Beck, Xhekaj et Engström doivent «trouver une façon de faire leur place dans le Canadien» – Pascal Vincent
L’entraîneur-chef du Rocket n’est pas surpris de les revoir dans sa formation de la Ligue américaine

François-David Rouleau
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Deux jours après avoir été cédés au Rocket, Owen Beck, Florian Xhekaj et Adam Engström ont participé à leur première séance d’entraînement à Laval. Bien que des décisions de l’organisation puissent être décevantes pour les joueurs et surprenantes pour les amateurs, l’entraîneur-chef Pascal Vincent n’a pas été étonné de les revoir dans sa formation pour amorcer la saison de la Ligue américaine.
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«Ils ont tous connu un bon camp d’entraînement. Mais il y a aussi la gestion dans toute décision. Je ne suis pas surpris de les ravoir. Je suis toutefois excité, car ils ont vraiment laissé leur carte de visite sur le bureau du Canadien, a signalé le pilote vétéran de 54 ans, qui n’a senti aucune déception de leur part.
«Ils savent tous à quoi s’attendre de cette nouvelle saison, a-t-il ajouté en point de presse à la Place Bell. Ils ont connu une bonne saison 2024-2025 et ils sont plus forts physiquement. Pour jouer dans la LNH, il faut se démarquer et ils doivent trouver une façon de faire leur place avec le Canadien.»

Le week-end dernier, même l’entraîneur Martin St-Louis le disait: «Ces gars-là peuvent jouer dans la LNH».
Identité limpide
Parmi ces trois joueurs, Xhekaj a véritablement fait des flammèches en raison de sa robustesse, de ses talents de pugiliste et de ses habiletés offensives.
«"Flo" a sa propre identité très claire. Il n’est pas juste physique, il est aussi capable de jouer au hockey», a expliqué Vincent à propos de celui qui a marqué 24 buts et accumulé 35 points la saison dernière.

«Ce n’est pas un gars qui manque de confiance, a-t-il ajouté. Il est rapidement devenu un pro de la Ligue américaine l’an passé. Là, il est allé au camp du Canadien. Je suis convaincu qu’il se voit comme un gars de la LNH. C’est aussi la seule façon de se rendre là comme un joueur capable de jouer là.»
À l’aile aussi
Avec ses quatre présences en matchs préparatoires, Beck a aussi montré qu’il est capable de jouer avec robustesse. «On sait qu’il possède un bon lancer et qu’il patine bien. Il doit continuer à utiliser sa vitesse pour être efficace en échec avant. Ce sera la base de sa fondation», a analysé Vincent.

Par ailleurs, à la suite de discussions avec l’état-major du Tricolore, l’entraîneur-chef a fait savoir qu’en plus de jouer au centre cette saison avec le Rocket, Beck serait utilisé à l’aile.
«Cette option donne plus de flexibilité. J’en ai déjà parlé avec Owen depuis son retour à Laval, a relaté Vincent. On va travailler les deux positions et développer son jeu d’ailier. Il aura ainsi plus d’opportunités avec ces deux rôles.»
Quant au défenseur Engström, l’instructeur poursuivra le rapide développement entamé la semaine dernière. Le Suédois en a surpris plus d’un par son efficacité et ses habiletés durant le camp du Tricolore, incluant Martin St-Louis.
Déjà en mode séries
Le Rocket amorcera la saison à Winnipeg en rendant visite au Moose du Manitoba, vendredi et dimanche.
Pascal Vincent a mis cartes sur table avec sa troupe. Défait en demi-finale le printemps dernier après avoir conservé la meilleure fiche de la Ligue américaine, le Rocket met la barre haut en visant la coupe Calder. Pour y arriver, chacun de ses hommes est programmé en mode séries éliminatoires.

«On veut établir une éthique de travail avec des habitudes de jeu qui fonctionneront durant les séries, a expliqué l’instructeur qui entame sa septième saison à titre d’entraîneur-chef dans la LAH. C’est aussi un état d’esprit qui met les joueurs en position d’urgence.
«Quand on y sera rendu, on jouera pour la coupe», a-t-il enchaîné en nommant clairement les deux objectifs de la saison.