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Bernard Barré parmi les immortels de la boxe

Bernard Barré, qui est au coeur de GYM depuis 2004, a longtemps contribué à l'essor de la boxe amateur auparavant, au point d'être intronisé au Temple de la renommée de Boxe Canada.
Bernard Barré, qui est au coeur de GYM depuis 2004, a longtemps contribué à l'essor de la boxe amateur auparavant, au point d'être intronisé au Temple de la renommée de Boxe Canada. Joël Lemay / Agence QMI
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-06-02T19:00:00Z

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Dans le petit monde de la boxe, plusieurs qualifient Bernard Barré de véritable encyclopédie. C’est bien plus qu’une simple forme de flatterie, puisque le vice-président opérations et recrutement de GYM, qui possède aussi une longue feuille de route comme entraîneur, a été intronisé samedi au Temple de la renommée de Boxe Canada.

Barré s’est retrouvé parmi les immortels en compagnie du regretté boxeur Donato Paduano, décédé en novembre 2024, lors d’une cérémonie au PEPS de l’Université Laval.

Depuis 2004, Barré s’est fait remarquer pour son travail comme vice-président aux opérations et au recrutement de GYM, mais c’est avant tout pour sa longue carrière d’entraîneur que Boxe Canada l’a reconnu.

En 1992, il était devenu le tout premier Québécois, tous sports confondus, à obtenir le niveau 5 du programme national de certification des entraîneurs. Depuis, seulement deux autres Québécois peuvent en dire autant dans le monde de la boxe.

Barré a par ailleurs œuvré pendant 24 ans à la Fédération québécoise de boxe olympique comme directeur de stages.

« Je n’aurais sincèrement pas pensé que ça m’arriverait un jour », a réagi Barré au sujet de son intronisation, avant d’en rajouter avec le style coloré qui lui est propre.

« Admettons que je meurs demain... Bon, ce n’est pas parti pour ça, de toute façon, je n’ai pas le temps ! Mais si vraiment je meurs, je me dis que je vais avoir laissé une trace. Avec cette reconnaissance, mon nom est gravé et pour moi, c’est une fierté. »

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Bernard Barré (quatrième à partir de la gauche) a été immortalisé en présence du maître de cérémonie Russ Anber, ainsi que de la famille du regretté boxeur Donato Paduano, qui a, lui aussi, été intronisé.
Bernard Barré (quatrième à partir de la gauche) a été immortalisé en présence du maître de cérémonie Russ Anber, ainsi que de la famille du regretté boxeur Donato Paduano, qui a, lui aussi, été intronisé. PHOTO FOURNIE PAR BERNARD BARRÉ

Un grand coup

En abordant mille et une anecdotes, Barré a rappelé que la boxe olympique existe depuis plus de 100 ans et qu’il fait partie d’un groupe sélect de 17 Québécois au Temple de la renommée de Boxe Canada.

« Pour moi, c’est un gros wow ! C’est une belle reconnaissance pour le millage que j’ai fait », a-t-il concédé, même s’il précise qu’« on n’est jamais dans la boxe pour la reconnaissance ».

Barré considère que son plus gros coup est d’avoir obtenu son niveau 5 à titre d’entraîneur, ce qui a nécessité d’innombrables heures de formation aux quatre coins du Canada.

« Je n’ai pas eu de grands techniciens qui m’ont entraîné quand je boxais. Je voulais que mes boxeurs soient meilleurs. Dans la boxe, la réputation, c’était qu’on était des tout croches qui se tapent dessus et qui ne vont pas à l’école longtemps », a-t-il rappelé.

Débuts modestes

Voilà un point d’exclamation pas mal du tout pour celui qui est parti d’absolument rien pour fonder le club de boxe de Saint-Hyacinthe, en 1979, avant de devenir entraîneur-chef des équipes du Québec et entraîneur adjoint des équipes canadiennes.

« Je me rappelle encore que j’étais allé acheter des gants de boxe au Canadian Tire. Je n’avais pas les moyens de faire plus. Ma paire de culottes Everlast dans laquelle je me battais, je pense qu’elle a servi pour les 75 premiers combats des boxeurs de mon club ! » rigole-t-il plus de 45 ans plus tard.

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