Benoit Robert s’estime «l’être humain le plus chanceux de la planète» après avoir été sauvé par son fils
Pour survivre à une leucémie chronique, Benoit Robert avait pour seule option de tenter un traitement novateur à propos duquel seulement un patient sur quatre avait été sauvé


Jean-Nicolas Blanchet
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LOS ANGELES | Pour survivre à la maladie, Benoit Robert avait pour seule option de tenter un traitement novateur à propos duquel seulement un patient sur quatre avait été sauvé.
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On est en septembre 2020. Il commence à se sentir très fatigué, à chercher son souffle. Il se met à avoir du mal à monter les escaliers.
Quelques tests médicaux démontrent que sa moelle osseuse ne produit plus assez de globules rouges pour donner de l’oxygène à son corps. Des tests plus poussés confirment le pire: il reçoit le diagnostic d’une leucémie chronique.
«Si je ne faisais rien, j’avais 18 mois à vivre», m’indique-t-il.
Il fallait donc lui trouver un donneur de moelle osseuse compatible.
«Partout sur la planète, personne n’avait un match avec moi», poursuit-il. Ses chances de survie devenaient minimes.
Son héros
Mais un centre hospitalier de Los Angeles lui a proposé une nouvelle méthode qui consistait à trouver un donneur à moitié compatible.
«Sur quatre patients, ils en avaient perdu trois», de continuer M. Robert. Mais le protocole avait été changé, ce qui lui permettait d’avoir plus d’espoir.
Benoit Robert cogne le bois de sa table de salon. «Ç’a fonctionné. Et je suis l’être humain le plus chanceux de la planète. C’est quelque chose de voir ton fils te sauver la vie. C’est mon héros», lance-t-il, la voix tremblotante.
Début décembre, si ses taux sanguins sont normaux, comme ils l’ont été durant les derniers mois, ça voudra dire, et il le dit «avec prudence», qu’il aura passé au travers.
«C’est un miracle. J’aime tellement la vie, ma famille, mes amis. Je ne veux pas partir du party», renchérit-il, avec encore de l’émotion. Disons que ça venait me chercher aussi. J’avais passé la journée avec lui à parler de tout et de rien, en m’obstinant avec lui, en m’amusant, en apprenant à le connaître sans mesurer à quel point cette rencontre aurait bien pu ne jamais avoir lieu.
Une seule chose importe dans la vie
C’est évident. Il n’est plus le même depuis. Il vit encore avec quelques conséquences de sa maladie. Il a moins d’énergie. Il doit se convaincre de ralentir. Il frappe encore très loin au golf, par contre. Mais bref, il est là.
«Le matin, je me lève et je remercie la vie. Le soir, même chose. Tu sais, dans la vie, on prend parfois tout pour acquis. Tu penses que tu as 1000 problèmes. Tu stresses sur certaines choses. Moi, j’étais le poster boy de ça», relate-t-il.
«Mais quand tu te retrouves dans un lit d’hôpital et tu ne sais pas si tu pourras en sortir, tu réalises qu’il y a juste un problème dans la vie», de dire M. Robert.