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Belal Muhammad lutte pour sa survie

Photo portrait de Benoit Beaudoin

Benoit Beaudoin

2026-06-04T12:00:00Z

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Il ne joue peut-être pas son emploi à l’UFC, mais on peut quand même affirmer qu’une défaite ferait extrêmement mal à Belal Muhammad, ce samedi. Le cas de l’ancien champion des mi-moyens est une autre preuve que les arts martiaux mixtes sont sans pitié et que la chute est parfois brutale pour ceux qui ont atteint les plus hauts sommets. 

Petit récapitulatif : il y a un peu plus d’un an, Muhammad était le champion incontesté des mi-moyens et la tête d’affiche de l’UFC 315 présenté à Montréal. Ce soir-là, l’Américain baissait toutefois pavillon devant Jack Della Maddalena dans un combat d’une rare intensité.

Six mois plus tard, Muhammad s’inclinait de nouveau par décision contre Ian Machado Garry. Celui qui a été imbattable entre 2019 et 2024 (avec une fiche de 10-0 et un non-lieu), se retrouve donc aujourd’hui sur une séquence de deux revers et doit défendre son cinquième rang au classement contre l’espoir de premier plan, Gabriel Bonfim, classé 11e.

« Chaque combat que vous disputez est le plus important de votre vie », affirme Muhammad lorsqu’on lui demande si le duel de samedi revêt une importance particulière.

« Je vois chaque combat comme le Super Bowl, comme la Coupe du monde. Donc ce combat-ci, c’est mon Super Bowl, ma Coupe du monde, ma finale de la NBA. Je dois simplement aller là-bas et gagner. »

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Même s’il refuse d’en parler ouvertement, on peut présumer que le vétéran de 37 ans est bien conscient qu’une défaite l’éloignerait, peut-être à tout jamais, d’une autre chance au titre. C’est pourquoi il explique avoir réellement fait ses devoirs pour éviter de s’enliser encore plus.

« Je pense que quand on gagne, on devient trop à l’aise. Quand on perd, on se demande véritablement ce qu’il faut corriger », estime Muhammad.

« Il faut vraiment regarder les choses en face, s’asseoir et analyser. J’ai la meilleure équipe du monde. Nous avons tous les yeux là-dessus et je pense que nous sommes au bon endroit. Nous sommes exactement là où il faut pour ce week-end. »

Samedi, Muhammad tentera de stopper l’ascension de Bonfim, un Brésilien de 28 ans présentant un dossier de 19 gains contre un seul revers.

« Quand on est jeune, affamé et sur une bonne séquence, on est dangereux. On veut atteindre le sommet ! Il voit clairement ce combat comme une énorme opportunité », explique l’ancien champion

« Je suis déjà passé par là, j’ai été à sa place. Donc, je comprends son état d’esprit. C’est un jeune lion affamé et je dois lui montrer que je suis encore, moi aussi, un lion affamé. »

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S’il survit ce samedi, l’Américain sait pertinemment que d’autres gros tests l’attendent avant d’obtenir une autre chance de récupérer la ceinture. Ian Garry, Carlos Prates, Michael Morales et Jack Della Maddalena, qui devancent Muhammad au classement, ont un dossier combiné de 32-4 à l’UFC.

« Ce sont tous des tueurs ! C’est excitant à voir ! [...] Je pense que tous ceux qui montent en ce moment, tous ces gars-là, sont des tueurs. Et honnêtement, je veux les affronter tous. Je veux être là-haut avec eux. Je veux voir ce qu’ils ont dans le ventre et montrer que je suis encore le meilleur au monde. »

Prix de consolation pour Brendan Allen

Le 18 octobre dernier, après avoir sèchement vaincu Reiner De Ridder, Brendan était au septième ciel. L’Américain faisait son entrée dans le top 5 des poids moyens et entrevoyait de grands combats en route vers le titre.

Huit mois plus tard, Allen revient enfin à l’action... mais contre Edmen Shahbazyan, un combattant qui n’est même pas dans le top 15.

« Je pensais affronter quelqu’un de plus imposant comme [l’ancien champion] Dricus Du Plessis », avoue Allen, à quelques jours de son retour.

« Je croyais que c’était le combat qu’on allait obtenir. Il parlait, moi aussi. À un moment donné, on m’a dit que c’était réglé, mais ensuite on m’a dit qu’il s’était blessé. »

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« Quand je ne me bats pas, je ne gagne pas d’argent. J’ai besoin d’argent. C’est la première fois que je reste inactif aussi longtemps, poursuit-il. J’ai demandé plusieurs adversaires mais rien ne s’est concrétisé. Alors, le prochain en lice qui était sur une bonne séquence et qui n’avait pas de combat, c’était Edmen. Il s’est retrouvé au bon endroit au bon moment. »

À 28 ans, Shahbazyan est en pleine résurrection. L’ancien poulain de Ronda Rousey a commencé son parcours à l’UFC avec quatre gains consécutifs. Il a toutefois perdu cinq de ses sept combats suivants et a décidé de déménager à Las Vegas afin de rejoindre l’équipe du champion actuel de la catégorie, Sean Strickland, chez Xtreme Couture. Depuis, Shahbazyan est sur une séquence de trois victoires.

« Il n’a rien à perdre et c’est ce qui le rend le plus dangereux », analyse Allen

« Les gens oublient une chose : il est proche du sommet et il a déjà figuré parmi les meilleurs. Il est jeune. Il a faim. Il est motivé. Il est entouré d’une équipe avec laquelle il est depuis quelques années maintenant, une équipe qui compte de bons éléments. Je suis certain qu’il est extrêmement motivé. »

Mais Allen approche ce duel avec une confiance inébranlable en ses moyens.

« La seule façon de perdre ce combat, c’est contre moi-même, en me sabotant mentalement. Je m’assure que ça n’arrive pas. Il s’agit simplement de rester posé, de rester concentré, de rester détendu, et c’est tout. »

Une victoire samedi, aussi convaincante soit-elle, ne permettrait probablement pas à Allen d’obtenir immédiatement un combat de championnat. Il n’en demeure pas moins qu’il rêve d’en découdre à nouveau avec Strickland, qui l’a battu par K.-O. il y a six ans.

« J’espère obtenir ce combat de nouveau, que ce soit pour la ceinture ou non, avoue Allen. J’aimerais vraiment l’affronter de nouveau, mais d’abord, je vais faire de mon mieux pour battre son coéquipier. »

Ne ratez pas l’UFC Vegas Muhammad-Bonfim, ce samedi. La carte sera présentée dans son intégralité dès 18 h 30 sur les ondes de TVA Sports 2.

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