Ben Chiarot n’a pas envisagé un retour à Montréal au cours de l’été
Le défenseur Ben Chiarot entame une nouvelle aventure aux côtés du jeune Moritz Seider au Michigan


Jean-François Chaumont
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DETROIT | À Montréal, Ben Chiarot a connu ses plus beaux jours avec Shea Weber comme partenaire à la ligne bleue. Pour ses premiers pas avec les Red Wings, il aura un défenseur beaucoup plus jeune à ses côtés en Moritz Seider, plus récent gagnant du trophée Calder.
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« Seider n’est pas mauvais, a dit jeudi Chiarot en riant. Il est un jeune défenseur excitant. C’est facile de jouer avec lui, je peux lire rapidement ses intentions. J’ai déjà bâti une complicité avec “Mo” durant le camp, mais nous voudrons l’approfondir encore plus pendant la saison. J’aurai du plaisir à jouer avec lui au cours des prochaines années. »
À la veille de ses débuts dans l’uniforme des Wings, l’Ontarien de 31 ans avait un large sourire. On le sentait réellement heureux de renouer avec un trio de journalistes montréalais. Avant de répondre aux questions, il a pris des nouvelles de son ancienne équipe, précisant qu’il avait regardé attentivement la victoire de 4 à 3 du Canadien contre les Maple Leafs de Toronto.
« Je suis fébrile, c’est le début d’un nouveau chapitre dans ma carrière, a raconté le colosse défenseur à sa sortie d’un entraînement au Balfour Arena. Je me retrouve avec une formation excitante, une équipe qui veut grimper au classement. Je jouerai aussi pour Steve Yzerman [le directeur général], il veut construire une équipe gagnante. C’est un bon moment pour me retrouver à Detroit, le futur est prometteur. »
« Difficile de dire non à Yzerman »
Après un court séjour avec les Panthers de la Floride, Chiarot a profité de son statut de joueur autonome sans compensation pour parapher un contrat de quatre ans et 19 millions $ (4,75 M$ en moyenne) avec la formation du Michigan.
Si l’argent et la durée du pacte représentaient deux arguments massifs, la notoriété du DG a aussi pesé dans la balance.
« Oui, c’est difficile de dire non à Yzerman, a-t-il répliqué. J’ai grandi dans les années 1990 et Yzerman était une vedette. On le comparerait aujourd’hui à un Nathan MacKinnon ou Sidney Crosby. Quand tu reçois un appel de lui et qu’il te veut au sein de son équipe, c’est assez cool. Il est une bonne ressource pour le club, il a traversé plusieurs épreuves. »

Un plan connu
Échangé par Kent Hughes, DG du CH, aux Panthers contre un choix de premier tour en 2023, un de quatrième tour en 2022 (Cédrick Guindon) et Ty Smilanic, un attaquant de 20 ans, Chiarot avait déjà évoqué la possibilité d’un retour à Montréal. Mais il n’y a finalement jamais eu de discussions sérieuses pour rentrer au bercail.
« On a parlé au dernier camp d’entraînement [2021] avec [Marc] Bergevin [l’ex-DG du Tricolore]. L’équipe avait fait quelques offres, mais on ne s’est pas entendus, a-t-il précisé. La saison a commencé et ça a vite déraillé, donc ça devenait clair que je partirais. Il n’y a rien eu d’autre cet été. »
Chez les Wings, Derek Lalonde se réjouissait de l’arrivée d’un vétéran comme lui.
« Ben est une acquisition importante pour notre équipe, a noté le nouvel entraîneur-chef. Il apportera des éléments importants pour la culture que nous voulons bâtir. Il ne veut pas voir la rondelle entrer dans son filet, il joue avec une grande intensité et il a de l’expérience des séries. Il a aussi de meilleurs pieds que je croyais. Il aidera grandement notre jeu défensif. »
Heureux pour Xhekaj
Originaire de Hamilton en Ontario, Chiarot avait glissé de bons mots à Bergevin au sujet d’un autre arrière né dans la ville des Tiger-Cats dans la LCF. Il croit réellement au potentiel d’Arber Xhekaj.
« Arber représente une formidable histoire. Il n’a pas eu la chance de se faire repêcher dans aucune ligue et il fait maintenant le saut directement des rangs juniors à la LNH. Tu peux voir ses outils, il est gros, il patine et il est solide comme le fer. Il sera bon longtemps à Montréal. »
« Il est venu me voir au camp l’an passé pour me dire qu’il était un ancien de Bishop Ryan, mon école secondaire de Hamilton. On a donc eu ce lien en partant. Je l’ai regardé de plus près au camp. J’avais parlé de lui à “Berg” [Bergevin], à “Mell” [Scott Mellanby, ex-adjoint au DG]. Je leur ai dit : “ce jeune-là sera bon”. Il est retourné dans le junior et a connu du succès. »