le vendre en 2007.
- À voir aussi: Les Remparts rendent un touchant hommage à Guy Lafleur
- À lire aussi: Patrick Roy ébranlé par le décès d'un «vrai»
Autrefois appelé «Mikes Signature», ce restaurant était un arrêt incontournable. Des familles faisaient des détours pour venir y manger en espérant se faire accueillir par le joueur de hockey.
Aujourd'hui, sa présence dans le restaurant est encore bien gravée dans la mémoire des employés qui l'ont fréquenté.
«J'ai eu vraiment la chance de lui parler, de le connaître et il était tellement gentil. Un homme saint d'esprit, un homme zen. Ce que les gens aimaient vraiment de lui, c'est qu'il était très humain, très proche des gens. Il ne se gênait pas pour venir aider au bar. Il faisait ce qu'il fallait pour aider les serveurs», a raconté Jessica Ferguson, une serveuse du restaurant Mikes de Berthierville.
Homme généreux
Tous se souviennent de lui comme étant un homme généreux. Certains employés se rappellent même avoir reçu des billets pour aller voir les Canadiens.
«M. Lafleur, c'était un être humain aussi grand que le joueur de hockey qu'il a été. Un homme très généreux, exceptionnel», a souligné Nancy Desjardins, une serveuse qui a travaillé pour M. Lafleur durant ses cinq années à la tête du restaurant.
Il n'était pas rare que Guy Lafleur passe du temps derrière le bar de l'établissement seulement pour discuter avec des clients.
Deux d'entre eux rencontrés par TVA Nouvelles ont raconté avoir discuté de longues minutes avec lui au comptoir du bar et ont souligné sa gentillesse.
Toujours accessible
Malgré sa grandeur, il restait accessible. Il avait toujours du temps pour signer des autographes ou prendre des photos avec les clients.
«Le restaurant était devenu une attraction. Les gens étaient un petit peu déçus quand, rarement, il était ailleurs», a affirmé le directeur général du Musée Gilles Villeneuve, Alain Belhumeur.
Pour lui, les souvenirs qui concernent Guy Lafleur sont tout aussi positifs. Il a passé beaucoup de temps au restaurant, comme son musée est à proximité.
«Quand je suis rentré dans le restaurant, il n'y avait personne, sauf Guy Lafleur. Il a dit : ''viens t'asseoir'' et on a passé tout le souper ensemble à se raconter des anecdotes sur Gilles Villeneuve», a ajouté M. Belhumeur.
Guy Lafleur a aussi souvent fréquenté l'aréna de la ville.
«Moi, dans mes premières années de concentration hockey, il est venu nous donner un coup à l'occasion et aussi, il nous a permis de faire voir aux jeunes c'est quoi avoir évolué dans la Ligue nationale de hockey.
«Dans les tournois, il venait regarder un peu les matchs. Il s'impliquait beaucoup de ce côté-là», a indiqué un enseignant à l'école secondaire Pierre-de-Lestage du profil hockey, Harold Lévesque.
Il aura su inspirer les jeunes joueurs de Berthierville, mais aussi, des milliers d'autres hockeyeurs au Québec.