Beck se voit comme deuxième centre


Dave Lévesque
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Même s’il a été rétrogradé au Rocket de Laval il y a quelques jours, Owen Beck est capable de s’imaginer au sein du second trio du Canadien.
«Je crois que je suis capable, a-t-il confié après l’entraînement du Rocket mardi. Je crois qu’il y a assez de bons côtés à mon jeu. J’ai des attentes élevées envers moi et ça ne veut pas dire que c’est à cette position que va s’amorcer ma carrière professionnelle, mais je crois que je peux progresser vers ça.»
Beck a joué au sein de la seconde unité quand il a été rappelé pour pallier l’absence de Kirby Dach, blessé au genou et dont la saison est terminée. Il a savouré ses minutes en compagnie de Patrik Laine et Alex Newhook.
«Ce sont deux très bons joueurs, mais c’est surtout satisfaisant d’arriver et de sentir qu’on te fait assez confiance pour te faire jouer avec ces gars-là.»
Surprise
Beck en était à son troisième séjour avec le Canadien quand il a appris, dimanche, qu’il retournait à Laval pendant que Joshua Roy allait rejoindre l’équipe à Vancouver. Il n’a pas caché sa déception, mais n’était pas pour autant abattu.
«Ça m’a surpris, a-t-il avoué. J’ai eu une conversation et on m’a dit qu’on voulait essayer quelque chose de différent. Je me sentais assez bien par rapport à mon jeu, mais il y a toujours des choses à améliorer et il n’y a pas de meilleur endroit qu’ici [Laval].»
Même s’il est heureux de son boulot au cours des six derniers matchs passés à Montréal, Beck ne se montre pas du tout complaisant, ce qui est de bon augure.
«Mes attentes envers moi-même sont toujours très élevées, mais plus élevées que je ne pourrai jamais accomplir. Je crois qu’accumuler les répétitions à ce niveau me donne de l’expérience afin de m’habituer au niveau de jeu. Évidemment, j’aurais voulu rester plus longtemps, mais je vais profiter du temps que j’ai devant moi pour peaufiner mon jeu.»
Constance
Bien qu’il n’ait 21 ans que depuis à peine un mois, Beck a une maturité qui va au-delà de son âge et c’est un énorme avantage pour lui. Il sait exactement ce qu’il doit améliorer pour faire en sorte que son prochain rappel à Montréal soit le dernier dont il ait besoin pour convaincre l’équipe de le garder dans la LNH.
«Je veux améliorer mon jeu avec la rondelle, mieux la gérer avec mon jeu physique le long des bandes et près des lignes bleues. Je veux m’assurer que l’équipe sache exactement ce qu’elle obtiendra de moi chaque soir.»
Ces allers et retours entre Laval, Montréal et Brossard ont fait de lui un joueur différent qui a progressé.
«J’ai ramené quelque chose avec moi chaque fois que j’ai été rappelé et rétrogradé, assure Beck. J’ai acquis beaucoup de connaissances en jouant à ce niveau.»
Un atout
Le Rocket de Laval occupe le premier rang de la Ligue américaine de hockey et le retour d’Owen Beck sera un atout pour l’entraîneur-chef Pascal Vincent, qui estime qu’un joueur qui est rétrogradé peut apporter de la confiance.
«Tu devrais te sentir un peu plus confiant, tu as joué dans la Ligue nationale. Il amène du leadership à sa façon en jouant rapidement, en étant physique et en étant responsable sur la glace.»
La déception s’estompe rapidement quand Beck parle des séries éliminatoires qui attendent le Rocket.
«J’ai hâte de vivre un long parcours en séries, je veux revenir et garder le train en marche et de toute façon, je m’attendais à être de retour ici pour les séries.»