Belle personne et bon joueur pour pas cher

Marc de Foy
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La rapidité avec laquelle le Canadien a accordé une prolongation de contrat à Alexandre Texier est aussi surprenante que la démission inattendue de François Legault.
Ce genre de situation est plutôt rare. On parle d’un joueur qui, il y a moins de deux mois, a été largué comme une vieille chaussette pleine de trous par les Blues de St. Louis.
Le Tricolore n’avait rien à perdre en faisant son acquisition. Il lui a offert un contrat au prorata d’un million pour terminer la saison, mais on se serait attendu qu’il attende la fin de la campagne pour évaluer son statut.
Cela dit, ce n’est pas un désaveu à l’endroit de Texier, au contraire. L’attaquant d’origine française a fait plus de ce qu’on attendait de lui depuis son arrivée à Montréal. Il s’est faufilé jusqu’au poste d’ailier droit du premier trio, à la place de Zachary Bolduc.
Ce n’est pas rien.
De plus, le Canadien et Montréal sont pour ainsi dire un naturel pour lui.
Que demander de mieux?
Damphousse gagnait le même salaire
Texier restera-t-il au sein du premier trio?
Tout le monde semble croire que c’est qu’une passade et qu’il retournera à des standards appropriés pour un joueur de son calibre. Mais s’il réussit à demeurer au côté de Nick Suzuki et de Cole Caufield, Kent Hughes pourra dire qu’il a réalisé une sacrée aubaine.
Imaginez, 2,5 millions par année pour un joueur de premier trio!
C’est ce que Vincent Damphousse gagnait quand il a signé son premier gros contrat avec le Canadien après avoir connu une saison de 40 buts en 1993-1994. La saison précédente, il avait aidé le Tricolore à remporter ce qui est sa dernière coupe Stanley à ce jour. Il avait totalisé 97 points, un sommet en carrière, ce qui incluait 39 buts.
On est ailleurs aujourd’hui.
Couteau suisse
Le temps dira quelle sorte de joueur Texier sera exactement pour le Canadien. En ce qui me concerne, je le vois comme une émule de Paul Byron avec un plus gros gabarit et plus d’habiletés.
Un couteau suisse capable de servir à plusieurs tâches.
Toute formation veut ce type de joueur.
On ne peut que se réjouir pour Texier. Il a trimé dur pour se faire une place au soleil.
À lui de continuer.
Pas de panique avec Bolduc
Parlons de Bolduc maintenant.
Il y a une marge entre s’attendre à beaucoup d’un joueur et s’attendre à trop.
Dans le cas de l’attaquant québécois, les attentes étaient très élevées à Montréal au moment de son acquisition des Blues en retour de Logan Mailloux.
Peut-être trop, peut-être trop vite.
Je n’ai aucune raison de douter du portrait positif que mon cher collègue Jean-Nicolas Blanchet trace de Bolduc. Il l’a vu s’épanouir au niveau junior avec les Remparts de Québec. Il le connaît bien.
Or, il y a lieu de se poser des questions quand une équipe échange un choix de premier tour à seulement 22 ans.
Pourquoi les Blues ont-ils échangé Bolduc après qu’il eut été l’un de leurs meilleurs joueurs en deuxième moitié de saison, l’an dernier?
L’auraient-ils laissé partir s’ils l’avaient cru aussi bon?
Ces questions sont d’autant intrigantes que Mailloux n’avait encore rien démontré laissant croire qu’il était prêt pour jouer à Montréal, mais bon.
Gardons confiance.
Comme le dit l’ami Jean-Nic, ne faisons pas de Bolduc un souffre-douleur comme cela s’est vu trop souvent dans l’univers du Canadien avec des joueurs de chez nous.
Donnons-lui du temps. Il n’est pas en voie de perdition.
Aucune cause n’est désespérée avec Martin St-Louis. On sait ce qu’il peut faire avec des joueurs qui sont dans une impasse.